Le réalisateur et producteur Ahmed Bensouda vient de conclure, à Ouagadougou, un contrat de distribution pour son long métrage "Moussem Lamchaoucha" qui sera projeté cette année dans les salles du Burkina Fasso. Le contrat de distribution a été signé avec la société de distribution burkinabé "Africa", en marge de la 22ème édition du Festival du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (26 février-5mars). Le contrat a été signé avec Africa et la distribution du film va démarrer après la 22-ème édition du Fespaco, a indiqué M. Bensouda, précisant que "c'est la première fois qu'un film marocain est distribué sur le circuit commercial en Afrique au sud du Sahara". "C'est un premier pas vers la création d'un petit circuit de distribution de films qui impliquerait, en plus du Burkina Faso et du Maroc, le Sénégal, le Mali et le Niger", a souligné le cinéaste marocain dans une déclaration à la presse locale. Lors du Fespaco, le film "Moussem Lamchaoucha" qui raconte l'histoire d'un lutteur traditionnel (Mchaouchi), a été projeté dans plusieurs salles de Ouagadougou. Le film a été particulièrement apprécié par le public du festival, la lutte traditionnelle étant très populaire dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Pour son premier long métrage, sorti en 2009, le réalisateur Bensouda réhabilite à l'écran un sport de combat très ancien au Maroc, "Lamchaoucha", une lutte traditionnelle pratiquée à l'occasion des grands moussems et des fêtes religieuses. L'histoire se déroule à Fès au 19ème siècle. Slimane (Hicham Bahloul), un jeune menuisier intègre et Saadia (Rim Chmaâou), se vouent un amour sincère et tentent de couronner leur belle histoire par le mariage, mais ils devront compter avec les ambitions du terrible Tabokh (Abdellah Ferkous), marchand de bétail et redoutable lutteur Mchaouchi. Tabokh voulant s'emparer de Saadia, Slimane n'a d'autre choix que de l'affronter sur l'arène de Lemchaoucha. Il doit d'abord passer par un long rituel d'entraînement et d'initiation aux règles et techniques de cet art martial marocain pour affronter son redoutable rival. Le Cinéma marocain a particulièrement brillé lors de la 22ème édition du Fespaco. L'Etalon d'or de Yennenga, la plus haute récompense de ce Festival panafricain du cinéma et de la télévision, a été remporté par le film "Pégasse" de Mohamed Mouftakir.