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Le film "Majid" du Marocain Nassim Abassi: suspense dans la quête d'une identité posthume
Publié dans MAP le 19 - 07 - 2011

La 14ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK), qui se déroule du 16 au 23 juillet, a été marquée par la projection du long-métrage "Majid" du réalisateur marocain Nassim Abassi qui a réussi à plus d'un titre à conférer à son oeuvre un caractère universel lors de cette somptueuse fête du 7ème art panafricain.
-ES: Ilias KHALAFI-.


Ce long-métrage, en lice pour la compétition officielle, relate l'histoire d'un enfant de dix-ans qui, à cause de situations malencontreuses, ses parents ayant péri dans un incendie alors qu'il était encore à ses premiers pas, a été contraint d'entreprendre un voyage incontournable des plus périlleux. Muni de son bâton de pèlerin, à la fois son soutien physique et moral, Majid ne plie guère l'échine: son objectif est de pouvoir connaître un jour le visage de ses parents biologiques. Afin de concrétiser ce dessein qui le tient à coeur plus que n'importe quelle autre chose dans la vie, il compte sur son ami Larbi, vendeur de cigarettes au détail.
Majid, dont le gagne-pain se limite tantôt à la vente à la sauvette de livres, tantôt en qualité de cireur de chaussures, n'a jamais perdu espoir, dans la mesure où il envisage toujours de pouvoir glaner éventuellement une photo "posthume" de ses parents chez une famille établie à Casablanca.
Il décida alors de plier bagages et de se rendre à ses risques et périls à destination de la Métropole, en compagnie de son ami Larbi à la quête du seul et unique souvenir de ses parents... si jamais il existe encore. De là, commença une aventure et un suspens que seul le long-métrage retrace avec une "construction formidable" et une habileté et sobriété éloquentes.
Interrogé sur ce qui est de nature à distinguer ce film, le réalisateur a mis l'accent sur son caractère universel, soulignant qu'il est destiné à tout le monde: adultes, enfants, familles...
D'ores et déjà Majid a pu réaliser un franc succès auprès du public marocain malgré son entrée sur scène en basse saison (fin mars), a affirmé Abassi, estimant que le public en général et les cinéphiles en particulier auront de nouveau l'opportunité de le voir ou le revoir dès novembre prochain.
Quant au professeur de l'histoire du cinéma à l'Université Cadi Ayyad, Youssef Ait Hammou, il a indiqué que le mérite de ce film réside dans le fait qu'il se situe à plusieurs niveaux: scénario, mise en scène et jeu d'acteurs.
A propos du scénario, le récit est d'une construction "formidable" avec un enchaînement logique et subtile de scènes et tant de rebondissements, outre des implants bien installés et des McGuffin bien placées, a-t-il expliqué.
Sur le plan de la mise en scène, le long-métrage se singularise par une maîtrise, une sobriété de l'image et du montage, a-t-il noté, précisant que les ellipses sont utilisées de manière qu'il a qualifiée d'"admirable" et concourent à la création d'un suspens... inédit.

Nassim Abassi, originaire de Temsamane (ouest de Nador), a vécu jusqu'à l'âge de 10 ans en Algérie. Il y fut expulsé en 1975 avec d'autres Marocains par les autorités algériennes.
Intéressé dès son jeune âge à la lecture et à la création des bandes dessinées, il découvre aussitôt qu'il y a un moyen plus efficace et plus magique pour raconter une histoire: le cinéma.
Lorsqu'il décida de poursuivre ses études à l'étranger, il opta pour le modèle cinématographique anglo-saxon et part en Angleterre, au Surrey Institute of Art and Design (SIAD). Il a vécu pendant 13 ans à Londres et il avait réalisé plusieurs court-métrages en Angleterre et au Maroc qui ont été sélectionnés dans plusieurs Festivals internationaux.
The winter sun is a lie (le soleil de l'hiver est un mensonge) est son premier long-métrage anglais qui a remporté le Prix du meilleur film au Festival international du film à New Delhi (2005).
Son deuxième long-métrage "Bila Houdoud" met en scène une femme de la région du Rif, ex-championne de karaté, qui mène un combat sans merci contre des barons de la drogue.
"Mon but est de casser les stéréotypes relatifs à l'origine, au genre et à la culture", a-t-il dit à propos de ce film, ajoutant que "la deuxième et la troisième partie est en cours de préparation et seront prochainement réalisées".
L'appétit du réalisateur demeure toujours insatiable. Il envisage de réaliser bientôt un film musical et comique. Il prévoit également de travailler sur un long-métrage avec Abderrahim Tounsi (Abderraouf), outre la réalisation de filmes historiques retraçant le parcours de certains héros marocains


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