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Meknès: l'artisanat, un métier qui résiste au temps
Publié dans MAP le 15 - 02 - 2010

L'habit traditionnel, le cachet urbanistique et le patrimoine artisanal comptent parmi les particularités culturelles du Maroc et incarnent son histoire séculaire.
En dépit du développement de la société marocaine et des mutations survenues dans le mode de vie des Marocains, le produit artisanal a su résister au temps, préserver son originalité et son authenticité et faire face à l'invasion industrielle, même si certains produits ont perdu de leur attractivité et que d'autres semblent en voie de disparition.
Meknès figure parmi les villes marocaines qui restent attachées à ce patrimoine culturel. Un attachement qui trouve son reflet dans les produits qui meublent les différentes constructions, mausolées et monuments historiques de la ville. L'attachement de Meknès à ce patrimoine puise son essence dans la richesse de l'histoire de cette cité et de ses habitants qui demeurent parmi les pionniers dans certains métiers d'artisanat.
Capitale militaire sous le règne du Sultan Moulay Ismaïl, Meknès était connue par la fabrication des armes, qui a favorisé le développement de la ferronnerie, notamment l'art damascène introduit au Maroc par la communauté juive.
L'emplacement de la ville près des forêts du Moyen Atlas a également favorisé l'émergence d'autres métiers, comme l'ébénisterie et la marqueterie, la poterie, la maroquinerie et les tissages.
Pour plusieurs artisans, la préservation de ce patrimoine culturel et humain, ne concerne pas uniquement l'artisan mais l'ensemble des Marocains, en ce sens que le produit artisanal constitue, sans conteste, la particularité de la maison marocaine, meuble ses différents coins et reflète la richesse d'un patrimoine qui distingue l'histoire séculaire du pays. Cette même richesse qui suscite l'intérêt du visiteur étranger.
Dans ce contexte, Haj Mohamed Baraïzi, tisserand, fort d'une expérience de plus de 50 ans, estime que certains produits d'artisanat ont perdu de leur attrait, comme c'est le cas des tissages et de la maroquinerie.
Aujourd'hui à Meknès, les maîtres tisserands se comptent sur les bouts des doigts, a-t-il noté, relevant qu'actuellement, il n'y aurait que trois ateliers "mramas" opérationnels, alors que la ville comptait 140 par le passé.
Selon lui, ceci est du à l'introduction des machines dont la capacité de production atteint 100 mètres de tissu par jour, alors que la production d'une "mrama" ne dépasse guère les 5 mètres. Toutefois, a-t-il déploré, la qualité n'est pas la même.
Dans une déclaration à la MAP, Haj Baraïzi se souvient, avec regret et amertume, l'activité du secteur dans les années 60, 70 et 80, avec leurs foisons de foires et de salons et des commandes importantes pour l'exportation vers la France, l'Allemagne et le Canada.
Avec les bénéfices qu'elle générait, cette activité était considérée parmi les plus nobles métiers, à telle enseigne qu'elle était l'apanage de familles de notables de Meknès, Fès, Salé, Rabat et Ouezzane, rappelle-t-il, en plaidant pour une sauvegarde de ces métiers, par leur intégration dans les programmes de formation professionnelle.
Pour sa part, le président de la chambre d'artisanat de la wilaya de Meknès, El Hajeb, Ifrane et Errachidia, M. Abdelmalek El Boutayine note que plusieurs corps de métiers d'artisanat ont connu une nouvelle dynamique, notamment la ferronnerie et l'ébénisterie, à la faveur de la revalorisation des riads et des maisons de la médina et de l'engouement pour l'architecture marocaine traditionnelle.
Le secteur d'artisanat, qui occupe la troisième place dans l'activité économique de la région après l'agriculture et le commerce, fait face a l'introduction de nouveaux produits comme l'aluminium utilisé pour les fenêtres et les portes, suite au renchérissement des prix du bois, a-t-il expliqué.
Dans la cité ismaïlienne, le secteur de l'artisanat, qui dispose d'un centre de "qualification professionnelle", emploie environ 50.000 artisans répartis sur 105 métiers, a-t-il rappelé, soulignant les efforts déployés par le département de tutelle en matière de formation, notamment des jeunes de plus de 15 ans, récupérés de la déperdition scolaire (niveau scolaire de la 6ème année du primaire).
Cette formation, à la fois théorique et pratique, vise à lutter contre le travail des enfants et à encourager les jeunes à exercer ce genre de métiers et partant, contribuer à la préservation de ce patrimoine culturel, a expliqué le responsable, soulignant la nécessité de regrouper les artisans par corps de métiers dans des villages ou quartiers d'artisanat.
Il a, enfin, formé le voeu de voir s'achever les projets lancés dans le secteur au niveau de la capitale ismaïlienne, notamment le projet Rmika qui vise la mise en place d'un village pilote d'artisanat à l'instar du complexe El Oualja à Salé.
Cette structure devrait, selon lui, regrouper plus de 154 artisans et d'autres activités afin de créer une valeur ajoutée pour le secteur de l'artisanat et pour la ville.


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