Le soutien renouvelé de la France à l'intégrité territoriale du Maroc lors du Forum parlementaire maroco-français à Rabat    ONU : Omar Hilale élu à la présidence de la Commission de consolidation de la paix    Conseil d'association UE-Maroc : un nouveau cap de partenariat est tracé    Scandale des contrats de la COP 22 : condamnation de deux ex-responsables de Marrakech pour détournement de fonds publics    Désalinisation au Maroc : Un écart croissant entre les coûts de production et les prix de vente [Rapport]    Evacuations massives à Ksar el-Kebir face à la crue de la rivière Loukkos    Charte TPME : une opportunité concrète pour les jeunes entrepreneurs (VIDEO)    Fiscalité : la réforme à mi-chemin    Tesla s'implante officiellement au Maroc    Pays du Sahel : Bank of Africa effectue une tournée diplomatique et économique de haut niveau    Le Roi Mohammed VI mobilise les FAR pour faire face aux intempéries au Maroc    Terrorisme : Arrestation en Autriche grâce à la coopération avec la DGST    CAN - Maroc - Sénégal : Motsepe pris au piège de sa propre commission de discipline    CAN : les sanctions post-finale critiquées par le précédent Président de la commission disciplinaire de la CAF    CAF : Des sanctions pensées pour être contestées, le TAS comme échappatoire    Edito. Frustration    Moroccan music icon Abdelhadi Belkhayat passes away at 86    Floods force school closures in Ksar El-Kebir for safety    Suspension des cours à Ksar El Kebir en raison des inondations    Décès d'Abdelhadi Belkhayat, icône de la musique marocaine, à 86 ans    Robbie Williams en tête d'affiche au festival Jazzablanca 2025 à Casablanca    Robbie Williams to play first-ever North Africa concert at Jazzablanca    Deux morts dans l'effondrement d'une maison en pisé à Taounate    Motsepe "profondément déçu" par les incidents de la finale de la CAN 2025    Transport aérien : un record de 36,4 millions de passagers en 2025    HCP : l'indice des prix à la production recule de 0,1 % en décembre 2025    La Cour des comptes met en garde contre un déséquilibre structurel des régimes d'assurance maladie    Presse et politique : l'ANME trace une ligne rouge face aux dérives populistes    CAN 2028 : l'Afrique du Sud envisage une candidature avec le Mozambique et le Lesotho    La sélection marocaine de voile défend ses couleurs au championnat arabe 2026    Ligue des champions : le tirage des barrages dévoile des affiches explosives    André Azoulay reçoit l'ambassadeure du Kazakhstan pour approfondir la coopération bilatérale    CAN 2025 : le supporter « Lumumba » reçu à l'ambassade du Maroc    Boualem Sansal à l'Académie française : un message sans équivoque    Sécurité avant tout : le Danemark officialise l'expulsion des étrangers condamnés    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Sous les Hautes Instructions Royales... Mobilisation maximale de la Commission nationale de veille pour faire face aux inondations et protéger les citoyens sinistrés    Sidi Kacem : Les équipes d'urgence et les autorités locales interviennent pour faire face aux inondations de l'oued Sebou    Tanger: Une enquête vise 24 personnes, dont des policiers et des douaniers    USA : Kevin Warsh nommé par Trump à la tête de la FED    Trump a demandé à Poutine d'arrêter les frappes sur Kiev "jusqu'au 1er février"    Intempéries: Sur Hautes Instructions Royales, les FAR déploient des unités d'intervention appuyées de matériels, d'équipements et d'engins nécessaires au transport des populations touchées et à leur hébergement    À Casablanca, Afric'Artech 2026 inaugure l'ère de la création numérique africaine    Semaines du film européen : L'Europe s'affiche en haut de l'affiche    Film : «Valeur sentimentale», le Grand Prix du cœur et du silence    Akhannouch reçoit les présidents du Parlement français    Réhabilitation du site de Sijilmassa : Jet Contractors décroche un marché de 156 MDH    Témoin de mariage : une comédie contemporaine sur l'amitié, le couple et les non-dits    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Israël-Maroc : Benkirane et Nabila Mounib, deux pour une controverse
Publié dans Maroc Diplomatique le 10 - 11 - 2023

Dans une déclaration faite le jeudi, Abdelilah Benkirane, leader du Parti de la Justice et du Développement (PJD), a réitéré son appel à rompre les relations entre le Maroc et Israël. Il a qualifié Israël d' »horrible entité criminelle » et a exprimé sa déception face au faible soutien apporté aux Palestiniens pendant le conflit entre Israël et le Hamas. D'un autre côté, l'égérie d'extrême-gauche, Nabila Mounib entre en scène et enfonce le clou et interpelle directement le ministère des Habous et Affaires Islamique. Les réponses n'ont pas tardé.
Abdelilah Benkirane et Nabila Mounib encore au rendez-vous, cette fois, les deux politiciens ont retrouver leur sensation avec un sujet tout aussi problématique mais sensible pour le Maroc, un sujet qui a fini de diviser l'opinion publique mondiale contre les gouvernements. Il s'agit de la guerre entre Israël et le Hamas
Malgré une opposition farouche à la politique israélienne dans les territoires occupées, le PJD s'était toujours gardé d'évoquer de manière tranchée la normalisation entre le Maroc et Israël. Désormais, c'est chose faite, Benkirane appelle la fin de la normalisation, c'est terme politique claire, une rupture diplomatique entre Rabat et Tel Aviv.
Ces déclarations ont suscité des débats au sein de la politique étrangère du Maroc
La déclaration de Benkirane a été faite lors d'une conférence de presse consacrée au budget de l'Etat pour 2024. Ce n'est pas la première fois que le PJD tente de s'immiscer dans la politique étrangère marocaine. Auparavant, le parti avait appelé à l'expulsion du chef du bureau de liaison israélien à Rabat et à une nouvelle Marche Verte pour mettre fin à l'agression israélienne.
Cependant, ces revendications vont à l'encontre de la déclaration tripartite signée en décembre 2020 par le Maroc, Israël et les Etats-Unis, qui a établi la normalisation des relations et reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara. À l'époque, Benkirane avait soutenu cette déclaration et affirmé qu'il était aux côtés du roi. Le cabinet royal a condamné l'ingérence du PJD dans la politique étrangère, estimant qu'elle créait un « précédent dangereux et inacceptable ». Il a également souligné que la normalisation avec Israël s'était faite dans un contexte que chacun connaît et que le processus de paix avec les Palestiniens n'était pas abandonné.
Lire aussi : Le Hamas va libérer 15 otages avec une pause dans la campagne militaire israélienne à Gaza
Dans ces diatribes contre certaines décisions de l'Etat, Benkirane oublie l'histoire et tant que secrétaire général du PJD, c'est sous le magistère de son prédécesseur et coreligionnaire en tant que chef de gouvernement, Saad Eddine Elotmani pour le citer, que le Maroc avait signé les accords d'Abraham. A l'époque sa virulence verbale avait été moins audible.
Ce débat houleux sur la normalisation des relations avec Israël ne se limite pas aux politiciens. La société marocaine est également divisée sur cette question délicate. Certains défendent fermement la position de Benkirane et considèrent Israël comme une entité criminelle, soulignant les actions perçues comme agressives et injustes envers les Palestiniens. D'autres soutiennent la normalisation des relations avec Israël, arguant que cela peut apporter des avantages économiques et politiques au Maroc, notamment la question du Sahara.
Dans la même controverse, la députée d'extrême-gauche Nabila Mounib, membre du Parti Socialiste Unifié (PSU), a apporté la polémique au parlement en interpellant le ministère des Habous et Affaires Islamiques. Elle remettait en question pourquoi un Marocain de confession juive gérait quatre waqfs à Rabat et Salé. Elle reprochait notamment ses liens familiaux avec le député israélien Aryeh Deri, membre du parti orthodoxe Shas, originaire de Meknès et également marocain.
En réponse à cela, le ministre des Habous a souligné que la famille marocaine juive en question gérait les waqfs depuis plus d'un siècle, depuis le règne du Sultan Moulay Youssef. Il a ajouté que le seul cas qui justifierait une éviction serait une décision administrative à son encontre, soulignant qu'être juif ne devrait pas être une raison pour le démettre de ses fonctions.
Le député du Mouvement Populaire, Abdenbi Aidouni, a également répondu à l'activisme de la députée d'extrême-gauche Nabila Mounib, critiquant sa remise en question de l'accord tripartite entre le Maroc, les Etats-Unis et Israël. Il a souligné que « Taza passait avant Gaza » et lui a rappelé que ce sont les Juifs qui ont porté l'étendard du monothéisme pendant plus de 5 000 ans. Il a ajouté que de tels débats relevaient de batailles idéologiques propres au Moyen-Orient.
La controverse sur la normalisation des relations avec Israël se poursuit et met en lumière les divisions de points de vue au sein de la société. Alors que certains soutiennent la position de Benkirane et appellent à une rupture des liens avec Israël, d'autres soulignent les avantages économiques et politiques potentiels de cette normalisation. Une realpolitik.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.