L'écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, a été condamné à cinq ans de prison en Algérie pour « atteinte à l'unité nationale ». L'auteur a été emprisonné pour avoir déclaré, dans la revue française Frontières, que le Sahara marocain et oriental appartenaient historiquement au Maroc. L'Algérie a accepté une demande de l'Allemagne de gracier et transférer l'écrivain franco-algérien, Boualem Sansal, emprisonné depuis un an, pour qu'il puisse être soigné sur le territoire allemand, a fait savoir la présidence algérienne, ce mercredi 12 novembre 2025. « Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a répondu favorablement à une demande de son homologue Frank-Walter Steinmeier, concernant l'octroi d'une grâce en faveur de Boualem Sansal », selon un communiqué de la présidence algérienne. « Le président a réagi à cette demande, qui a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires », ajoute le communiqué. Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, avait demandé que Boualem Sansal, condamné en appel en juillet à cinq ans de réclusion, soit gracié et bénéficie de soins médicaux en Allemagne « compte tenu de son âge avancé et de son état de santé fragile ». Lire aussi : Vers une nouvelle équation régionale entre Rabat et Alger ? Cancer de la prostate L'écrivain algérien a été condamné à cinq ans de prison en Algérie, en juillet, pour « atteinte à l'unité nationale ». L'auteur a été emprisonné pour avoir déclaré, dans la revue française Frontières, que le Sahara marocain et oriental appartenait au Maroc. Âgé de 80 ans, l'écrivain algérien était détenu dans des conditions précaires alors qu'il est atteint d'un cancer. Sa famille et des soutiens du monde entier ont exprimé à de nombreuses reprises leur inquiétude quant à la santé du romancier, traité pour un cancer de la prostate. La France réclamait depuis son arrestation un « geste d'humanité » en sa faveur. Pour tenter de persuader son homologue algérien d'annuler la condamnation de Boualem Sansal, le président allemand avait insisté sur le fait « qu'un tel geste serait l'expression d'une attitude humanitaire et d'une vision politique à long terme ».