Alors que la Coupe d'Afrique des Nations 2025 se déroule au Maroc, Walid Regragui est au centre de toutes les attentions. Au-delà des ambitions sportives portées par les Lions de l'Atlas, le sélectionneur national figure également parmi les entraîneurs les mieux rémunérés de la compétition. Selon les données relayées par le site spécialisé Afrique Sports, Walid Regragui perçoit un salaire mensuel estimé à environ 70 000 euros. Une rémunération qui le place au 4e rang des sélectionneurs les mieux payés engagés dans cette CAN 2025. La tête du classement est occupée par Vladimir Petkovic, sélectionneur de l'Algérie, qui domine largement la hiérarchie salariale. L'ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux serait le seul technicien du tournoi à dépasser le million de dollars par an, avec un salaire mensuel avoisinant les 135 000 euros, hors primes. Lire aussi : CAN 2025 : Le Maroc s'impose comme hub africain des investissements et des affaires Derrière Petkovic, le podium est complété par Hugo Broos (Afrique du Sud) et Emerse Faé (Côte d'Ivoire), dont les salaires mensuels sont évalués à environ 75 000 euros chacun. Pour Emerse Faé, cette reconnaissance financière s'inscrit dans la continuité de son parcours récent, marqué par un sacre continental et une ascension rapide sur le banc ivoirien. Le milieu du classement révèle des écarts notables. James Kwesi Appiah (Soudan) percevrait environ 48 000 euros par mois, tandis qu'Eric Chelle (Nigeria) avoisinerait les 46 000 euros. De son côté, Sébastien Desabre, à la tête de la RD Congo, se situerait autour de 42 000 euros mensuels, confirmant une certaine stabilité dans la tranche intermédiaire. En bas de tableau, plusieurs sélectionneurs évoluent avec des rémunérations nettement plus modestes. Hossam Hassan (Egypte) toucherait environ 30 000 euros, Gernot Rohr (Bénin) près de 25 000 euros, tandis que Pape Thiaw (Sénégal) figurerait parmi les salaires les plus bas avec environ 20 000 euros mensuels. Sami Trabelsi (Tunisie) et Brama Traoré (Burkina Faso) fermeraient la marche avec des revenus estimés entre 10 000 et 15 000 euros. Ces écarts de rémunération mettent en lumière une réalité persistante du football africain : à la CAN, toutes les sélections ne disposent pas des mêmes moyens, y compris sur le banc de touche. Si le niveau de salaire ne garantit pas les résultats sportifs, il souligne néanmoins l'importance accordée à l'expertise, à la stabilité et à la dimension stratégique du rôle de sélectionneur dans la quête du succès continental.