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TROIS MILITANTS ET UN FKIH
Publié dans MarocHebdo le 07 - 05 - 2014

Mohamed Aït Kaddour, Mohamed Benyahia et Mohamed Lakhssassi
TROIS MILITANTS ET UN FKIH
Hormis les principaux dirigeants de l'UNFP mis en équation politico-militaire par Fkih Basri dans sa lettre, trois autres personnes sont citées: Mohamed Lakhssassi, Mohamed Aït Kaddour et Mohamed Benyahia. Ce sont des militants socialistes de toujours qui ont, chacun dans des circonstances particulières de son parcours d'opposant et d'exilé, fréquenté le Fkih et même un peu pratiqué. Quand ils réagissent à ses coups politiques, ils savent donc de qui ils parlent. Contactés par la rédaction de MHI, ils ont livré leurs sentiments sur les rôles que leur attribue le Fkih dans ses projets de partenariat politique avec les putschistes du 16 août 1972, et dans les événements de mars 1973. Tous les trois considèrent que les propos du Fkih tenus à leur égard, dans sa lettre, ne sont que tissus de mensonges et affabulations.
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• Mohamed Aït Kaddour, membre du Comité central de l'USFP.
Aït Kaddour, lui, avait publié une série d'articles, il y a deux ans, dans Al Ahdat Al Maghribia où il dévoilait des aspects de la personnalité du Fkih que peu de gens connaissaient. Des révélations qui avaient fait sensation, malheureusement l'auteur a arrêté au bout du troisième épisode ce qui promettait d'être un feuilleton truculent. Aït Kaddour était effectivement directeur du port de Kénitra en 1972. Il s'est exilé peu de temps après. Mais de là à l'impliquer dans le putsch du 16 août 1972 ou dans les événements du 3 mars 1973, il y a plus qu'un pas que seul l'intéressé pourrait ou ne pourrait pas franchir. Or, Aït Kaddour persiste et réfute.
• Mohamed Benyahia, conseiller du Premier ministre.
Mohamed Benyahia est présenté par le Fkih comme le grand planificateur des événements du 3 mars 1973. Une pâle opération de guérilla montagnarde du côté de Moulay Bouazza. Benyahia assure que son nom n'a jamais été cité ni par les accusés, ni par la gendarmerie, lors du procès de cette affaire. Il accuse le Fkih de se poser en procureur-instructeur pour refaire ce procès.
Exil
La seule fois, rappelle Benyahia, où il a été condamné, ce fut au procès de Marrakech en 1970, par contumace. Il a d'ailleurs, dit-il, été gracié par feu S.M Hassan II, en mai 1973, deux mois à peine après les escarmouches de Moulay Bouazza. Mohamed Benyahia choisira de rester en exil volontaire en France, en compagnie de Abderrahmane Youssoufi, avec qui il rentrera au Maroc en 1979. À son retour, il dirigera la rédaction de l'organe de l'USFP, "Al Mouharrir", jusqu'en 1980. Le quotidien est interdit au lendemain des émeutes du 20 juin 1981, à Casablanca et Mohamedia, particulièrement. Benyahia crée alors son propre journal, Al Balagh, un hebdomadaire qui sortira de 1981 à 1985.
Baroudeurs
Benyahia rappelle un fait relatif aux événements du 3 mars 1973 et qui renseigne sur la réalité de ses rapports avec Fkih Bassri. Pour éloigner toute confusion avec l'UNFP, Benyahia baptisa les acteurs de la guérilla de Moulay Bouaza, "le mouvement pour la libération du Maroc". Un titre pompeux bien au dessus des moyens des malheureux baroudeurs. Cette initiative a provoqué le courroux du Fkih qui, lui, voulait entretenir l'amalgame. Il exclue sur le champ Benyahia de la section de l'UNFP de Paris.
• Mohamed Lakhssassi, ancien député, professeur à l'Université.
Mohamed Lakhssassi est une figure emblématique du mouvement étudiant et de la jeunesse de l'UNFP, dans les années 60 et le début des années 70. Membre du comité exécutif, puis président de l'UNEM en 1969-70, Lakhssassi a vu la répression policière de très près, avant d'être embrigadé pour un service militaire punitif de un an et demi. Mohamed Lakhssassi a eu à côtoyer Fkih Basri en exil, ce n'est pas pour autant qu'il est près d'avaler tout ce que celui-ci lui impute. Pendant son long séjour en France, Lakhssassi a eu surtout à s'occuper des relations extérieures de l'USFP, particulièrement avec les pays arabes.
Un domaine où il était très actif, aux côtés de Abderrahmane Youssoufi, d'ailleurs. Rentré au Maroc, il est élu député, en 1983, et assure un cours d'histoire à la faculté des lettres de Rabat. Fonction qu'il occupe toujours à côté de ses responsabilités à l'USFP.
Pour Mohamed Lakhssassi, la publication de la lettre du Fkih par "Le Journal", fait partie d'une vaste opération attentatoire aux institutions du pays, à son image de par le monde et à ses valeurs spirituelles et culturelles. La phase de redressement politique entreprise par le Maroc depuis l'avènement de l'alternance, dit-il, gêne des milieux étrangers, dont quelques lobbies sionistes que la position courageuse de S.M Mohamed VI et de son gouvernement dérange.
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