Sécurité routière : 550 nouveaux radars seront installés prochainement    Maroc Telecom. Les réalisations 2018 supérieures aux objectifs annoncés    Plus de 600 coureurs participent à la 2e édition de l'Eco-Trail    « Logintek Settat » à l'ordre du jour du prochain Conseil de gouvernement    CIMR : Le nombre d'adhérents a enregistré une hausse de 2 %    Vidéo – Algérie : Mouvements de protestations contre un cinquième mandat de Bouteflika    Sahara. Un nouveau revers pour les séparatistes    Flash hebdomadaire    Saison culturelle France-Maroc 2019 : Focus sur l'innovation et les arts virtuels    Conférence internationale de Varsovie. Jazouli expose la vision du Maroc    Botola Maroc Telecom : Le MAT stoppe l'IRT dans son élan    Beach-soccer : L'équipe nationale en stage de préparation à Casablanca    Lutte contre la corruption. La CNAC dresse son bilan    Table ronde sur «La biodiversité au Maroc: de la connaissance à la gouvernance»    Zoulikha Bouabdellah : « J'aime opposer les idées pour unifier ! »    Al Akhawayn. La cérémonie de clôture du projet MENARA à Rabat    PSA au Maroc. 700 millions d'euros en sourcing    Kevin-Prince Boateng cambriolé en plein match !    Réchauffement climatique : 61 % des marocains n'en ont jamais entendu parler    Accrochage entre l'armée indienne et les insurgés au Cachemire : 9 morts    L'employabilité des jeunes    Hydrocarbures : Lahcen Daoudi veut parvenir à une solution « acceptable par toutes les parties »    Nouveau record pour le SIEL : plus de 550.000 visiteurs    Rebel Spirit ou quand l'esprit libre de l'art urbain sublime Rabat !    Des partis australiens visés par un piratage commis par un « agent étatique »    Terres soulaliyates : La réforme en marche    Météo : Nouvelle vague de froid jusqu'à mercredi    Météo : Chutes de neige et temps froid dans plusieurs régions    Sommet de crise de l'Eglise catholique minée par les scandales sexuels    La Corée du Nord à « un tournant », disent ses médias avant le sommet    Rachid Talbi Alami lors d'une journée d'étude à Salé : «La formation, axe fondamental de la stratégie nationale du sport»    Hydrocarbures. Le Conseil de la concurrence prend de court le gouvernement    Aujjar : «La mise en œuvre du caractère officiel de l'amazigh ne doit pas faire l'objet de manœuvres politiciennes»    Divers    Ligue 1 : Marseille reprend des couleurs Monaco sort de la zone rouge    Appel à la protection des zones humides de la région Laâyoune-Sakia El Hamra    Divers    Driss Lachguar appelle à l'adoption d'un nouveau contrat social    Luis Rubiales : Peu de pays de par le monde disposent d'installations sportives comme celles du Maroc    Atlas Pro tour 2019 : Victoire de Duncan et distinction de Marjane    Mohamed Mouhib lors d'une rencontre organisée par la section locale du parti à Sidi Bernoussi    Un colloque national met la lumière sur les nouveautés de la loi de Finances    Une fusillade près de Chicago fait cinq morts    Bouillon de culture    "Nulle part loin de toi" de Mamoun Lahbabi    SIEL-2019 : Remise du Prix national de la lecture    MSC2019: L'Alliance Iran-Qatar mise en relief à Munich    La C.I.J. juge recevable la demande de l'Iran    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Jeune enfance… grande misère
Publié dans MarocHebdo le 20 - 06 - 2018

La mollesse de la législation pointée du doigt par nombre d'acteurs associatifs
A l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'emploi des enfants, célébrée ce mardi 12 juin, les associations marocaines montent au créneau. La situation reste alarmante. La loi 19-12 luttant contre cette exploitation est là, mais n'est pas appliquée.
La journée internationale de lutte contre l'emploi des enfants, commémorée le 12 juin, se veut pour thème cette année 2018 «Génération sécurité et santé». Une journée où l'organisation internationale du travail a fait état de quelque 152 millions d'enfants travailleurs dans le monde. 74 millions d'entre eux exerceraient un travail de nature à nuire gravement à leur santé. Une journée qui retentit comme une alarme de rappel pour les huit associations marocaines œuvrant de concert contre le mauvais traitement que subit la jeune enfance.
Des associations qui, rappelons-le, ont bénéficié d'un budget d'un million de dirham ces dernières années, depuis 2015, pour mener à bien leur projet de lutte contre l'emploi des enfants dont l'âge est en dessous des 16 ans. A ce propos Omar Saâdoune, responsable du pôle de la lutte contre le travail des petites filles au sein de l'association Insaf nous dit: «Nous remarquons un manque de volonté pratique de la part du gouvernement. Comment se fait-il que le projet de loi 19-12 interdisant le travail des petites filles en dessous des 16 ans, adopté en 2013, ne soit pas appliqué?».
Sara, âgée aujourd'hui de 21 ans, a été confiée à l'âge de 7 ans à une famille à Marrakech. Comme petite bonne, elle a subi les pires calvaires. Des cicatrices lui viennent rappeler sa mauvaise fortune. Le fruit de sa sueur ne lui est jamais revenu mais plutôt à ses parents. Sauvée par l'association Insaf, après deux ans d'exploitation, elle fut réinsérée, appelée à suivre son cursus scolaire aux frais de l'association. Aujourd'hui, elle poursuit ses études à la faculté. L'association avait alloué un montant de 250 DH par mois à la famille de Sara après que cette dernière ait été prise en charge.
Absence d'écoles
Omar Saâdoune rappelle que quelque 156 petites filles bénéficient des aides de l'association. Sara n'est qu'un cas parmi mille. Selon les derniers chiffres en date, le collectif pour l'éradication du travail des petites bonnes fait état de 60.000 petites bonnes. Omar Saâdoune reproche au gouvernement de ne pas mobiliser les moyens nécessaires pour rendre un chiffre plus représentatif de cette population. Aussi insiste-t-il sur le diagnostic qui devrait être mené une fois les chiffres arrêtés. Selon les derniers chiffres du HCP, le travail des enfants a connu une baisse significative de 1999 à 2015. Ainsi serait-on passés de 157.000 à 57.000 en l'espace de 6 ans.
Des enfants qui, malgré la modification de la loi de 1947 autorisant le travail des enfants dès l'âge de 12 ans, restent exploités de nos jours. Une exploitation plus prononcée dans le milieu rural, où les enfants s'affairent à cultiver la terre, travaillant pour le compte de leurs parents sans le moindre sou. La mollesse de la législation est pointée du doigt par nombre d'acteurs associatifs, car l'enfant, après la modification de la loi, ne devrait avoir accès au travail qu'après l'accomplissement de son parcours scolaire obligatoire. Chose qui n'est pas observée, surtout dans le milieu rural.
L'acteur associatif nous dit à ce propos «si l'on ferme l'oeil sur le travail des enfants dans ces douars que je sillonne souvent, c'est que la pauvreté, ainsi que l'absence des écoles font ravage. On ne peut appliquer la loi sans mettre en place les infrastructures nécessaires».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.