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La rigueur qui ne paie pas La quadrature du cercle
Publié dans MarocHebdo le 04 - 07 - 2002

Le bilan de la politique budgétaire du gouvernement Youssoufi
La rigueur qui ne paie pas
La politique de maîtrise budgétaire a permis au Maroc de réaliser des
performances économiques honorables. Reste que cette rigueur budgétaire s'est réalisée aux dépens de l'équité sociale.
• Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances.
L'alternance touche à sa fin. L'heure est aux bilans. Et s'il y a un bilan que les Marocains attendent avec impatience c'est celui qui touche à leur portefeuille, à leur pouvoir d'achat. En somme, à leur vécu quotidien. Pour répondre à ces préoccupations, Fathallah Oualalou, qui préside aux destinées du super ministère de l'Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme a ouvert le bal le 25 juin 2002 d'une série de rencontres avec la presse pour faire le point sur plusieurs aspects de sa gestion: de la politique budgétaire au contrôle en passant par les réformes qui ont trait à des domaines aussi importants que la monnaie, les finances, les impôts et droits de douane, le secteur public. Vaste chantier.
Rigueur
Or, en affichant, dès le début de l'alternance, sa détermination à ne pas toucher aux équilibres fondamentaux, il a opté en fait pour la rigueur budgétaire. Ce choix ne pourrait avoir qu'un impact négatif sur le social. Ceci n'empêcha pas le premier argentier du Royaume de le justifier, notamment en matière de politique budgétaire. Pour cause de contraintes externes et internes, dit-il, au cours de son premier rendez-vous avec la presse, le gouvernement de l'alternance s'est engagé à la fois dans une politique de maîtrise des dépenses publiques via la régulation du train de vie de l'Etat et dans une gestion des recettes publiques qui ne soit pas prisonnière des privatisations. L'efficacité du budget est à ce prix, n'a cessé de souligner, avec force, le ministre des Finances, qui s'enorgueillit d'avoir pu maîtriser le déficit budgétaire. Ni la facture du dialogue social et encore moins celle de la compensation du prix du pétrole n'ont pu dévier les pouvoirs publics de leur objectif tant annoncé: celui de ramener le déficit du budget au niveau fatidique des 3%. Recettes publiques en plus. Ainsi, l'impôt général sur le revenu (l'IGR) a augmenté de 57% et l'impôt sur les sociétés (l'IS) de 50% sur la période 1998-2002.
Déficit
L'investissement public s'est lui aussi amélioré puisque les crédits inscrits au budget, compte tenu des crédits de report, sont passés de 16,6 millions à 21,7 millions de dirhams. Quant aux crédits inscrits au titre des budgets annexes, ils sont passés de 115 à124 millions de dirhams.
Et alors que les investissements supportés par les comptes spéciaux du Trésor ont été de 5,120 millions de dirhams, les investissements pris en charge par les services de l'Etat gérés de manière autonome(SEGMA) sont passés de 100 à 155 millions de dirhams et ceux des collectivités locales ont été de 6,030 millions de dirhams.
Quant aux investissements des établissements publics, ils ont atteint 27,8 millions de dirhams en 2001 contre 14,7 en 1997. Oualalou n'a pas manqué de souligner, aussi, le rôle de première importance du Fonds Hassan II dans cet effort d'investissement. Ce fonds dont les ressources totalisent 13 milliards de dirhams, a été transformé en établissement public. À terme, il sera converti en fonds d'investissement. Ainsi, la contribution du fonds a atteint 5,9 millions de dirhams pour un montant d'investissement de 25,6 millions de dirhams.
Sur le chapitre du mode de financement du budget, Oualalou a rappelé que l'épargne dégagée par le budget ordinaire et qui est passée de 2,177 milliards en 1997-98 à 18,614 milliards de dirhams en 2001 a permis de couvrir jusqu'à 91% des dépenses d'investissement.
Insuffisance
Résultat : la politique de maîtrise budgétaire a permis au Maroc de réaliser des performances économiques honorables et ce, malgré trois années successives de sécheresse. Le maintien du déficit budgétaire à des "taux soutenables compatibles avec les normes internationales", la maîtrise du taux d'inflation, l'amélioration des Finances extérieures et la poursuite de l‘allégement du fardeau de la dette extérieure constituent, selon le ministre des finances, des avancées sérieuses en matière de stabilisation du cadre macroéconomique. Reste que cette rigueur budgétaire s'est réalisée aux dépens de l'équité sociale. Les quelques mesures en matière de promotion de l'habitat social s'avèrent tout à fait insuffisantes pour rendre le bilan social un peu plus rose.
La quadrature du cercle
• Mounir Chraïbi.
La note de cadrage du projet de loi de finances 2003 vient d'être envoyée par Abderrahmane Youssoufi, Premier ministre, aux différents départements ministériels. Lesquels départements doivent transmettre, dans les délais fixés, à la fois leurs prévisions budgétaires à la direction du budget et leurs budgets d'équipement au ministère de la Prévision Economique et du Plan.
En plus de la maîtrise des dépenses de fonctionnement, désormais une constante de toutes les lois de finances, le budget 2003 est axé sur trois priorités.
La première priorité sur laquelle insiste la primature est "le soutien aux investissements, à la croissance et à l'emploi, lesquels devraient être tirés de plus en plus par un secteur privé dynamique".
Priorités
La deuxième priorité est la promotion de la solidarité et la lutte contre la pauvreté. Les reformes de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) dirigée par Mounir Chraïbi et de la Caisse Nationale des Œuvres de Prévoyance Sociale (CNOPS), la mise en place de la Caisse de Solidarité pour le Logement, la pérennisation de l'alimentation du Fonds de Développement Rural et le lancement des fondements de l'Agence Nationale de l'Assurance Maladie sont autant de projets qui devraient voir le jour en 2003.
La troisième priorité concerne la poursuite de la réforme de l'administration, notamment l'accélération du processus de décentralisation et de déconcentration, et ce, dans l'esprit de la Lettre Royale relative à la gestion déconcentrée de l'investissement.
À côté de ces trois principaux chantiers, la prochaine loi de finances vise non seulement à réaliser un taux de croissance de 4,5% , un taux d'inflation de 2% mais aussi le maintien du déficit budgétaire autour de 3% du PIB et l'amélioration de la balance des paiements. Une véritable quadrature du cercle.