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Va-t-on réviser son procès?
Publié dans MarocHebdo le 05 - 12 - 2008

• omar Raddad reçu au ministère français de la justice
10 ans après sa libération, Omar Raddad, accusé du meurtre de sa patronne, réclame l'analyse de deux “ADN mystères” retrouvés sur le lieu du crime.
Omar Raddad.
Justice sera-t-elle rendue un jour à Omar Raddad? Lui, en tout cas, ne désespère pas. Il vient en effet de demander la révision de son procès. Accompagné de son nouvel avocat, Me. Sylvie Noachovitch, qui a succédé à Me. Jacques Vergès cette année, il a été reçu, lundi 1er décembre, au ministère de la Justice, place Vendôme, à Paris, par un membre du cabinet de la Garde des Sceaux, Rachida Dati. L'entretien a duré une heure. Le porte parole du ministère s'est borné à relever qu'«il est venu nous dire ce qu'il avait à nous dire». Quant à Omar Raddad, il a déclaré qu'il était «décidé à laver son honneur» et à obtenir sa réhabilitation.
Cette affaire a trait à une série d'événements au cours de l'année 1991 impliquant un jardinier marocain accusé du meurtre d'une de ses clientes, Ghislaine Marchal, une veuve riche, vivant dans sa villa sur les hauteurs de Mougins. Dès le départ, des éléments troubles apparaissent: la date du meurtre, fixée par trois médecins légistes le 24 juin, sera corrigée et avancée au 23 juin. Les médecins font état d'une «erreur de frappe», le juge est condamné pour violation du secret de l'instruction; et puis, le 24, Omar Raddad se trouvait à Toulon..
Homicide
La victime, lardée de coups de couteau et de plusieurs coups de poutre au fond de la cave de sa villa, aurait commencé par écrire, pendant son agonie d'une vingtaine de minutes, «Omar m'a tuer». Inculpé d'homicide volontaire, Omar Raddad est écroué le 27 juin 1991. Son procès s'ouvre en février 1994 devant les assises des Alpes-Maritimes avec Me. Jacques Vergès pour défenseur du jardinier marocain. Me. Vergès invoque une mise en scène machiavélique, le véritable meurtrier utilisant la main de la victime pour faire accuser Omar Raddad; il fait aussi état des mauvaises relations de Christian Veilleux avec sa mère, Ghislaine Marchal, ainsi qu'à l'amant de la femme de ménage, un personnage douteux surnommé Pierrot le Fou. Omar Raddad n'est-il pas un coupable idéal car «il a le tort d'être maghrébin», tonne Me. Jacques Vergès. D'autant plus que les experts ont conclu que la phrase incriminée n'était pas l'écriture de la victime, mais que les inscriptions avaient bien été faites avec son sang. N'empêche, Omar Raddad est condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Le 10 mai 1996, le président Chirac lui accorde une grâce partielle en réduisant sa peine de quatre ans et huit mois.
Omar Raddad est libéré le 4 septembre 1998. Il retrouve la liberté mais, aux yeux de la justice, il demeure un coupable. Saisie, la Commission de révision des condamnations pénales ordonne, le 2 février 2000, de nouvelles investigations. Le 20 février 2001, une expertise précise que l'ADN masculin retrouvé sur la porte de la chaufferie n'est pas celui de Omar Raddad sans pouvoir déterminer à qui appartient cette empreinte génétique ni sa provenance. En revanche, deux ADN masculins ont bien été retrouvés sur la porte. Mêlés au sang de la victime, ils ne peuvent appartenir qu'aux personnes ayant participé au meurtre.
Présomption
Une nouvelle contre-enquête est menée par le détective Roger-Marc Morceau. Sur cette base-là, la défense estime disposer d'indices mettant en cause d'autres suspects. L'enquêteur précise à cet égard: «Nous croyons savoir à qui appartiennent ces traces ADN. Comme nous savons que ces personnes ont déjà commis des crimes et des délits, elles sont certainement fichées. La comparaison des échantillons relevés à l'époque avec le fichier devrait nous permettre de valider le faisceau de présomption à l'encontre de ces individus».
Au plan procédural, la démarche faite auprès de la ministre de la Justice réclame que celle-ci prenne l'initiative de la demande de révision du procès. Une exigence qui doit être satisfaite au moment où, dans le monde, va être célébré le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Omar Raddad est aujourd'hui un homme traumatisé, handicapé à 80% pour la médecine du travail, souffrant de dépression et meurtri au plus profond de son être. Que justice lui soit rendue. Enfin…