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Les Maghrébins et les tâches ménagères : Encore loin de l'égalité !
Publié dans Yabiladi le 27 - 06 - 2012

Cela ne nous étonne pas, ou plus du tout. Même si nous travaillons de plus en plus à l'extérieur de la maison, nous devons également nous occuper des tâches ménagères, presque toutes seules. Nos moitiés rechignent encore à passer le balai, faire la vaisselle, ou encore changer les couches (de bébés qu'on a été deux à faire, hein). Pourquoi cette injustice ? Et comment y remédier ?
Une question d'éducation ?
A l'ère où toutes les ladies militent pour leur émancipation et pour l'égalité avec les hommes, les chiffres démontrent qu'elles font presque une autre semaine de travail chez elles. Les statistiques démontrent que plus d'une femme sur dix a déjà pensé sérieusement à quitter son mari, parce qu'elles ne pouvaient plus mener leur carrière et être une fée du logis. «Certains jours, quand je le vois sur son canapé alors que j'ai encore une tonne de vaisselle, je me demande à quoi il peut bien me servir dans cette vie» se plaint Hajar.
Si les jeunes générations participent de plus en plus aux tâches ménagères, ces messieurs choisissent les tâches les moins dures à accomplir. «Il s'occupe des enfants de temps à autre, mais plutôt mourir que nettoyer les toilettes» raconte Samira. Les tâches ménagères seraient la cause de plus 47% des disputes au sein d'un couple. Mais, si c'était notre faute ladies ? «Je pense que c'est la faute des femmes, ma mère trouvait normal que je dresse la table ou que je fasse la vaisselle, parce que mon frère était fatigué par le lycée. J'avais envie de lui crier : Moi aussi je vais au lycée !» raconte Maria.
Oui, l'éducation est sexiste en général. Et c'est encore plus vrai chez les maghrébins. «Chez nous, un homme qui accomplit les tâches ménagères n'est pas viril, c'est le rôle de la femme à 100%» nous dit Jamila. Et d'ajouter : «J'ai la chance d'avoir un mari qui m'aide sans que je lui demande, à condition qu'on soit seuls». Devant la famille, il redevient un grand enfant capricieux qui attend presque qu'on lui mâche sa nourriture. «Cette situation me déplaît, mais je le comprends. En plus, ça nous évite les foudres de belle-maman».
L'éducation nous apprend aussi que prendre soin de nos hommes est primordial. «Je veux bien, dit Jamila, mais comme je peux. Je ne suis pas wonder woman !»
Solution ?
Bon, mes chères ladies, on ne va pas quitter son homme, le père de ses enfants, pour une histoire d'éponges et de serpillières n'est ce pas ? Même si nous avons envie de les tuer, parce qu'en 2012, ils ne sont que 40% à passer l'éponge sur le lavabo, alors qu'ils sont 100% à salir !
Leur excuse fétiche ? «Tu le fais mieux que moi» ou encore «Je ne sais pas le faire». «Des fois, je fais la vaisselle, mais ma femme la refait. Ca me décourage donc !» s'excuse Amine. Il ajoute que si elle va passer derrière lui pour toutes les tâches, vaut mieux qu'elle les fasse elle-même !
Certaines pensent faire une grève du ménage, laisser les tâches s'accumuler jusqu'à ce que Monsieur se rende compte que cela devient invivable. «C'est possible quand on n'a pas d'enfant, mais je ne connais aucune maman qui laisserait son bébé pleurer pour un biberon ou pour qu'on le change» réfléchit Houda. «Je crois que je craquerai avant lui !»
Alors, faut-il nous taire et continuer à avoir deux boulots à temps complet ? Surtout que, avouons-le, ça nous arrange un peu. La plupart des ladies interrogées avouent être convaincues de devoir tout faire, et qu'une aide de la part de leur partenaire pourrait être un signe de faiblesse. De plus, les femmes qui travaillent culpabilisent et veulent compenser leurs absences par plus de tâches ménagères.
La solution serait d'abord d'éduquer nos petites têtes brunes, ce sont, finalement, les maris et les femmes de demain. Et puis, surtout, en parler. Surtout que La London School of Economics démontre que les risques de divorce sont diminués chez les couples qui s'entraident pour les tâches du quotidien. Pas parce que la femme est soulagée, mais parce que ces moments rendent le couple plus stable et plus fort. D'une pierre deux coups !
Messieurs, les ladies sont prêtes à passer l'éponge sur le passé, si vous vous engagez à tenir plus de balais dans le futur !


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