Le gouvernement espagnol semble hésiter à renforcer la présence militaire dans les enclaves de Ceuta et Melilla, suite à la décision prise, le 16 juin, par la Commission des Affaires étrangères du Sénat. Le secrétaire d'Etat à la Défense, Esperanza Casteleiro, vient ainsi d'éluder une question d'un sénateur du Parti Populaire. «La présence des forces armées dans ces villes autonomes est adaptée à la situation géopolitique et stratégique de l'Espagne et elle a été traitée en commission des Affaires étrangères, précisément parce qu'elle relève de sa compétence et aussi bien la planification que du point de vue de l'utilisation des capacités militaires fait par le chef d'état-major de la défense», a-t-elle répondu. Et d'ajouter que «dans le cadre d'opérations permanentes, les forces transférées à la structure opérationnelle sont en mesure de soutenir les forces de sécurité de l'Etat et d'autres organes lorsque cela est déterminé, comme nous avons tous pu le voir récemment». Une allusion à l'exode de milliers de Marocains, les 17 et 18 mai, vers Ceuta. Face à ces arrivées massives de migrants, l'exécutif espagnol avait déployé l'armée tout au long des frontières avec le Maroc.