Maroc : les élections législatives fixées au 23 septembre 2026    Le gouvernement accélère le déploiement des zones industrielles et renforce la sécurité des crèches    Rappel du ministre de l'Intérieur concernant l'opération de recensement relative au service militaire    Bourse de Casablanca : clôture en hausse    Le Maroc accueille la première édition de GITEX Future Health Africa    Entre Idéologie et Realpolitik : le Maroc face à la tourmente moyen-orientale    Abou Dhabi: six personnes blessées par des débris de drone    CAN féminine 2026 : le tournoi se jouera finalement du 25 juillet au 16 août au Maroc    Incidents face à l'AS FAR : la CAF sanctionne Al Ahly d'un huis clos et d'une lourde amende    Démenti de l'Intérieur concernant une note sur les enlèvements d'enfants    Alerte météo : vague de froid, pluies et chutes de neige, de jeudi à dimanche    Souss-Massa : Des vents violents ravagent 1 500 hectares de serres    L'incertitude grandit autour de la CAN féminine au Maroc, la CAF promet des éclaircissements    Souss-Massa: Vientos violentos arrasan con 1 500 hectáreas de invernaderos    La CAF sanciona al Al Ahly de Egipto tras los incidentes en el partido contra el AS FAR    CGEM: l'élection du nouveau président fixée au 14 mai    Financer l'investissement sans relancer l'inflation : le défi de la Banque centrale    Tamwilcom lance son nouveau site web    Sonarges : l'opérateur historique à l'heure des sociétés régionales    PSV : Sami Bouhoudane refuse Oranje et opte pour les Lions de l'Atlas    La Chine lance de nouvelles politiques pour encourager la natalité    Genève met les adversaires du Maroc dans l'embarras... un soutien croissant à l'initiative d'autonomie au Conseil des droits de l'homme    Industrie manufacturière : les entreprises anticipent une augmentation de la production    Pékin accueille l'ouverture de la quatrième session de l'organe législatif suprême de la Chine    8 mars 2026-Droits des femmes : Une condition essentielle pour mettre fin au VIH    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Comediablanca revient à Casablanca après une tournée internationale remarquée    Sahara : L'heure de vérité pour une MINURSO en sursis    La Cour d'appel de Marrakech réduit les peines des deux Algériens pour insulte au drapeau et à la monnaie    L'armée US prévoit une domination « totale et absolue » du ciel iranien    Attaques iraniennes : le Conseil du Golfe et l'UE convoquent une réunion d'urgence    Les températures attendues ce jeudi 5 mars 2026    Growing bipartisan support in US Congress to label Polisario as terrorist organization    Climat scolaire : OTED propose un dispositif d'évaluation du programme anti-harcèlement    Botola : Le Wydad de Casablanca s'incline sur sa pelouse face à l'AS FAR    Paris : une exposition rend hommage aux soldats marocains des deux guerres mondiales    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    Carte intégrale de Tanger à Lagouira... l'Union européenne consacre le réalisme de l'approche marocaine    Etats-Unis : Don Bacon le projet de loi pour classer le Polisario comme entité terroriste    Guerre en Iran : Le deux poids deux mesures de religieux marocains    Mohamed Ouahbi remplace Walid Regragui à la tête de l'équipe nationale marocaine    « On Marche » 2026 : à Marrakech, la danse contemporaine au souffle du Ramadan    Le Maroc candidat pour accueillir la Finalissima Espagne-Argentine malgré les tensions avec la RFEF    La BEI publie une carte du Maroc incluant le Sahara dans son rapport 2025    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    Safi : Après les crues, la reconstruction et la revalorisation du patrimoine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Maroc : 49% des cas de VIH sont des femmes, l'éradication compromise par les inégalités
Publié dans Yabiladi le 07 - 03 - 2023

Dans le contexte de la Journée mondiale de lutte pour les droits des femmes, commémorée le 8 mars, l'ALCS a alerté sur la féminisation de l'infection au VIH/sida au Maroc. Cette tendance correspond à celle au niveau de l'Afrique et du monde, où les inégalités fondées sur le genre s'avèrent un réel obstacle à l'éradication du virus.
La persistance des inégalités de genre compromet les efforts d'éradication du VIH à l'horizon 2030, a alerté l'Association de lutte contre le sida (ALCS) au Maroc. Dans le contexte de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, l'ONG reconnaît «les progrès réalisés en matière de lutte contre le VIH/sida au Maroc et dans le monde», mais estime qu'ils restent «insuffisants» pour atteindre les objectifs, «tant la féminisation de cette épidémie est galopante».
En effet, l'ALCS indique que cette féminisation s'accentue par «les inégalités de genre encore persistantes, plus de 40 ans après le début de l'épidémie». Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé et de la protection sociale au Maroc, «49% des personnes vivant avec le VIH au Maroc en 2021» sont des femmes, contre 18% en 1990. Cette tendance est valable dans les autres pays d'Afrique, notamment en région subsaharienne, où les femmes et les filles représentent 63% des nouvelles infections au VIH en 2021.
Dans un communiqué à l'occasion du 8 mars, l'ALCS rappelle que «cette surreprésentation des femmes se confirme à l'échelle mondiale», où près de 4 900 jeunes femmes (15 – 24 ans) sont infectées par le VIH/sida chaque semaine. Ainsi, ce virus est devenu «la première cause de mortalité des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans». Selon l'ONG, «les inégalités entre les hommes et les femmes, encore prégnantes au Maroc, rendent les femmes particulièrement vulnérables à l'infection par le VIH». L'indice d'inégalité de genre, estimé à 0.425 en 2021, «met en exergue la persistance des normes de genre inégales qui rendent les femmes et les filles marocaines plus vulnérables au risque d'infection par le VIH, en étouffant leurs voix et en entravant leur accès à l'éducation et aux ressources économiques».
En d'autres termes, l'ALCS estime que «la vulnérabilité socioéconomique des femmes réduit leur autonomie économique et psychologique par rapport à leurs partenaires», ce qui constitue «un frein important à l'adoption de comportements de prévention». Dans ce sens, «le risque de contracter le VIH lors d'un rapport hétérosexuel non protégé est de 2 à 4 fois supérieur pour les femmes que pour les hommes» et 70% des femmes infectées par le VIH l'ont été par leur conjoint», alerte encore l'ONG.
Les violences basées sur le genre et l'infection au VIH sont intimement liées
L'ALCS insiste sur le lien entre les violences fondées sur le genre et l'infection au VIH, tout en soulignant que cette donnée est «solidement documentée». En témoignent les statistiques de l'ONUSIDA, indiquant que «les violences exercées par un partenaire intime augmentent jusqu'à 50 % le risque de contamination» chez les femmes. Reprenant les chiffres de l'enquête nationale sur la violence contre les femmes et les hommes, réalisée en 2019 par le Haut-Commissariat au plan (HCP), l'association rappelle que «la prévalence de la violence à l'égard des femmes était de 57.1%» et que «les violences sexuelles ont augmenté de 5 points entre 2009 et 2019, passant de 9% à 14%».
Pour l'ALCS, la «lutte contre la stigmatisation et la discrimination» ne relève pas seulement uniquement d'«une nécessité éthique», mais aussi «d'un défi crucial» en termes de santé publique, de droit d'accès à la santé et dans le cadre des efforts de lutte contre les épidémies. L'association tire la sonnette d'alarme, quelques mois après le lancement de sa neuvième campagne Sidaction au Maroc. Dans ce contexte, elle a mis en garde quant aux conséquences de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur la réponse au VIH/sida au Maroc, ainsi que sur «le recul drastique des financements de la lutte contre ce virus».
Se référant aux données du ministère de la Santé de 2022, l'ALCS s'est déjà inquiétée de la «baisse sensible du nombre de tests de dépistage du VIH effectués au Maroc, ces trois dernières années». Au total, 275 439 ont été réalisés en 2021, «contre 300 640 en 2020 et 388 141 en 2019». Ce déclin de près de 30% en trois ans «explique en grande partie qu'au Maroc en 2021, environ une personne vivant avec le VIH sur six ignore encore sa séropositivité».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.