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Maroc : Urbatlas, filiale d'Addoha prive toujours des MRE de leur appartement à Saïdia
Publié dans Yabiladi le 23 - 11 - 2012

Alors qu'il a fallu 2 ans et 2 mois seulement aux Français pour construire la Tour Eiffel, Urbatlas, filiale d'Addoha peine toujours, après 8 ans de retard, à livrer à des centaines de familles marocaines leurs appartements achetés dans les Jardins de Moulouya à Saïdia. Leur rêve d'avoir un logement près de la mer s'est transformé en un véritable cauchemar qui se poursuit encore aujourd'hui. Aucun des 2100 logements n'a été livrés à ses acheteurs. Les membres de l'association ACIA continuent de se battre sans relâche pour être livrés au plus vite, des livraisons prévues désormais pour 2013.
Photo prise sur le chantier des Jardins Moulouya par l'un des adhérents d'Acia l'été dernier. Mohamed El Halfa compare ce projet immobilier à un village fantôme.
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"Une autre photo prise cet été d'un bloc (peu avancé) par les oubliés de Saïdia" dixit Mohamed El Halfa
Au bout du rouleau. Et pas encore au bout du chemin. C'est le calvaire que vivent actuellement des centaines de familles au Maroc et MRE ayant acheté un appartement dans les Jardins Moulouya à Saïdia, un projet initié par Urbatlas, filiale d'Addoha, accusant un retard de près de 8 ans.
Des enfants grandissent sans profiter de leur logement
Au jour d'aujourd'hui pas un seul Marocain n'a encore été livré et n'a pu profiter de son appartement à Saïdia, surnommée la petite perle bleue. Invraisemblable. Totalement absurde. «Il faut 8 ans à ce groupe pour loger une famille. Mais ce n'est plus du social, on est dans l'anti-social, c'est un abus de faiblesse. C'est quand même grave !», lance avec fureur Mohamed El Halfa, porte parole d'ACIA, Association Citoyens d'Ici et d'Ailleurs, représentant les intérêts des acheteurs marocains lésés dans ce dossier interminable que suit depuis des mois Yabiladi.
Pourtant l'association avait rencontré en juillet dernier au Maroc, Anas Sefrioui, le PDG d'Addoha en personne, et le reste du management des filiales du groupe à Casablanca pour discuter des retards de ces appartements. Le PDG avait fait part à l'association des difficultés financières que le groupe traversait avec ses partenaires notamment Urbatlas, la société initiatrice de ce programme, et de sa maison mère GFM [General Firm of Morocco] (anciennement appelée Fadesa Maroc). Anas Sefrioui leur avait également appris que le groupe avait réussi à débloquer un budget de 70 millions de dirhams pour reprendre les travaux à Saïdia, dont un prêt bancaire de 50 millions DH.
Une rencontre qui avait redonné espoir aux représentants de l'association qui rentraient en France, néanmoins avec un nouveau calendrier de livraison sous le bras. Calendrier qui ne sera jamais respecté. Normalement des centaines de familles auraient dû avoir les clés de leur appartement fin juillet et également fin octobre dernier. Mais rien. Toujours pas d'appartement à ouvrir.
Demain, après-demain… après y a rien !
Néanmoins les déplacements et visites d'Acia entre le Maroc et la France se poursuivent. Au ramadan dernier, Mohamed El Halfa et d'autres membres font une visite non-officielle sur le chantier. Derrière les promesses du groupe de livrer, la réalité est bien là. Les travaux n'avancent pas d'un pouce. «On a rencontré les représentants du groupe à Paris en octobre dernier et ils nous ont dit qu'ils ont fait un choix de livrer en priorité certaines tranches, les plus abouties. Ils nous ont expliqué aussi que des sociétés sur le chantier vont changer. On passe des problèmes financiers à des problèmes administratifs !», poursuit-il. Après cette rencontre, ACIA se retrouve une nouvelle fois avec un nouveau calendrier de livraison entre les mains. Urbatlas, filiale d'Addoha parle désormais de livrer certains appartements dès mars 2013.
«On ne croit plus en leur promesse. On est fatigué moralement et physiquement. Notre rêve d'avoir un logement au Maroc s'est transformé en un véritable cauchemar. Plus de 2000 personnes ont acheté un appartement à Saïdia. Vous allez quand même pas me faire croire que le ministre de tutelle, de la justice et les autorités marocaines ne sont pas au courant de ce que l'on vit. Ils doivent intervenir !» s'exclame-t-il appelant le gouvernement à prendre ses responsabilités.
Procédure judiciaire toujours envisageable
Malgré ce calvaire vécu depuis toutes ces années, Mohamed veut faire les choses bien, proprement et dignement. «Je suis fier d'être Marocain et je ne veux pas porter plainte contre le Maroc. On est des citoyens marocains quand même ! C'est aux autorités marocaines d'intervenir. Ce qu'on va faire c'est attendre la fin de la trêve (cf notre article) prévue fin décembre et c'est à partir de là qu'on prendra des actions. On a su attendre 8 ans, on attendra un mois de plus. Une procédure judiciaire avec Maître Barousse (cf notre article) n'est pas à négliger.» envisage-t-il.
Pourtant, tous les membres de l'association ne semblent pas d'accord avec la manière dont est géré le dossier. Mohamed confie que des membres souhaiteraient mener des actions plus virulentes comme manifester devant le siège du groupe à Paris ou lors de salons immobiliers pour montrer leur colère. D'autres ont tout simplement abandonné le navire, fatigués de voir que les choses ne se résolvaient pas. Quatre membres de l'association ont demandé à Urbatlas, filiale d'Addoha, de récupérer les avances versées il y a 8 ans lors de l'achat de leur appartement dont ils n'auront jamais vu la couleur.
De son côté, Yabiladi a souhaité également donné la parole au groupe Addoha pour tenter de comprendre pourquoi aucun appartement n'a encore été livré. Après plusieurs appels et mails envoyés à la responsable communication, personne n'est revenu vers nous aujourd'hui.
Privés d'appart....et de télé !
Comme un malheur n'arrive jamais seul, en plus de ne pas voir la couleur de leur appartement à Saïdia, les médias marocains font la sourde oreille.
L'été dernier, une journaliste de 2M prévoit de faire un reportage sur la situation des ces Marocains lésés et propose à ACIA de les suivre lors d'une visite sur le chantier. « Mais à la dernière minute, 2M s'est désisté à la veille de notre rencontre. La raison invoquée : problème de logistique. Aujourd'hui on les attend toujours. Apparemment leur problème logistique n'a toujours pas été résolu depuis ! » lance ironiquement Mohamed. « La chaîne M6 a fait un reportage sur notre situation. Le Parisien aussi. RMC nous a interviewés. C'est tout de même incroyable que ce soit des médias français qui s'intéressent à des problèmes concernant les Marocains. Hormis Yabiladi, aucun média marocain ne parle de ces retards de livraison de plus de 2000 logements !», conclut-il.


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