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Le FIFM 2025 célèbre le cinéma mondial et rend hommage à Hussein Fahmy
Publié dans Yabiladi le 29 - 11 - 2025

Le Festival international du film de Marrakech (FIFM 2025) a démarré, vendredi soir, avec la présentation du jury et un vibrant hommage à l'acteur, réalisateur et producteur égyptien Hussein Fahmy, outre la projection inédite de «Dead Man's Wire» de Gus Van Sant. Une ouverture haute en couleur, qui donne le ton d'une 22e édition célébrant tous les cinémas du monde.
Le Festival international du film de Marrakech (FIFM 2025) a commencé, vendredi 28 novembre, pour se dérouler jusqu'au 6 décembre. La cérémonie d'ouverture s'est voulue une communion représentant largement les cinémas du monde, dans l'esprit de ce rendez-vous annuel qui se veut un pont entre les expressions notables du septième art et les créations novatrices.
Les 82 films au programme de cette édition traduisent richement ce parti pris cinématographique, qui se reflète tout autant dans les 15 opus marocains inclus à la programmation. Celui-ci se décline également dans la sélection des 14 longs-métrages en compétition pour l'Etoile d'or du FIFM, que le jury présidé cette année par Bong Joon Ho devra départager avec les autres membres : Karim Aïnouz, Hakim Belabbes, Celine Song, Julia Ducournau, Payman Maadi, Jenna Ortega et Anya Taylor-Joy.
22 ans, l'âge de l'engouement
Prenant la parole lors de la cérémonie d'ouverture, le président du jury a mis en avant la capacité d'un rendez-vous cinématographique international comme le FIFM à refléter tout l'engouement des jeunes réalisateurs d'ici et d'ailleurs pour le septième art. Dans ce sens, il a rappelé son lien personnel avec le processus créatif quand il avait 22 ans, le même âge que celui du festival aujourd'hui.
«A 22 ans en tant qu'étudiant en cinéma, je dévorais les films et j'en regardais trois à quatre par jour», a déclaré le réalisateur sud-coréen oscarisé, en souvenir des questions de techniques de réalisation et de direction d'acteurs qui lui ont taraudé l'esprit, durant ces années.
Exprimant ainsi comment sa curiosité a alimenté sa passion insatiable pour le cinéma et pour faire des opus lui-même, Bong Joon Ho a dit apprécier l'énergie créative que dégage le FIFM au cours de ces 22 dernières années, avec une contribution significative à mettre en lumière le septième art international.
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À ce titre, Bong Joon Ho a salué un festival ouvert à la fois sur le cinéma indépendant mondial et les créations du pays lui-même, comme l'illustre le documentaire primé «The Mother of All Lies» d'Asmae El Moudir, Etoile d'or de l'édition 2023. En outre, le président du jury estime que «Marrakech a toujours été à l'avant-garde du cinéma mondial», se disant honoré d'y prendre part cette année.
Hussein Fahmy : Un hommage d'exception pour un artiste d'exception
Le septième art arabe et marocain fait partie intégrante de cette célébration mondiale au FIFM. C'est dans cette optique que le premier hommage de cette édition a été consacré à Hussein Fahmy, les trois autres au programme étant ceux de Guillermo Del Toro, Jodie Foster et Raouya.
Icône intergénérationnelle du cinéma égyptien, acteur, réalisateur et producteur de renommée mondiale, Hussein Fahmy a été distingué pour l'ensemble de sa carrière. Sur plus de cinquante ans, l'artiste a incontestablement crevé l'écran du septième art arabe, en diversifiant les rôles et les genres filmiques. Alliant élégance et interprétation au ton naturel, son jeu d'acteur est resté un style inimitable, au fil des décennies.
En ouverture du FIFM 2025, l'Etoile d'or des hommages lui a été décernée par son amie de toujours, l'actrice égyptienne Yousra. Mettant en avant la complicité artistique qui la lie à Hussein Fahmy, elle s'est dit réjouie que le FIFM soit une occasion de «se réunir du monde entier par le pouvoir universel du cinéma, de connecter et d'inspirer».
«Ensemble, nous rendons hommage à une icône pour des générations, une légende qui a façonné l'âme du cinéma égyptien et arabe», a-t-elle dit à propos de Hussein Fahmy. «L'acteur, réalisateur, producteur et président de festival a conjugué talent et excellence artistique à une immense popularité, portant le cinéma arabe au-delà des frontières et sur la scène internationale», a ajouté Yousra.
À ce titre, Hussein Fahmy s'est dit honoré de cet hommage dans sa ville de cœur qu'est Marrakech, avec laquelle il entretient un lien particulier autour du cinéma. Dans la cité ocre, l'artiste a précédemment pris part à la toute première édition du FIFM.
Par ailleurs, cette distinction rend hommage à Hussein Fahmy, au-delà de la légende vivante du cinéma arabe qu'il est. Dans ce sens, Yousra a mis en avant sa «force de caractère et d'esprit», qui façonnent son «dévouement au cinéma, son amour infini pour l'humanité et son engagement humanitaire».
Le cinéma à la croisée du réel et de l'imaginaire
Faisant parler le septième art dans toutes les langues, la cérémonie d'ouverture du FIFM 2025 s'est poursuivie avec la projection de «Dead man's wire», le nouveau film du réalisateur américain Gus Van Sant, figure majeure du cinéma indépendant de son pays.
FIFM 2025 : Une sélection de 82 films, dont 15 marocains, 14 en compétition et 8 en première
S'inspirant justement du récit américain, le cinéaste a créé un film percutant autour de faits réels. L'histoire se passe dans les Etats-Unis des années 1970. Ruiné à cause d'un emprunt dans l'Indianapolis, Tony Kiristis kidnappe le fils du courtier responsable de sa situation, le 8 février 1977. Durant cette prise d'otage qui dure 63 heures, le ravisseur réclame 5 millions de dollars et des excuses, sous le regard de la télévision locale et nationale.
Autour de la figure de Tony, criminel, victime ou justicier désabusé, Gus Van Sant combine deux univers : celui d'un homme perdant confiance en tout, convaincu de se faire justice par lui-même et celui de l'opinion publique, dont les passions se déchaînent autour d'un anonyme devenu la vedette des bulletins d'information.
Pour réussir cette combinaison, le réalisateur plante le décor et le cerne dans l'espace-temps. Il navigue entre le huis clos anxieux qui lie le ravisseur à son otage, et l'univers médiatico-politique bouillonnant. Gus Van Sant dépeint celui-ci avec une grande subtilité, mettant en image les interactions entre police, justice, médias et argent. En filigrane, il montre comment la réalité dépasse la fiction.
Ce sont ces univers, entre le réel et l'imaginaire, qui sont mis en lumière au FIFM 2025. Le temps d'un festival représentatif de diverses cultures et de divers continent, les professionnels de renom, les talents émergents, les artistes internationaux et locaux, les fins connaisseurs et le large public se rencontrent et s'entendent grâce au langage du cinéma.
Article modifié le 29/11/2025 à 15h10


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