DR ‹ › Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) a adressé, ce dimanche, un message à l'Algérie de l'après-Chengriha. Abdelilah Benkirane a exhorté la future élite appelée à prendre les rênes du pouvoir au voisin de l'Est à ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec le Maroc. «Ceux qui gouvernent (actuellement) l'Algérie pensent que tout conflit avec le Maroc sert les intérêts de l'Algérie», a-t-il déploré dans une allocution prononcée lors d'un meeting organisé à Fès, à l'occasion du 82e anniversaire de la présentation du Manifeste de l'indépendance du 11 janvier 1944. Cette ligne politique est aujourd'hui «révolue, alors que des gens sont enlevés à l'intérieur même de leurs maisons». Une allusion à la capture de l'ancien président du Venezuela, Nicolas Maduro, par l'armée des Etats-Unis. Le secrétaire général du PJD a également rappelé aux responsables algériens les projets annexionnistes de Donald Trump visant le Groenland et le Canada. «Dans ce contexte, nous avons grandement besoin de solidarité et d'unité. Je ne dirais pas que nous allons vivre dans le même Etat, mais au moins il faut rapprocher nos politiques, notamment en matière d'affaires étrangères et de défense», a-t-il plaidé. Benkirane a, par ailleurs, invité les autorités algériennes à «rouvrir les frontières terrestres», fermées depuis 1994. Tout en précisant qu'il «n'est un partisan ni de la fitna, ni du coup d'Etat en Algérie», le leader islamiste a exprimé le souhait que la future direction à la tête de l'Algérie après le général Saïd Chengriha, «parce qu'il est âgé», «normalise ses relations avec le Maroc et avec les pays voisins, parce qu'ils ont des problèmes avec ces Etats».