DR ‹ › Le chef du pôle Rabat-Kénitra des écoles relevant de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), François Cuilhé, a confirmé une hausse de 7% sur les frais de scolarité à la prochaine rentrée. Dans un courrier adressé au parents, ce mercredi, il fait état d'«un effort financier» nécessaire, afin de soutenir les optimisations opérées par l'institution sur les dépenses. «Nous avons pris en compte toutes les améliorations possibles dans l'organisation des établissements afin de réaliser des économies sans jamais porter atteinte à la qualité de l'enseignement ni à la sécurité», a écrit le chef de pôle, affirmant que ces efforts ont été consentis pour éviter des hausses exorbitantes des frais de scolarité. «J'ai conscience que cette hausse est importante, mais elle est à mettre en perspective avec le coût réel croissant de la scolarité, dont les tarifs des autres écoles internationales donnent une idée, et qui reste à hauteur d'un tiers (soit environ 1 800 euros par an par élève) absorbé par l'engagement financier des autorités françaises», a ajouté le responsable. François Cuilhé a ainsi indiqué partager «des premiers éléments qui peuvent permettre de répondre à plusieurs inquiétudes et demandes formulées» par certaines familles. Dans ce sens, le prochain budget du pôle «doit permettre à la fois d'assumer une nouvelle répartition de charges financières entre la subvention publique française, qui reste importante et n'est pas remise en cause, et les familles, afin de garantir les conditions d'un enseignement de qualité, tel que l'Education nationale française s'y engage». Dans ce sens, le responsable souligne que «cette hausse est à décorréler du projet immobilier du collège Saint-Exupéry» estimé à 18,5 millions d'euros, «dont le financement est assuré par l'utilisation du fonds de réserve du pôle et un apport de l'AEFE à hauteur de 7 millions d'euros». Selon lui, ce chantier «fera l'objet d'un point d'étape» avec les représentants des parents d'élèves «très prochainement», puis d'«une communication régulière au fur et à mesure de l'avancement». Concernant les demandes d'anticipation pluriannuelle, il indique qu'une trajectoire financière sur les trois prochaines années sera proposée en avril prochain, avec «un dialogue régulier» avec les familles sur les enjeux pédagogiques.