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Migrants : Le Maroc prolonge la régularisation des uns et veut expulser les autres
Publié dans Yabiladi le 18 - 02 - 2015

Le gouvernement aurait décidé de renouveler automatiquement les titres de séjour des personnes régularisées en 2014. Par contre, les hommes en situation irrégulière, arrêtés près de Nador en fin de semaine dernière, ont été déplacés vers le sud, dans l'attente de leur probable expulsion. Une partie des femmes et des enfants a été libérée.
Le gouvernement aurait décidé de renouveler automatiquement les cartes de résidents des étrangers régularisés en 2014, à la faveur de l'opération exceptionnelle de régularisation, révèle Hicham Rachidi, secrétaire général du groupement associatif de défense des droits des migrants Gadem, cette après-midi, mercredi 18 février 2015. La nouvelle est importante car, lors de la clôture officielle de l'opération expcetionnelle de régularisation, aucune réponse n'avait été donnée à ce problème. Bien des étrangers en situation irrégulière jusqu'en 2014 n'auront pas pu obtenir un emploi légal pour renouveler leur carte de résident en seulement un an. Cette décision leur évitera de retomber dans une situation irrégulière si peu de temps après l'avoir quittée.
Le ministère de l'Intérieur ne semble pour l'instant pas disposé à revoir sa position par rapport aux migrants en situation irrégulière. L'immense majorité des migrants arrêtés dans des campements sauvages de la région de Nador en fin de semaine dernière, sont toujours retenus dans 16 villes au sud de Casablanca, d'El Jadida à Guelmim depuis mercredi 11 février 2015. «Parmi les migrants arrêtés mercredi, il y avait 5 femmes seulement, dont deux sont aujourd'hui retenues à Ouarzazate. Il y avait par contre beaucoup de mineurs qui sont aujourd'hui retenus dans le sud», note Stéphane Julinet, membre du Gadem, chargé du plaidoyer. Une décision en complète contradiction avec la décision, en juillet, de régulariser toutes les femmes et les enfants immigrés, sans distinction. 8 demandeurs d'asile ont également été arrêtés, à ce moment-là.
Le Gadem n'a pas pu avoir accès aux camps de rétention d'El Jadida, Youssoufia, Agadir, mais il a pu se rendre à Tiznit où, faute de lieu clôt pour rassembler les migrants, ils sont libres de circuler dans la ville. «Nous avons pu en approcher quelques-uns, mais les autorités sont très vite intervenues et nous ont expulsés de la ville immédiatement», rapport Stéphane Julinet. Leurs conditions de vie sont «parfois correctes, d'autres fois inacceptables», souligne-t-il, mais aucune violence physique ne semble expressément exercée contre les personnes retenues. «Nous craignons toujours une expulsion groupée vers les pays d'origines des migrants», indique Stéphane Julinet.
Nador, femmes et enfants libérés
Dans la région de Nador, il n'y a pas eu de nouvelles arrestations depuis vendredi. Le camp estival d'Arekmane qui avait recueilli dans un premier temps les Subsahariens arrêtés dans les campements de Gourougou, mercredi 11 février 2015, puis près de Nador, Selouane et Zegangan, vendredi 13 février, est à présent vide. Parmi les personnes arrêtées vendredi – environ 200 à 300 personnes – «les hommes ont tous été emmenés en bus, dans les villes du sud, par contre, toutes les femmes et les enfants ont été libérés. Nous avions pu rentrer dans le camps de vacances d'Arekmane, jeudi, et ils étaient plutôt bien traités», raconte Hicham Arroud, membre de l'association Asticud pour le développement et la culture.
Libérés, ces femmes et ces enfants n'ont pas pour autant de carte de séjour ni d'endroit où vivre puisque leurs campements de fortune ont été détruis. «Alors, ils se rendent vers d'autres campements de migrants de la région, car tous n'ont pas été détruits», ajoute-il. Comme ceux qui ne se trouvaient pas à leurs campements au moment des arrestations, ils cherchent et trouvent des positions de repli plus ou moins éloignés. «Dans la forêt de Gourougou, 11 personnes seulement, des hommes, sont revenus s'installer dans les campements détruits, à ma connaissance», indique Hicham Arroud. A Nador, dans les quartiers où certains d'entre eux ont trouvé refuge, la police fait des rondes et les migrants fuient. «C'est le jeu du chat et de la souris», conclut le militant.


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