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Je m'appelle Ghalia, je suis Marocaine, j'étudie à Tunis et je vais avoir un diplôme français!
Publié dans Yabiladi le 14 - 07 - 2015

Bac en poche, beaucoup de nouveaux bacheliers sont confrontés à ce dilemme : partir étudier dans un pays occidental ou rester au pays auprès des parents. Pourtant une troisième voie existe. Quand elle a eu son bac, la jeune Ghalia Awab, 19 ans, a été confrontée elle aussi au même dilemme. Une équation qu'elle a vite résolue. Entretien.
Festival "Dunes électroniques"
L'expérience qui a le plus marqué Ghalia est sa participation au Festival "Les dunes électroniques". On la retrouve ici au bord de la mer pour profiter de la fraîcheur en compagnie de ses amis
Yabiladi : Une fois le bac en poche, vous vous êtes posée la question : partir ou ne pas partir à l'étranger ? Votre choix a été de partir. Pourquoi avoir choisi la Tunisie et pas un pays d'Europe ?
Ghalia Awab : La Tunisie constituait une alternative intéressante et un parcours atypique comparé aux pays européens, tout en proposant un diplôme tout aussi prestigieux. Le coût de la vie y est moins élevé et surtout on s'y sent moins dépaysé lorsqu'on est marocain, ce qui est parfait lorsqu'on ne se sent pas prêt à plonger dans le grand bain qu'est la vie indépendante. Pour moi aller en Tunisie a été le meilleur choix que j'ai fait. Tout d'abord, cela m'a permis de ne pas être dépaysée dès ma première année d'études. Beaucoup de mes amis n'arrivent pas à supporter le changement radical en arrivant en Europe. Ce qui m'a le plus attiré est le fait de suivre une des meilleures formations de France dans un pays où le niveau de vie est beaucoup plus accessible.
Avec tous les événements qui se sont passés en Tunisie, vos parents et vous-même n'avez pas eu peur pour votre sécurité ?
Bien sûr, mes proches de façon générale se sont beaucoup inquiétés pour moi. C'est vrai qu'au début ça me perturbait de me dire que c'était si proche. Mais avec du recul on se rend compte qu'aucun pays n'est épargné par la menace terroriste... La France et le Maroc y compris.
Racontez-nous la journée type d'une étudiante marocaine en Tunisie
Pendant l'année scolaire, la journée type se rapproche de celle d'une étudiante en Europe… A la place de manger un Mc do, je mange un makloub (sandwich de fast food tunisien), à la place de me déplacer en métro, je prends un taxi etc. Certaines particularités font l'originalité de la vie d'un étudiant en Tunisie. Pendant les vacances, j'essaye de découvrir le plus d'endroits en Tunisie avec mes amis (Tozeur, Hammamet, Sousse, Sidi Bou Saïd etc...). Je pense que si j'avais été en Europe, je n'aurais pas pu me permettre de voyager autant. Il n'y a pas de différence particulière entre mon quotidien en Tunisie et ce que peuvent me raconter mes amis qui étudient en Europe ou en Amérique du Nord, si ce n'est le fait que l'on se déplace en taxi au lieu de prendre le métro ou le bus. L'avantage que présente toutefois la Tunisie c'est ses différents lieux touristiques où on peut passer le week-end, chose qui semble plus compliquée ailleurs.
Vous avez choisi d'étudier en Tunisie et obtenir un diplôme étranger. C'est un système qui existe déjà au Maroc. Pourquoi la Tunisie ?
Je tiens à préciser que j'ai fait passer la qualité du diplôme avant la destination. Comme vous le savez surement, Dauphine Paris est l'une des universités les plus prestigieuses de France. Or celle-ci a un campus à Tunis qui offre les mêmes privilèges que le campus parisien. Nous avons le même diplôme, les mêmes examens et les mêmes opportunités que les étudiants à Paris. De plus, comme je l'ai mentionné, la Tunisie n'est pas un pays cher comparé à la France. C'est donc une façon pour moi de joindre l'utile à l'agréable. C'est une opportunité que je n'ai pas trouvé à Casablanca lorsque j'ai obtenu le bac. J'ai le sentiment qu'au Maroc, ce sytème concerne surtout les filières scientifiques. Même si l'ouverture de l'EM Lyon à Casablanca est un bon début.
Le Maroc et la Tunisie sont deux pays socialement très proche. Quelles difficultés d'adaptation avez-vous rencontrées ?
Mis à part le dialecte, je n'ai pas rencontré de réels problèmes. Au contraire, les Tunisiens ont été très accueillants et chaleureux avec moi jusqu'au point où j'ai fêté l'aïd avec la famille de ma voisine. A l'aïd, j'ai reçu au moins 4 invitations. Comme nous avons à peu près les mêmes traditions, ils comprennent ce que c'est que d'être loin de sa famille. Cela rassure mes proches. De plus, cette «chaleur arabe» est ce qui manque à tous mes amis partis étudier en France par exemple.
Qu'envisagez-vous après vos études ? Restez en Tunisie, partir dans un autre pays ou retourner au Maroc ?
Apres mes études, l'idéal serait de faire le plus de stages en Europe ou en Amérique. Par la suite, je compte retourner m'installer au Maroc.


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