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Blocage des apps VoIP au Maroc : Les MRE appellent les opérateurs locaux à innover
Publié dans Yabiladi le 12 - 01 - 2016

Le blocage des applications VoIP au Maroc a fait couler beaucoup d'encre ces derniers jours, au-delà même des frontières du royaume. Alors que l'ANRT justifiait sa décision en fin de semaine dernière, des MRE dénoncent une mesure «illusoire» qui peut influer sur les liens avec les proches restés dans le pays d'origine, ainsi que sur les activités des entrepreneurs MRE. Ils appellent les opérateurs nationaux à faire preuve d'innovation.
Face au blocage des applications de VoIP au Maroc, certains Marocains résidant à l'étranger y sont complètement indifférents, notamment parce qu'ils ne sont pas friands des applications comme Whapsapp, Viber et Skype. D'autres en revanchent dénoncent une mesure «dégueulasse».
A Tunis, Zineb et sa famille ont été «inquiets» pendant les trois premiers jours après le blocage. «On se demandait comment on ferait pour échanger quotidiennement avec nos proches au Maroc, car disons-le ces outils sont très pratiques, en raison de leur faible coup», explique la jeune dame qui a fini par trouver une autre application qui lui permet de passer des appels internationaux. «Je préfère en taire le nom. Sinon ils [les dirigeants des télécoms au Maroc, ndlr] vont immédiatement la bloquer aussi», se méfie-t-elle.
«Mesure illusoire à l'ère d'internet»
Pour cette maman, le blocage n'a pas lieu d'être. «A l'ère d'internet, de la mondialisation, … je trouve franchement de telles mesures ridicules. Mais c'est la loi et l'ANRT [l'Agence nationale de régulation des télécommunications, ndlr] a tranché. Il faut donc peut-être changer la loi», suggère la jeune dame. Et ce qu'elle ne comprend pas, c'est le blocage des réceptions d'appels pour les résidents Marocains. «Normalement, cela ne devrait pas poser de problème que nous, MRE, appelions de l'étranger, parce que c'est plutôt les appels émis depuis le Maroc qui font rentrer de l'argent aux opérateurs locaux», argue Zineb, faisant allusion aux intérêts commerciaux des opérateurs marocains.
Assumant le blocage des services VoIP, l'ANRT a justifié son action en vertu des dispositions réglementaires régissant la fourniture des services de téléphonie (Voix sur IP ou autres) qui exigent la détention d'une licence pour tout type d'appels.
En France, les MRE ont de nombreux autres moyens abordables à leur porter pour communiquer avec leurs proches restés au Maroc, l'ADSL notamment. «Il suffit que mon parent au Maroc ait un fixe pour que je puisse l'appeler gratuitement», confie Boualam Azahoum de l'association Justice pour les chibanis, estimant toutefois que sans les appels Skype, Viber ou Whatsapp, la fréquence de communication n'est évidemment plus la même, «surtout avec nos proches qui ne disposent pas de fixe».
Il regrette que le Maroc ait de telles lois, car dit-il, «dans un pays démocratique, la question ne se pose même pas. Une telle mesure ne serait pas passée». «Et puis, c'est illusoire de prendre ce genre de décision de nos jours», estime ce militant associatif, faisant allusions aux techniques de détournements du blocage dont se servent de nombreux utilisateurs. La presse s'en est d'ailleurs fait l'écho, détaillant parfois les différents moyens de contours à la disposition des utilisateurs.
IAM, Meditel et Inwi appelés à innover
En Belgique, l'inquiétude de Lhoussaine Ouachen n'a pas duré longtemps. Fondateur d'une association culturelle, il se sert «énormément» des services VoIP pour communiquer non seulement avec sa famille au Maroc, mais aussi avec des acteurs de la culture au royaume chérifien. «C'est aux opérateurs locaux de proposer des produits plus intéressants, plutôt que bloquer les appels sur ces applications», recommande-t-il.
Même son de cloche en Chine. Kamal Mediouni -qui y vit de manière permanente depuis près de dix ans- est, ces dernières années, à cheval entre Shenzhen et Casablanca pour le développement de son entreprise chinoise au Maroc. Il se dit «pénalisé» au niveau professionnel par le blocage des services VoIP. «De plus, cela renvoie une très mauvaise image à l'étranger, celle de la régression, plutôt que celle du progrès», explique cet entrepreneur qui travaille également avec des partenaires dans plusieurs pays d'Europe.
«Au lieu d'essayer de forcer les gens à payer et ainsi récupérer de l'argent par ce moyen, Ils feraient mieux de développer de nouveaux services et d'essayer d'être plus performants», préconise M. Mediouni, soulignant que les opérateurs ont déjà des gains sur l'utilisation de ces applications conditionnée par une connexion internet.
La semaine dernière, les internautes marocains, en colère, ont lancé des pétitions contre le blocage des applications VoIP. La sortie de l'ANRT vendredi dernier est venue comme pour remettre les points sur les i, mais ils sont encore nombreux à s'indigner sur les réseaux sociaux. Et même les professionnels critiquent. Dans un entretien avec Le Desk, Mohamed Boumediane, le fondateur et PDG de la start-up Ziwit, a estimé qu'une telle mesure était «absurde et trop risquée» du point de vue sécuritaire.


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