Sahara marocain : Le Costa Rica considère "l'autonomie sous souveraineté marocaine" comme "la solution la plus réalisable"    Le Maroc prolonge son partenariat avec l'UE pour la recherche et l'innovation en Méditerranée    États-Unis: le pôle DGSN-DGST salué dans deux opérations internationales contre des réseaux criminels    Ciments du Maroc : un résultat net en hausse de 50% en 2025    RAM inaugure une liaison directe Bruxelles-Tétouan    Maroc : plus de 7800 entreprises créées en janvier 2026    CMT : Ayrad Group Limited acquiert indirectement 37,04% du capital, OPA obligatoire déclenchée    Présentation du trophée de la CAN 2025 à Paris : le Club des avocats du Maroc passe à l'offensive    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Chutes de neige et averses orageuses accompagnées de grêle, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    Akdital : un chiffre d'affaires de 4,4 milliards de DH en 2025    « K1 », la nouvelle série policière sur 2M, dès le 31 mars 2026    L'humour fait son grand retour à Marrakech avec le Marrakech Comedy Festival    Le FICAM® rend hommage à Fayez Al-Sabbagh, fondateur de la chaîne SpaceToon®    Revue de presse ce vendredi 27 mars 2026    La Chine envoie un nouveau satellite test dans l'espace    FAO : la guerre au Moyen-Orient, un choc pour la production alimentaire mondiale    Congrès US : Une fidèle de Trump veut classer le Polisario entité terroriste    Match amical Maroc - Equateur : Près de 1 000 agents mobilisés dans le sate de Madrid    Équateur: Un adversaire solide face au Maroc avec une identité du jeu confirmée    Etats-Unis : Appel à la fermeture des camps de Tindouf    Education : Le Maroc a créé 90 000 postes budgétaires entre 2021 et 2025    Femmes et sport, le pouvoir reste-t-il un terrain masculin ?    Trump ally backs US push to label Polisario a terrorist group    US push to shut down Tindouf Camps    Morocco bets $4 billion on hotel expansion ahead of 2030 World Cup    Le Maroc mise sur 4 MM$ pour son expansion hôtelière en vue du Mondial 2030    Dakhla : Cinq pêcheurs disparus après une collision avec un navire    Agroalimentaire : 850 MDH pour renforcer la souveraineté alimentaire du Maroc    Rabat : cycle de conférences pour repenser les féminismes depuis une approche décoloniale    Détroit d'Ormuz : Donald Trump affirme que l'Iran a autorisé le passage de dix pétroliers    Bourita: Pour le Maroc, la Cisjordanie et sa stabilité sont des prérequis pour la réussite de tout processus concernant Gaza    Yaoundé : Le Maroc participe à la 14e conférence ministérielle de l'OMC    Sahara: La République tchèque réaffirme son soutien au plan d'autonomie    Israël : Ziv Agmon démissionne après des propos racistes sur des députés d'origine marocaine    Titres de séjour : En France, élus et ONG alertent sur les failles de la dématérialisation    Maroc – Équateur : tout savoir sur la première de Mohamed Ouahbi    Mondial 2026: la phase de vente de dernière minute débute le 1er avril    Kylian Mbappé choisit le médecin de l'équipe nationale du Maroc pour soigner sa blessure au genou    Sénégal dépose une plainte pour corruption après la décision de la CAF    La MINURSO sous examen après une visite de responsables onusiens à Laâyoune    Averses orageuses avec chutes de grêle jeudi et vendredi dans plusieurs provinces    Akhannouch met les enseignants au cœur de la réforme éducative au Maroc    Bijoux africains : 5 créatrices qui révolutionnent le luxe    TAS : le Sénégal prend un risque majeur en contestant la CAF    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    Essaouira accueille « La Dolce Vita à Mogador 2026 », vitrine du cinéma italien au Maroc    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Nomad #18 - Musée Dar Jamaï : Palais du vizir mais pas que...
Publié dans Yabiladi le 02 - 04 - 2017

Yabiladi vous propose un saut dans le passé, au temps des vizirs et de leurs palaces à couper le souffle. Immersion dans le palais Dar Jamaï à Meknès.
La ville historique de Meknès est classée patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1996. La cité impériale regorge de trésors architecturaux et historiques. Le musée Dar Jamaï en est un exemple concret. Situé sur la place Lehdime, impossible de le rater lors de la tournée sur les endroits à visiter dans la vieille médina de Meknès.
Le palais est sublime, plusieurs pièces se succèdent autour d'un jardin intérieur de type andalou à la verdure abondante, où fleurs, palmiers, orangers et autres arbres fruitiers cohabitent autour de mini fontaines. La mosaïque sur le sol transporte dans un autre temps. Un pavillon de plaisance ajoute un charme particulier au lieu. Au coin du jardin se trouve un kiosque pour musiciens avec des peintures d'une époque lointaine. Les chants des oiseaux donne une dimension paisible à l'endroit qui est tel un oasis au milieu de l'activité incessante de la place Lehdime. La demeure témoigne de la richesse du temps des familles makhzeniennes du 19ème siècle.
Au début de la visite, un long couloir d'une exposition permanente s'annonce avec des armes, des boiseries et céramiques du siècle dernier, entre autres. Le rez-de-chaussée est un espace privé qui comprend patio, chambre et cuisine. Les différentes pièces du palais ont chacune une thématique, par exemple la cuisine est enrichie en objets d'époque qui servaient aux domestiques. A l'étage, des Corans et manuscrits sont exposés, puis à quelques pas, la chambre du vizir telle qu'elle était agencée à l'époque. Le musée est une ode aux métiers traditionnels de Meknès : bois de cèdres sculpté et peint, mobiliers d'architecture, broderies de la ville impériale, caftans, bijouterie citadine et céramique.
Une des pièces du musée Dar Jamaï. / Ph. Zaïnab Aboulfaraj
Palais, hôpital et enfin musée
La demeure est une résidence palatiale construite en 1882, apprends-on sur le site du ministère de la culture. «Le palais appartenait à Mohamed Ben Larbi Jamaï, grand vizir du sultan Hassan I (qui a régné de 1873 à 1894, ndlr)», indique la même source. Le vizir tomba malade et dû quitter Meknès pour se soigner à Fès. Son frère Hadj Maâti pris le relais et occupa la bâtisse. Alors que Moulay Abdel Aziz succéda au sultan Hassan I, Ahmed Ben Moussa Ben Ahmed pris le pouvoir et devint grand vizir.
Des rivalités familiales menèrent à l'arrestation de Hadj Maâti, et sa condamnation à Tétouan où il croupit en prison jusqu'à la fin de ses jours. Suite à cette épisode, la famille Jamaï tomba en disgrâce, «fut dépouillée de ses biens qui ont été confisqués et distribués», précise le site. Dar Jamaï devint la propriété de Madani El Mezouari Glaoui, grande figure au pouvoir incontesté durant la période du protectorat français. Ce dernier n'y mis cependant jamais les pieds.
La chambre du vizir Jamaï. / Ph. Zaïnab Aboulfaraj
En 1912, la partie centrale du palais devint l'hôpital Louis lors du protectorat français et la partie droite fut convertie momentanément en hôpital militaire. Quelques temps plus tard, cette partie devint «Service des arts indigènes». En 1920, la bâtisse devint musée (sous l'appellation «Musée des arts indigènes», ndlr) grâce à son attribution à l'inspection régionale des Beaux-arts. En novembre de la même année, un dahir classe l'endroit comme monument historique. Une école de broderie fut créée dans la foulée dans un local attenant au musée. Ahmed Margaa, conservateur du musée Jamaï contacté par Yabiladi, informe que le palais a été alimenté en eau potable et électricité en 1947. L'artisanat pris fin en 1958. Depuis ce temps là les collections du palais n'ont cessé de s'enrichir par les acquisitions de l'Etat.
A présent, une collection permanente agrémente les lieux sous le nom «Arts et métiers traditionnels de Meknès», où des objets ethnographiques datant de 1917 sont exposés. C'est un témoignage du savoir-faire artisanal de la ville impériale et de sa région. Selon le conservateur du musée Jamaï : «46 300 personnes ont visité les lieux, dont 9670 enfants», précise-t-il. «Il fait une superficie totale de 1 090 m2», ajoute-t-il.
Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9h à 16h. Les tarifs varient de dix dirhams pour les adultes à trois dirhams pour les enfants. Il est à noter que le vendredi, l'accès est gratuit pour les Marocains.
Plan du musée Jamaï. / Ph. FNM


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.