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Evaluation du climat des affaires au Maroc : Peut mieux faire !
Publié dans Yabiladi le 08 - 06 - 2011

Présenté aujourd'hui à Rabat par Richard Boucher, secrétaire adjoint de l'OCDE et Nizar Baraka, le rapport de l'OCDE est le fruit d'une évaluation du climat des affaires marocain par le Cadre d'action pour l'investissement et s'appuie sur les principes de gouvernement d'entreprise établis par l'OCDE et reconnus mondialement. Synthèse.
D'abord saluer les réformes entreprises par le Maroc pour la dernière décennie, puis l'inviter à les poursuivre, les approfondir et en entreprendre d'autres. La Stratégie de développement du climat des affaires (SDCA) se veut une base de départ pour la création d'une feuille de route économique pour le Maroc, à travers une évaluation multidimensionnelle portée sur douze axes principaux.
• la politique et la promotion de l'investissement
Politique moteur de la croissance économique, la promotion de l'investissement à été placé au cœur du débat. Le Maroc est invité à faciliter l'entrée des investissements par la levée des obstacles juridiques, à simplifier les procédures administratives et à renforcer la transparence.
• la politique de privatisation et les partenariats public-privé
L'OCDE félicite le Maroc pour le parcours réussi de sa politique de Partenariats Public-Privé (PPP) lancée dès 1993. Et l'encourage à institutionnaliser une unité PPP et élargir son champ d'action.
• la politique et l'administration fiscale
Le rapport salue les initiatives entreprises par le Maroc, notamment la réduction des taux d'imposition, la modernisation et la simplification de son système et l'élaboration de bilans des dépenses fiscales. Le Maroc est appelé cependant à simplifier le système fiscal, à supprimer ses niches, et à renforcer la discipline et la transparence fiscales.
• la politique commerciale et la facilitation des échanges commerciaux
L'engagement du Maroc dans la libéralisation du commerce est fort apprécié, au même niveau que la signature de plusieurs accords de libre-échange. L'obtention du statut avancé par l'Union Européenne est citée dans le rapport comme une consécration. L'OCDE regrette néanmoins une certaine vulnérabilité due à la non-diversification des partenaires et la faiblesse des exportations à forte valeur ajoutée. Le Maroc est invité à soutenir les entreprises exportatrices à travers la certification et le crédit export.
• les politiques pour de meilleures réglementations et procédures pour les entreprises
L'OCDE ne nie pas la bonne volonté du Maroc de réformer la législation et de mieux encadrer les entreprises, à travers notamment le Plan emergeance ou encore le Comité National de l'Environnement des Affaires (CNEA). L'organisation recommande cependant au Maroc de «s'atteler à des problèmes connexes tels que la politique du travail ou l'accès au foncier».
• la politique et la promotion des petites et moyennes entreprises
Désigné comme un pilier de la croissance économique, ce secteur souffre pourtant de faiblesses structurelles, notamment en terme de compétitivité, de capitalisation, productivité et d'informalité, selon le rapport. Les défis identifiés concernent l'activité informelle, l'innovation, l'accès au financement et les compétences de gestion.
• la lutte contre la corruption
Sans doute la tache noire du rapport. Malgré l'instauration de l'ICPC, la ratification de la Convention des Nations Unies contre la corruption, le Maroc est encore loin du compte. Une série de recommandations et de défis à relever concluent cette dimension là.
• la gouvernance d'entreprise
Révisions législatives, création de la commission nationale pour la gouvernance d'entreprise, ou encore la publication du code marocain des bonnes pratiques de gouvernance sont des mesures prometteuses. Cependant, le rapport déplore un décalage entre les principes énoncés et la pratique des entreprises sur le terrain.
• le droit des affaires et la résolution des litiges commerciaux
La rigidité administrative, le «manque d'efficacité des tribunaux de commerce», et la non application du droit des affaires sont brandies comme freins principaux. Renforcer les capacités institutionnelles, la protection de la propriété foncière, la transparence dans l'arbitrage et la médiation seront, par conséquent une bonne soupape pour évacuer les tensions «commerciales».
• l'infrastructure
«Facteur décisif» pour une économie durable, le Maroc a fait des progrès en matière d'infrastructure de base et de pointe. Le réseau ferroviaire reste à développer, tout comme la téléphonie fixe et le réseau électrique. Le rapport recommande vivement au Maroc de parier sur les énergies renouvelables pour réduire sa dépendance énergétique.
• le capital humain
« La rattrapage du Maroc en matière d'éducation et de formation est notable». Voilà qui est dit, mais le chômage continue de sévir. Et pour cause : le décalage entre la formation et les profils requis en entreprise, le déphasage linguistique entre l'arabe et le français. Coordonner donc entre la formation et le marché de l'emploi serait un premier pas urgent et fondamental.
• l'accès au financement
Le rapport met la lumière sur le côté discriminatoire du crédit bancaire au Maroc. Le crédit finance plutôt les grands projets que l'entreprenariat. Les garanties exigées par les banques pourraient être allégées et les pouvoirs du contrôle déontologique des valeurs mobilières (CDVM) renforcés.
Ces résultats ne sont que ceux d'une première phase des de cette étude. L'OCDE compte, dans un deuxième temps définir les réformes prioritaires à entreprendre pour le Maroc et dans un dernier temps, apporter son soutien à la mise en œuvre de ces réformes.


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