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Affaire Benaïssa Aït Ljid : Le torchon brûle à nouveau entre Hamieddine, le PAM et les avocats
Publié dans Yabiladi le 29 - 09 - 2017

Jeudi, le conseiller PJDiste et président de l'ONG Mountana Al Karama, Abdelali Hamieddine a accusé publiquement le PAM de vouloir ternir sa réputation. Le jour-même, le journal Akhir Saâa a publié un nouvel article sur l'affaire de l'assassinat de l'étudiant gauchiste Benaïssa Aït Ljid. La Fondation portant son nom a elle aussi réagi à la réaction de Hamieddine.
C'est l'une des affaires déterrées depuis quelques années mais qui refont parler d'elles de façon continue. L'affaire de l'étudiant gauchiste Benaïssa Aït Ljid, assassiné en 1993 près de la faculté de droit Dhar Mehraz de Fès, est au cœur de l'actualité cette semaine. A l'origine, un article paru dans les colonnes du quotidien Akhir Saâa, intitulé «Le sang du martyr Aït Ljid poursuit Hamieddine».
Abdelali Hamieddine accuse un allié du PAM qui vise sa réputation
L'article rapporte que le juge d'instruction aurait décidé de convoquer le 18 octobre prochain Abdelali Hamieddine dans le cadre de cette affaire. Citant l'avocat Lahbib Hajji ainsi que le frère d'Aït Ljid, le média proche du PAM fait état d'une nouvelle plainte déposée par les proches de Benaïssa Aït Ljid, épaulés par des avocats.
Un article qui irrite le PJDiste et président du Forum de la dignité pour les droits de l'homme (Mountada Al Karama). Dans une longue mise au point reprise jeudi par nos confrères d'Alaoual, Abdelali Hamieddine accuse publiquement le PAM.
Il évoque ainsi des «campagnes médiatiques coordonnées», affirmant que «certains médias, à leur tête le journal Akhbar Saa et certains sites suspects, insistent pour promouvoir une série de fausses allégations qui ciblent principalement [sa] réputation personnelle et celle du parti auquel [il] appartient». «Une tentative qui vise à régler des comptes politiques de manière contraire à l'éthique» pour évoquer son éventuelle convocation par le juge d'instruction sur la base d'une nouvelle plainte. Il rappelle ensuite l'affaire de l'étudiant gauchiste assassiné.
«La partie qui évoque cette question 20 ans après la clôture de l'affaire est un allié du PAM qui n'a pas hésité à impliquer l'institution parlementaire en posant une question orale à travers le chef du groupe du PAM à la deuxième chambre, Abdelhakim Benchemmas (…) pour viser directement ma réputation en tant que membre du PJD. Je considère que le but de cette affaire, médiatisée à des moments très précis, est une vengeance politique qui s'exerce à travers des méthodes visant à tuer symboliquement et politiquement les ennemis via des outils sales basés sur les médias, l'intimidation politique, la diffamation et les plaintes renouvelées devant le pouvoir judiciaire.»
Abdelali Hamieddine ajoute aussi que l'Instance équité et réconciliation (IER) a reconnu que son procès avait fait l'objet de plusieurs abus et que son emprisonnement était arbitraire.
Ce à quoi la Fondation Aït Ljid ne manquera pas de répondre. Alors qu'une autre mise au point émanant de cette dernière et de ses membres devrait être publiée ce vendredi, son président, l'avocat Lahbib Hajji persiste et signe.
«L'IER ne l'a pas blanchi du crime», assure Lahbib Hajji
«Nous préparons une mise au point pour détailler et répondre à tous les points évoqués par Hamieddine», nous dit-il, affirmant que le conseiller parlementaire du PJD a «soit menti à la police judiciaire lors de ses aveux au lendemain de son arrestation en 1993, en prétendant qu'il était un ami de Benaïssa Aït Ljid, soit la police l'a considéré comme un des terroristes utilisés par la police et lui a donc préparé un procès-verbal sur mesure».
Pour l'avocat et militant des droits de l'homme, «le procès-verbal pour lequel Hamieddine a été poursuivi est une falsification de la réalité et n'évoque pas l'accident ayant conduit à l'assassinat de Benaïssa Aït Ljid».
«Hamieddine se présente comme un ami de la victime et avance que lui et ses «camarades» se sont affrontés avec l'autre partie, les islamistes, et que c'est ce qui a conduit au décès de son «camarade» Aït Ljid. Il a été poursuivi pour avoir participé à l'altercation. Cette poursuite a également concerné deux autres camarades de la victime faisant partie des étudiants bassistes. Tout cela figure dans le procès-verbal, ce sont des mensonges.»
Lahbib Hajji raconte ensuite que lorsque l'IER a commencé à recevoir les doléances des victimes des années de plomb, «Hamieddine a déposé son dossier avec une attestation signée par Ahmed Raissouni (ancien président du Mouvement unicité et réforme, bras idéologique du PJD, ndlr) qui prouve qu'il était un étudiant islamiste appartenant à l'association islamiste présidée par Raissouni en 1993, et qu'il était étudiant et membre du courant islamiste politique de la Faculté». «Cela veut dire que cette même attestation a prouvé qu'il avait menti en 1993», enchaîne-t-il. Il nous explique ensuite que «le fait que l'IER l'ait reconnu comme victime d'une détention arbitraire de plus de 5 jours est la preuve de son innocence, mais je dis non, l'IER ne l'a pas blanchi du crime, mais a tout simplement reconnu que la période de garde à vue avait été arbitrairement prolongée».
Quant aux accusations formulées à l'encontre du PAM, Lahbib Hajji rappelle que «l'ensemble des avocats ayant déposé les plaintes sont des avocats gauchistes». «Moi personnellement en tant que président de la fondation, militant des droits de l'homme et avocat, j'ai été membre du PSU avant de rejoindre le Parti travailliste puis l'USFP. J'ai été membre du bureau politique de l'USFP jusqu'au dernier congrès et j'en suis toujours membre», se défend notre interlocuteur. «Ce qu'avance ce monsieur est en train de minimiser et déprécier notre travail en tant que militants des droits de l'homme», nous déclare-t-il, se faisant au passage la promesse de révéler prochainement plus de détails sur le dossier déposé par Hamieddine auprès de l'IER.


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