Maroc-Bahreïn : Ferme volonté commune de promouvoir la coopération bilatérale dans divers domaines    Ramadan: SM le Roi ordonne l'ouverture des mosquées édifiées, reconstruites ou restaurées    Ksar El Kébir : feu vert au retour des habitants, sauf dans 3 quartiers toujours sous vigilance    Yamoussoukro. Inauguration du Green Energy Park Maroc-Côte d'Ivoire    Russie : la mère de Navalny réclame "justice" pour son fils "empoisonné"    USA : un chargé d'affaires à Alger plutôt qu'un ambassadeur, symbole d'une méfiance persistante    Maroc - Paraguay : la billetterie du choc amical ouvre ce lundi    LdC et Coupe de la CAF : les tirages au sort des quarts mardi au Caire    Tennis: Carlos Alcaraz continue de dominer le classement ATP    Maturité, efficacité, impact : la nouvelle version d'Ez Abde    Intempéries : poursuite du retour encadré des populations évacuées (Intérieur)    Dubaï : Une Marocaine sacrée «Arab Hope maker 2026 »    Reprise progressive du retour des habitants dans plusieurs douars de Mechra Belksiri    Morocco, Bahrain Determined to Promote Cooperation in Various Fields    Mise au point sur le livre "Mohammed VI, le mystère"    Hôtellerie : Kerten Hospitality lance un resort à El-Jadida    Marges figées, prix revalorisés : les nouveaux équilibres économiques du sucre    Zimbabwe : vers une croissance record en 2026    Mondial 2026 : l'ambassade du Maroc à Washington publie un guide pour les supporters    Match amical des Lions face au Paraguay : lancement officiel de la vente des billets    En direct : Grand Gala du Nouvel An chinois 2026    Bourse : Lancement d'une nouvelle application de l'investissement au Maroc    République du Congo : Sept candidatures retenues pour la présidentielle    Sommet de l'UA: le Maroc toujours engagé pour l'action africaine commune    Commerce Maroc–Russie : Moscou évoque l'impact des sanctions occidentales    Bourse de Casablanca 2019-2025 : des records, des oubliés aussi    Protection sociale : l'expérience Maroc comme cas d'école au Sommet de l'UA    Intempéries. La valeur de la vie    des chercheurs chinois développent la technologie d'impression 3D la plus rapide au monde.    Bryan Adams présente « The Bare Bones Show » au Maroc    Botola : Les résultats de la 12e journée    Front de sauvegarde de la Samir : La raffinerie, pilier incontournable de la sécurité énergétique du Maroc    Etats-Unis : un nouveau soutien au Congrès pour classer le Polisario comme entité terroriste    Sahara : l'ambassadeur algérien tente de mobiliser les communistes russes    La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts    39e Sommet de l'UA : le Maroc réaffirme son engagement pour l'action africaine commune    Listes électorales des Chambres professionnelles : tableaux définitifs consultables jusqu'au 23 février    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Histoire : Quand la population ouest-algérienne prêtait allégeance à un sultan marocain
Publié dans Yabiladi le 25 - 04 - 2018

Au déclin de l'empire ottoman et après l'occupation d'Alger par la France, des tribus ont demandé protection au sultan Moulay Abderrahmane (1822 – 1859). Menés par les forces impérialistes, les conflits vont finir par embraser la région.
En 1920, la Trésorerie générale du Protectorat au Maroc a acquis un nombre considérable de correspondances diplomatiques et officielles. L'ouvrage «Le gouvernement marocain et l'occupation de l'Algérie» indique que ces lettres ont été émises par le sultan Moulay Abderrahmane ben Hicham (1822 – 1859). Celui-ci est particulièrement connu pour avoir géré les bouleversements qu'a connu la frontière maroco-algérienne en 1859.
Dans ce sens, le sultan a envoyé des lettres confidentielles à son cousin Moulay Ali à Tlemcen, ou à ses différents assistants entre cette ville-là et Taza. Ces échanges montrent comment Moulay Abderrahmane gérait ses rapports avec l'empire ottoman en Algérie, ainsi que sa position sur l'occupation d'Alger et d'Oran par la France, ou encore son intervention dans le pays voisin.
Le recours de la population au sultan de Fès
Après l'invasion française à Alger et le départ des ottomans, les populations des autres villes algériennes se sont senties de moins en moins en sécurité. Les prémices des tensions d'antan sont réapparues, annonçant une éventuelle guerre civile. Pour faire face à cette situation, nombre de tribus de l'Ouest algérien ont demandé protection au pouvoir central de Fès, tandis que l'Est a été mis sous l'aile du Bey de Constantine. Dans le centre, les populations ont été protégées par des chefs locaux.
Ennemie historique des Turcs, la population de Tlemcen s'est empressée de demander protection à Moulay Abderrahmane. D'autres tribus s'y sont rejoints et le sultan a répondu à leur requête. A cet effet, il a demandé à son cousin Moulay Ali de s'installer dans la ville algérienne. Mais avant cela, il a demandé Idriss Behommane El Jirari d'effectuer une médiation entre Moulay Ali et les tribus.
Ainsi, le sultan a fait part de cette allégeance aux tribus alentours, dans une correspondance :
«Présentées par les notables de Tlemcen, des tribus ont unanimement exprimé leur désir d'obéir au sultan, ce qui a été accepté par ce dernier, par prévention contre toutes les divisions causées par les mécréants, ainsi que pour leur éviter toute déstabilisation dont vous êtes responsables.»
Après quoi, Moulay Ali a été accueilli à Tlemcen comme un roi. Tous les notables et les chefs de tribus de la région sont venus à sa rencontre.
La confrontation avec les ottomans
Lorsque les Turcs d'Alger ont été chassés par la France, Oran est restée encore sous la tutelle des ottomans. Le sultan a adressé une correspondance à Moulay Ali, pour que ce dernier s'adresse au Bey de la ville :
«Le sultan a accueilli positivement la demande d'allégeance spontanée des populations de Tlemcen et des villages alentours. Le but est de leur éviter de s'entretuer entre frères. Quant à l'exercice de votre pouvoir au nom du sultan ottoman, vous n'avez plus aucune légitimité pour le revendiquer. Vous êtes les branches de l'arbre qu'incarnait le Pacha. Puisque ce sont désormais des racines mortes, vous n'êtes plus de ce monde.»
Le Bey d'Oran était un homme âgé, souffrant et sans enfants. C'est probablement pour toutes ces raisons que l'occupation française en Algérie n'a pas entrepris de démarches pour le destituer ou avoir une tutelle sur son pouvoir. Par ailleurs, les habitants ne s'attendaient plus à rien de sa part, ce qui les a poussés à demander la protection du sultan marocain.
Plus tard, les tribus de la ville de Mascara iront également vers Moulay Abderrahmane pour lui prêter allégeance et demander sa protection, de peur de subir le même sort que les habitants ayant dû affronter l'armée française. Cependant et lorsque celle-ci s'est installée à Oran, la situation s'est déstabilisée. Les habitants ont été gagnés par un sentiment d'échec qui a broyé leur enthousiasme et leur solidarité.
La chute de Tlemcen
Lorsque la nouvelle est parvenue à Moulay Abderrahmane, celui-ci a demandé à Moulay Ali d'inviter les hommes forts de chaque tribu, leur donnant le discours suivant :
«Si vous vous tenez aux règles d'allégeance et que vous menez le djihad au nom de dieu, en vous y investissant corps et âme pour défendre votre dignité et celle de vos enfants, nous sommes tous avec vous et vous soutenons. Mais si vous ne vous battez pas au nom de dieu et que vous acceptez d'être sous la tutelle de mécréants, la responsabilité n'incombe qu'à vous.»
Malgré ce discours à travers lequel Moulay Abderrahmane a essayé de motiver les populations, la situation ne se s'est pas améliorée. Son cousin lui a fait part de l'éventualité d'abandonner Tlemcen aux mains des Français, ce que le sultan a refusé dans un premier temps. Pour lui, la chute de Tlemcen doit être un recours ultime. Ce scénario n'a pas tardé à se réaliser, lorsque l'armée colonialiste a envahi entièrement la ville en 1842.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.