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Maroc : Démission collective de 305 médecins du secteur public dans la région de Tanger
Publié dans Yabiladi le 19 - 04 - 2019

Cette semaine, le Syndicat indépendant des médecins du secteur public a annoncé une quatrième vague de démissions dans une lettre adressée à la direction régionale du ministère de la Santé à Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Une mesure destinée à mettre la pression sur le ministère pour répondre favorablement aux revendications du syndicat, qualifiées de «surenchère» par certains.
Les démissions collectives des médecins du secteur public affiliés au Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP) se poursuivent. Cette semaine, le secrétaire régional de ce syndicat dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a adressé une correspondance à la direction régionale de la Santé, l'informant de la démission collective de 305 médecins.
Dans leur lettre, les démissionnaires expliquent leur décision par «les conditions catastrophiques que vit le secteur de la santé et qui ne répondent aucunement aux conditions scientifiques d'exercice de la médecine reconnues mondialement». Des conditions «qui ne répondent pas aux attentes des citoyens et leur droit aux soins garantis par la Constitution», ajoute le communiqué, accompagné par une liste de 305 médecins de différents hôpitaux de ladite région.
Des démissions pour dénoncer le «retard» et «la procrastination» du gouvernement
Contacté par Yabiladi ce vendredi, El Mountadar Alaoui, secrétaire national du Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), évoque une mesure qui «s'inscrit dans la continuité». «Il n'y a pas de nouveau dans notre dossier revendicatif», déplore-t-il.
«Le ministère croit en la légitimité de nos doléances, surtout à travers ce que nous avons signé avec eux, notamment en octobre et décembre 2018. Mais depuis cette date, nous attendons la réponse du gouvernement. Il y a du retard et de la procrastination de la part de l'exécutif. Donc notre militantisme continue.»
El Mountadar Alaoui
C'est depuis novembre dernier qu'une vague de démission collective des médecins affiliés au SIMSP a commencé, avec une cinquantaine de démission dans la région de l'Oriental, quelque 30 démissions à Ouarzazate et 130 démissions dans la région de Casablanca-Settat. «Ce sont des listes prémilinaires ; il y aura donc d'autres démissions et d'autres listes prochainement», promet le secrétaire national dudit syndicat qui fait état d'autres «démissions à titre privé». «Pour le moment, le ministère ne donne pas suite aux démissions et n'applique pas les verdicts de la justice en faveur de ceux qui ont demandé de démissionner à titre privé», souligne-t-il.
«En premier choix, nous voulons que notre dossier revendicatif soit appliqué. Sinon, s'ils ne peuvent pas, il faut qu'ils acceptent les démissions. En attendant, nous ne désertons pas et nous restons au service du citoyen car nos revendications concernent surtout l'amélioration des conditions d'accueil et de travail au profit du citoyen ainsi que des mesures incitatives.»
El Mountadar Alaoui
Des «surenchères» pour «forcer la main» au ministère ?
Le syndicat demande, entre autres, «l'octroi de l'indice 509 avec ses indemnités, l'ajout de deux grades après le hors échelle et l'augmentation de poste de résidanats et d'internats». «Nous travaillons dans des conditions inappropriées. Nous sommes des victimes dans ce système où nous sommes pointés du doigt à cause des rendez-vous longs, la défaillance et le manque de matériels», dénonce ce médecin.
Et parallèlement aux vagues de démissions, plusieurs autres formes de protestation, comme des grèves, des sit-in et des marches sont prévues, comme la marche qui aura lieu à Rabat dès le 29 avril.
Pour sa part, le docteur Mohamed Hassoun, directeur de l'hôpital psychiatrique de Tanger, nous précise ce vendredi que «les négociations entre le ministère et le syndicat étant à l'arrêt, ce dernier opte pour l'escalade». «Les revendications sont partagées avec d'autres syndicats et fédérations de médecins. Ces derniers veulent que leurs doctorats en médecine soient reconnus comme équivalents aux doctorats d'Etat», ajoute ce médecin sans affiliation.
«Pour la revendication autour de l'ajout de deux grades, elle peut s'expliquer par le fait que dès qu'un médecin atteint le hors grade, il n'avance plus et reste sans motivation et sans incitation pour donner encore plus, jusqu'à sa retraite. Quant aux conditions déplorables et le manque de personnel, c'est une position propre à ce syndicat.»
Mohamed Hassoun
Mais un autre médecin sans affiliation partisane de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, sous couvert d'anonymat, estime que «si chacune de ces 300 personnes est appelée par le ministère, elle fera son mea culpa». «Dans ces 300 personnes, je suis sûr que près de 290 personnes n'ont pas envie de démissionner, car un médecin généraliste n'a aucun intérêt à quitter le public contrairement à un spécialiste qui préfèrera le secteur privé», enchaîne-t-il, évoquant une «une simple surenchère» destinée à «forcer la main» au ministère de la Santé.


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