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Belgique : Zakia Khattabi évincée de la Cour constitutionnelle sous la pression du MR
Publié dans Yabiladi le 15 - 05 - 2020

Ancienne co-présidente du parti Ecolo, la députée belgo-marocaine Zakia Khattabi attendait ce vendradi la décision des sénateurs sur sa candidature à la Cour constitutionnelle. Refusée une première fois en janvier, cette désignation a été de nouveau rejetée, non sans raviver les tensions entre les groupes parlementaires de gauche et de droite.
Ce qui devait être une simple formalité a tourné à la foire d'empoigne. Alors que Zakia Khattabi et le groupe Ecolo ont espéré un revirement après le premier refus sur l'accès de la députée belgo-marocaine à un siège à la Cour constitutionnelle, les tensions se sont accentuées avec les sorties des parlementaires du Mouvement réformateur (MR). S'exprimant publiquement ce vendredi matin en plein déroulement du vote, le parti a pesé ainsi pour départagear entre Cécile Thibaut (Ecolo également) et cette candidature, qui n'a pas recueilli la majorité des deux tiers, requise au Sénat.
Président du Mouvement réformateur, Georges-Louis Bouchez rejoint ainsi les tendances de l'extrême droite dans leur choix de plaider contre un passage de Zakia Khattabi à la Cour constitutionnelle. Dans une interview publiée par La Libre ce vendredi, il s'est défendu du rôle du MR dans cette éviction, où son vote a pourtant été décisif. «Si [Zakia Khattabi] n'a pas pu être désignée, ce n'était pas le fait du MR», tranche-t-il.
«Voter et voter encore jusqu'au moment où les choses se passent comme on le désirait, cette conception n'est pas démocratique», argue encore Bouchez, suscitant de vives réactions au sein des formations ayant défendu Zakia Khattabi, notamment Ecolo, le Parti socialiste (PS) et DéFI.
Une candidature qui divise plus clairement la gauche de la droite
Dans un communiqué, le parti Ecolo a contesté ce rejet qu'il estime injustifiable. Selon lui, le vote n'a tenu compte ni des règles légales, ni de la qualité et de l'expérience de la députée dans son exercice politique en phase avec l'esprit d'un Etat de droit. D'ailleurs, cette délibération a été accompagnée de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.
Le Mouvement réformateur y défend sa position en arguant qu'il faut tenir compte du premier vote de janvier, où Zakia Khattabi n'avait pas recueilli les deux tiers requis. Mais pour la députée PS Nadia El Yousfi, ce débat montre que l'«extrême-droite empêche tout débat démocratique et montre une piètre image». «C'est une institution fondamentale en démocratie qu'on prend en otage et qu'on empêche de jouer son rôle», a-t-elle renchéri ce vendredi, en exprimant son soutien à cette candidature.
Pour la socialiste, le MR a «fait le choix de se ranger du côté des fachos et des nationalistes, et participer ainsi à bloquer une institution si essentielle pour la défense de nos droits fondamentaux». Empêcher l'accès de Zakia Khattabi à Cour constitutionnelle a d'ailleurs fait l'objet d'une longue campagne de différentes tendances de droite, avec à leur tête les partis nationalistes et conservateurs (Vlaaams Belang et N-VA), rappelle la députée PS.
«Les conservateurs finissent toujours par se rencontrer», regrette encore Nadia El Yousfi, taxant ainsi le Mouvement réformateur de «cautionner leur campagne de haine et leur offrir ce beau cadeau».
Président de DéFI, François De Smet regrette pour sa part que cette décision «intervienne au terme d'une campagne infamante de la part de certains partis qui ont fait preuve, ce qui constitue un précédent grave, d'un acharnement inacceptable sur la personne de Mme Khattabi pour des raisons certes politiques mais aussi liées à ses origines, son sexe, son parcours».
Zakia Khattabi sort de son silence
Quasiment jamais entendue sur les arguments des uns et des autres depuis le début de la polémique ayant accompagné ces deux votes, Zakia Khattabi a brisé le silence ce vendredi, après «neuf mois de devoir de réserve. Exprimant son amertume de voir les polémiques enfler au sein des partis de droite, elle promet de continuer son mandat de députée, «plus déterminée» et «engagée» que jamais.
«Je n'aurai pas l'indécence de pleurer sur mon sort, le jour où celui de milliers de travailleurs de Brussels Airlines pourrait se jouer, dans une période où des milliers d'acteurs de la culture, de l'HoReCa [secteur d'activités de l'hôtellerie, de la restauration et des cafés, ndlr], des indépendants, se demandent de quoi demain sera fait.»
Zakia Khattabi
«Il y a neuf mois, après quatre ans de présidence, une opportunité rare s'est offerte à moi (…) J'ai dès lors souhaité saisir la magnifique opportunité de donner à mon engagement pour notre Etat de droit une nouvelle forme, non partisane et dans l'ombre. Certains en ont décidé autrement (…)», note l'ancienne co-présidente d'Ecolo.
Aujourd'hui, Zakia Khattabi dit sortir de «neuf mois de prise de recul» qui, selon elle, lui permettent de «poursuivre pleinement, sereinement» son engagement au Parlement. Pour leur part, les différentes tendances politiques au Sénat débattent de propositions de modification de la loi 1989 qui organise la Cour constitutionnelle, afin de «tirer les leçons» de ce vote qui a tourné au combat politique.


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