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Un Français lance le premier spectacle de cabaret compatible avec l'islam
Publié dans Agadirnet le 15 - 05 - 2008

Le collant remplace le string pour le french cancan, le body des danseuses est rehaussé de voiles, le débardeur cache la nudité des acrobates, le baiser se pose sur la joue: un Français lance à Marrakech la première revue de cabaret compatible, selon lui, avec l'islam.
"Ce n'est pas le Moulin Rouge car nous ne sommes pas à Paris, ce n'est pas le cirque du Soleil. Ici, j'offre du rêve en respectant la culture du pays", affirme Claude Thomas, 49 ans, qui a lancé le 8 mai "Les Folie's de Marrakech".
Pour cet homme qui a monté depuis 15 ans des spectacles de music-hall d'abord à Lille, dans le nord de la France où il est né, puis au Japon, au Canada, et dans l'Etat américain du Nevada, à Reno et Las Vegas, il s'agit d'un changement radical.
"C'est bien la première fois que j'ai autant de beaux corps à montrer et que je dois les cacher. Je fais ici un cabaret à la mode musulmane car le but est d'avoir un produit qui soit 100% Maroc et 100% Folie's", confie en souriant cet artiste qui a investi avec son cousin 10 millions d'euros dans ce projet pharaonique.
"Pendant une heure et demie, le public assistera à un tour du monde enchanteur avec des magiciens, des acrobates, des pirates, un homme faucon volant dans la salle, des fontaines magiques, de la danse, de la musique et de l'humour. Je fais du cabaret pour plaire", dit-il.
Mais, islam oblige, il a chaque fois pris conseil auprès d'une passementière voilée de la troupe. "Quand elle me dit que le vêtement peut choquer, je le modifie tout en gardant sa magie", dit-il. Dans le french-cancan traditionnel, il a aussi changé la manière de porter les filles.
Las de se heurter aux lois sociales et après quelques déconvenues, il vend en mai 2006 son cabaret en France et vient passer quelques jours à Marrakech où il s'enthousiame pour ce "nouveau Las Vegas". Le consul du Maroc à Lille lui conseille d'employer le mot "music-hall" plutôt que "cabaret" et le met en contact avec le "wali" (préfet) de la ville rouge.
Avec son cousin, il achète 5 hectares et construit une salle de 2.000 m2 pouvant accueillir 1.100 clients pour un dîner-spectacle qui coûte 550 dirhams (50 euros). Il auditionne 300 acrobates, cracheurs de feu, voltigeurs, break-danseurs à travers le royaume et en sélectionne 47 dont 12 filles, âgés de 17 à 32 ans.
"Ils sont issus de tous les milieux, de la bourgeoisie de Casablanca aux enfants des rues de Salé", assure-t-il.
Il recrute aussi cinq chorégraphes pour former la troupe, à raison de quatorze heures par jour durant neuf mois, à l'acrobatie aérienne et au sol, à la voltige, la danse, le chant et la comédie.
"La plus grande difficulté, c'est que les Marocains ne croient pas être capables de prouesses et sont étonnés quand ils réussissent", assure le chorégraphe canadien d'origine cubaine Santiago Martinez, 37 ans.
Lui aussi a adapté sa mise en scène aux règles de l'islam. "Un jour, je leur ai demandé d'avancer les bras en deuxième position (en croix), mais ils ont refusé car cela ressemblait au Christ. Alors je leur ai proposé de les lever plus haut", explique-il en souriant.
Seul point sur lequel Claude Thomas s'est montré intransigeant, l'égalité entre garçons et filles: il a refusé qu'elles débarrassent la table. "Je respecte votre religion et j'ai même créé une salle de prière, mais ici tout le monde est un artiste quel que soit le sexe", leur a-t-il lancé.
"C'était très dur de devenir un professionnel, mais aujourd'hui je pense que nous sommes sur le point de réussir", assure la vedette du spectacle, Imad al Machriki, 19 ans, qui était funambule à l'école du cirque de Salé. Parallèlement à l'entraînement, il a repris l'école qu'il avait abandonnée à 13 ans. Son rêve est désormais de monter des spectacles.


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