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Sala Al Jadida : La cité royale, abandonnée avec ses édifices administratifs vidés
Publié dans Albayane le 23 - 07 - 2012

Construite il y a déjà deux décennies à l'initiative de feu SM Hassan II, que Dieu l'ait en sa sainte miséricorde, qui a fait don au projet de ses propres terres et l'a baptisée Sala Al Jadida, la cité royale présente aujourd'hui l'exemple d'un «ramassis de Marocains de seconde ou troisième catégorie abandonnés à leur propre sort». Tous les grands édifices publics qui abritaient la province, la police et d'autres services de l'Etat ont été tout simplement vidés de leurs locataires pour laisser le temps, la moisissure et les insectes s'occuper d'eux.
Mais où sont passés donc tous ces services, qui étaient là à Sala Al Jadida en nombre suffisant très proches et à proximité des habitants de cette cité, que les nostalgiques appellent «Al Hay Al Malaki», une manière d'exprimer de manière pérenne et amplement méritée leurs sentiments de loyalisme et de gratitude à SM le Roi et à la famille royale.
Sans cette historique initiative de feu SM Hassan II, ils savent qu'ils n'auraient jamais eu cette chance d'acquérir un logement dans une citée, dotée au départ de tous les services administratifs et où il faisait bon de vivre, d'habiter, de se promener et de faire tous ses achats en toute sécurité.
Et pourquoi a-t-on délocalisé tous les services administratifs qui étaient là à Sala Al Jadida?
Est-ce que les nouveaux arrivants dans la région n'ont n'en pas besoin ?
Profitant de la démission actuelle notable des services administratifs et de sécurité, dont les effectifs ont été réduits au minimum, des bandits et des jeunes sans occupation ont commencé à faire la loi dans la cité.
Et pourtant, tout avait été prévu pour faire de la cité de Sala Al Jadida un modèle composé de logements sociaux et d'appartements promotionnels avec des allées, des boulevards, des artères et des rues, des espaces verts, le tout bien agencé selon un cadre architectural inspiré d'une expérience helvétique pour faire de la cité le centre de son environnement.
Au sein de la cité et dans le prolongement de la forêt Maâmora, une zone avait été réservée à des villas et des immeubles avec un ou deux niveaux et des locaux de commerce. Tous les produits de Sala Al Jadida ont été vendus comme des petits pains: 16.000 unités de logements et autant de locaux de commerce et des lots pour villas et immeubles de plusieurs niveaux.
Profitant de cet engouement pour l'habitat dans la région, d'autres promoteurs immobiliers (Addoha, Beyti, etc....) sont venus créer leurs propres quartiers dans le cadre du logement social, attirant à Sala Al Jadida une population supplémentaire très nombreuse devant être prise en charge sur les plans administratif, sécuritaire, sanitaire, éducatif, commercial, au lieu d'être boudée par les autorités qui avaient décidé de manière inexplicable de se retirer de la cité pour aller se cacher ailleurs. Elles ont choisi la solution de facilité de laisser les habitants régler entre eux leurs affaires. Elles se sont retirées comme s'il s'agissait d'un pays étranger qui se retire d'une zone d'occupation. Au lieu donc de renforcer les services dus aux citoyens, les choses ont pris une autre tournure dans cette cité, où la loi de la jungle règne à présent, surtout en ces longues nuits ramadanesques.
La cité est de plus en plus délaissée et oubliée depuis le transfert à Salé de la province, du commissariat, et d'autres services ouverts du temps de feu SM Hassan II. Allant donc à contre courant du principe du rapprochement de l'administration, des administrés et du droit des citoyens de disposer de services de proximité, nombre de services, initialement créés à Sala Al Jadida ont été transférés à Salé, vidant ainsi des édifices administratifs entiers de leurs locataires. L'édifice de la province, impossible à déplacer, est toujours là portant l'inscription de «Province de Sala Al Jadida». Le siège du commissariat est toujours là. On y utilise quelques bureaux, alors que d'autres (la majorité) sont fermés.
Sala Al Jadida abrite actuellement une population de plus en plus nombreuse, qui ne mérite pas le désintérêt dont elle est victime. Point d'agents de sécurité visibles, point de Mokhaznis, et point d'agents de la circulation en nombre suffisant et s'il y a un ou deux quelque part sur le boulevard, c'est pour un simple laps de temps. Le résultat n'est pas difficile à imaginer : actes d'agressions, attaques des passants et des habitants, vente et consommation de drogues en pleine rue et dans les cafés font partie désormais de la vie quotidienne de Sala Al Jadida où l'autorité semble avoir démissionné pour de bon pour laisser l'insécurité s'emparer des gens.


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