Vibrant hommage à l'écrivain et diplomate Abdelkader Chaoui La quatrième édition du Salon International du Livre Africain (SILA 2012) a clos ses portes, samedi soir à Las Palmas (Canaries), en rendant un vibrant hommage à l'écrivain et diplomate marocain Abdelkader Chaoui. «Je considère cet hommage comme un geste de fraternité envers tous les intellectuels, hommes et femmes, du Maroc», a déclaré Chaoui à la Map à l'issue de cette cérémonie. «Je suis venu à Las Palmas pour assister à un évènement culturel important qui permet de donner à nos amis espagnols une autre image culturelle d'un Maroc qui avance», a ajouté Abdelkader Chaoui, qui est également ambassadeur du Maroc au Chili. Au cours de cette cérémonie, plusieurs intellectuels ont apporté leurs témoignages sur Abdelkader l'écrivain, le journaliste et le défenseur des droits de l'Homme. «C'est un personnage de l'histoire moderne du Maroc et un grand engagé dans les domaines de la littérature et de la politique», ont-ils souligné, rappelant que l'auteur d'«Al-Saha al-Charafia» (La place d'honneur) nous a enseigné l'engagement à défendre, à travers ses écrits, l'identité marocaine. De son côté, Josefa Farray Cueva, présidente de la Fondation canarienne Farrah-Looking For Development UTE et organisatrice du Salon, a indiqué que Abdelkader Chaoui constitue un symbole de justice et de fraternité entre les peuples, et a formé l'espoir de voir son héritage littéraire se transmettre aux générations futures au Maroc et en Espagne. Ont pris part à cette cérémonie, organisée au siège de l'institution Casa Africa, notamment le Consul général du Maroc aux Canaries Ahmed Moussa, des intellectuels marocains et espagnols et africains ainsi que plusieurs membres de la communauté marocaine établie dans l'Archipel. Rappelons que le Maroc, invité d'honneur de cette édition, a mis en place durant toute une semaine (11-15), un programme culturel riche et varié, notamment une exposition de près de mille livres provenant de plusieurs maisons d'édition marocaines, une exposition d'arts plastiques de près de 40 artistes, regroupant des œuvres de gravure, de lithographie et de sérigraphie, ainsi qu'une exposition du patrimoine national du Royaume. Ce Salon, auquel ont pris part plusieurs universitaires provenant d'Agadir, de Casablanca, de Rabat et de Tétouan ainsi que des cadres du ministère de la Culture, a été marqué également par l'organisation d'une série de tables rondes. Au cours de la première qui a porté sur le thème «la Littérature au Maroc contemporain», les intervenants ont traité du lien entre le roman et la démocratie et brossé un aperçu historique de la littérature marocaine, en particulier le roman et le micro-roman depuis la deuxième moitié du 20ème siècle. La seconde rencontre, ayant pour thème «Le Maroc et les Iles Canaries: Perceptions croisées», a été l'occasion pour les participants de faire notamment le «parallélisme» entre la culture et la langue aux Canaries pré-hispaniques et en Afrique du Nord, notamment le Maroc, et ce à travers des exemples concrets tirés de la vie quotidienne des deux régions dans le but d'examiner «le degré de ressemblance, d'affinité ou de lien de parenté» entre les sociétés canarienne et la marocaine. «La traduction de la littérature marocaine à l'Espagnol» a été le thème d'une troisième table ronde qui a tenté de faire «approcher» ce genre de littérature au public espagnol et de faire connaître aussi la production littéraire marocaine d'expression espagnole avec notamment le jeune écrivain Fathi Abderrahmane, auteur entre autres de «Primavera en Ramallah y Bagdad» (2003) et de «Danzadelbaile» (2011). Le cinéma a été également au rendez-vous avec la projection de cinq films réalisés par des cinéastes marocains, une production qui a permis aux Canariens amateurs du septième art de connaître de près les différentes facettes de la vie sociale des Marocains. A l'issue de chaque projection, un débat s'engageait avec les cinéphiles canariens en présence du critique marocain Abdellatif El Bazi pour qui «l'art constitue le moyen le plus efficace à même d'engager un dialogue entre les différentes cultures». Ont pris part également à la 4ème édition du SILA des représentants d'Espagne, Sénégal, Mali, Mauritanie, Guinée Equatoriale, Bénin et de la République démocratique du Congo. A rappeler enfin que le Cap Vert a été choisi comme invité d'honneur de la prochaine édition du SILA prévue en 2013.