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Paysage médiatique national
Les femmes journalistes se mobilisent
Publié dans Albayane le 01 - 03 - 2013


pour un meilleur positionnement
Les réformes du secteur de la presse, en termes d'organisation et de législation, sont plus que jamais d'actualité. La situation de la femme journaliste se trouve nécessairement au cœur du débat et interpelle les différentes parties à œuvrer en vue d'un meilleur positionnement des femmes journalistes sur le paysage médiatique national.
Si cette question est aujourd'hui débattue avec plus d'acuité, elle n'a cessé, depuis un certain temps, d'être une source de préoccupation pour un groupe de professionnelles du secteur, qui ont fini par franchir le pas et se constituer en réseau pour promouvoir la situation de la femme journaliste, favoriser sa présence à tous les niveaux de responsabilité dans les médias et veiller à l'amélioration de la représentation féminine dans les médias.
Fortement impressionnées et inspirées par l'expérience danoise dans ce domaine, elles ont créé, en novembre 2011, le Réseau des femmes journalistes (RFJ), qui se veut, selon ses membres fondatrices, «un espace d'échanges qui favorise le réseautage et le lobbying sur des sujets impliquant le statut de la femme journaliste, l'objectif étant de contribuer à l'amélioration de ses conditions de travail et l'inciter à s'impliquer activement dans le débat et la réflexion sur le secteur de la presse».
Maria Moukrim, membre fondatrice du réseau et directrice d'un portail d'information et d'investigation, explique que «l'idée de création du réseau est venue lors d'un voyage, en mars 2011, au Danemark. Nous étions sept journalistes de différents organes de presse, et nous avons été très impressionnées par la situation des femmes journalistes dans ce pays, ainsi que l'association qu'elles avaient créée et qui regroupe essentiellement des journalistes aux postes de responsabilité».
L'expérience danoise a été une sorte de catalyseur
«Ce voyage nous a également permis de constater que ces avancées en matière de genre sont le fruit d'un travail de longue haleine et de programmes appropriés visant à promouvoir la situation de la femme journaliste et à valoriser ses compétences et son apport», a-t-elle confié à la MAP en marge d'une journée d'étude sur la place des femmes dans le paysage médiatique national, organisée mercredi par le ministère de la communication en partenariat avec le RFJ.
Cette idée, qui paraissait folle au début, a commencé à faire son chemin, et conscientes de la valeur, des compétences et de l'expérience accumulée par un grand nombre de leurs consœurs, outre les jeunes lauréates des instituts de formation qui ne manquent pas de talent, les sept fondatrices ont lancé le réseau. Ayant notamment apprécié le mode de fonctionnement collégial de l'association danoise, elles ont tenu à en faire leur modèle de gestion. Ainsi, le RFJ, créé selon les lois et procédures en vigueur avec un bureau et des fonctions assignées à chaque membre, précise toutefois, au niveau de son règlement intérieur, que la gestion «se fait de manière collégiale avec des projets et des chefs de projets et surtout l'implication dans la gestion, de tous les membres du bureau».
Nezha Mghari, membre fondateur du RFJ et ancienne rédactrice de deux radios privées, précise à ce propos que chaque membre apporte son expérience et son vécu, et enrichit l'action du groupe par ses initiatives et ses projets. «Nous ne fonctionnons pas selon une hiérarchie au sens propre du terme. Nous sommes toutes porteuses des mêmes valeurs et les défendons, chacune à son niveau», dit-elle.
Elle explique, en outre, que l'objectif escompté de la création du réseau est d'avoir une plateforme qui réunit toutes les femmes journalistes au Maroc et leur sert de tribune pour exprimer leurs idées et de lieu de rencontre et de dialogue sur les questions qui préoccupent la presse et l'opinion publique.
Le réseau permettra également à la journaliste marocaine de s'ouvrir sur son environnement national et international et de partager les expériences des autres journalistes à travers l'organisation d'ateliers de formation et de séminaires, ajoute-t-elle, faisant savoir qu'outre les actions visant à faciliter l'accès aux sphères de la décision et la gestion des groupes, le RFJ envisage d'organiser des formations pointues dans différents domaines pour faire sortir la journaliste marocaine des thématiques traditionnelles qui lui sont imposées telles que la culture et le social.
Heureusement, se réjouit-elle, «notre action a trouvé de très bons échos, et après seulement deux ans de sa création, le réseau a pu nouer des partenariats avec plusieurs organismes comme le ministère de la Communication, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la SNRT et Soread 2M, et tout récemment avec l'Agence Maghreb Arabe presse (MAP) pour l'organisation de formations au profit des journalistes en matière de leadership».
Les fondatrices de RFJ affirment être sérieusement préoccupées et interpellées par les chiffres qui reflètent clairement la faiblesse de la présence de la femme dans le champ médiatique national, et restent en deçà des ambitions et des aptitudes professionnelles des femmes journalistes.
Elles rappellent à cet égard que le nombre de femmes journalistes détentrices de cartes de presse ne dépassait guère les 28% en 2011, contre 26% en 2010 et 25% en 2005, soit une cadence d'évolution plus que piétinante.
En l'absence d'études précises sur les conditions de travail des femmes journalistes, leur accès aux postes de responsabilité ou encore la formation, il est difficile d'identifier les causes de ces disparités.
A défaut de déterminer les causes de ces inégalités, les fondatrices de RFJ se font un devoir de les corriger, avec l'adhésion et la contribution de tous les sympathisants, des deux sexes, pour que les femmes ne soient plus les parents pauvres du journalisme au Maroc.


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