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Entretien avec Khalid Outaleb, directeur du Grand Prix Hassan II de tennis
Réussir et prévoir l'avenir avec des joueurs
Publié dans Albayane le 11 - 04 - 2013


dans le Top 10 Mondial
A l'occasion du 29e Grand Prix Hassan II de tennis qui se déroule actuellement au Complexe Al Amal, nous avons rencontré le directeur du tournoi, Khalid Outaleb, pour avoir plus de détails sur ce rendez-vous international regroupant une armada de joueurs classés dans le Top 10 mondial.
Al Bayane : Le Grand Prix Hassan II est aujourd'hui à sa 29e édition. Comment arrivez-vous à maintenir la pérennité de ce tournoi...?
Khalid Outaleb : Je voudrai d'abord rappeler que ce tournoi est l'un des plus grands rendez-vous d'Afrique. Il est le seul tournoi continental qui est le fruit d'une passion, une passion de Feu Hassan II qui aimait beaucoup le tennis et qui a voulu donner au Maroc un grand tournoi professionnel sur le circuit international. C'est donc grâce à cette passion qu'on a eu des grands joueurs comme Hicham Arazi, Younes El Aynaoui, Karim Alami... et d'autres champions qui sont passés par ce tournoi.
Aujourd'hui, il faut qu'on se batte pour garder le Grand Prix sur le circuit international, il faut qu'on se batte tous pour récupérer ce Grand Prix d'Al Amal pour l'avenir du tennis, pour l'avenir du centre national et pour tout ce qui a été acquis depuis 1984, année où le tournoi a été lancé à Marrakech avant qu'il ne retrouve Casablanca en 1989 jusqu'à maintenant. Depuis lors, beaucoup de bénévolats, des centaines de personnes se sont battues pour garder ce tournoi. Aujourd'hui, le combat continue car on n'a toujours pas réglé le problème du complexe Al Amal. Il faut savoir que l'avenir du tennis, du tournoi, du centre national et celui international ainsi que toutes les équipes nationales passe par le complexe Amal. Tout cela, il faut que les responsables du Conseil de la ville et de la communauté de Casablanca le comprennent bien. C'est que nous sommes là dans le même combat, avec eux, pour trouver une solution pour que le tennis puisse se développer et se dérouler dans de très bonnes conditions dans ce complexe Al Amal qui reste un vrai bijou. Car tous les joueurs étrangers qui se trouvent à Casablanca, tous les superviseurs de l'ATP Tour sont unanimes sur la qualité du court central du complexe Al Amal qu'ils qualifient de l'un des meilleurs au monde. Et pour qu'il soit bien à la hauteur de l'événement, il faut seulement le sauvegarder, le réfectionner et qu'il ne tombe pas en ruine...
Comment voyez-vous la gouvernance du tennis au complexe Al Amal... ?
Je pense qu'avec le nouveau Bureau Fédéral et le nouvel organigramme de la FRMT, on pense véritablement à une direction spécialisée et à la professionnalisation aussi bien du Grand Prix Hassan II que la Coupe Lalla Meryem, avec la nomination de Hicham Arazi. Il faut aussi dans un deuxième temps qu'il y ait plus de réunions avec les responsables du Conseil de la ville pour une solution au problème du complexe. Ce n'est que par la multiplication des discussions qu'on espère trouver une solution. Parce qu'il n'est pas du tout normal que le complexe Al Amal soit fermé durant toute l'année et qu'il soit ouvert seulement pour le Grand Prix Hassan II. On dépense malheureusement beaucoup d'énergie pour le remettre à neuf. A l'époque, les membres fédéraux qui s'occupaient du Grand Prix avaient d'autres chats à fouetter. Aujourd'hui, on espère avoir a une direction spécialisée avec des gens qui soient dédiés seulement au Grand Prix Hassan II. Il faut donc professionnaliser les choses pour démontrer aux animateurs de l'ATP Tour qu'on est vraiment des gens professionnels en la matière. Il faut qu'on dispose d'un projet pour l'avenir du Grand Prix. Il faut qu'on espère avoir prochainement des joueurs dans le Top 10 mondial au Grand Prix Hassan II. C'est pour toutes ces raisons qu'il faut avoir un véritable partenariat entre la FRMT et le Conseil de la ville de Casablanca. Il faut mettre la main dans la main, car je ne vois pas le complexe Al Amal sans le Grand Prix Hassan II, sans le centre national, sans le centre ITF... Il ne faut surtout pas faire du complexe Al Amal un club privé, au contraire le complexe appartient à tous les Casablancais. La FRMT a un programme dans ce sens pour que tous les amoureux du tennis à Casablanca puissent bénéficier de leur complexe. La Fédération est prête à ouvrir les portes du complexe tous les week-ends pour que les enfants de Casablanca profitent de toutes les installations tennistiques de cette grande infrastructure d'Al Amal, lancée par Feu Hassan II et qui continue aujourd'hui avec le Roi Mohammed VI...
Comment voyez-vous les problèmes à régler entre le Conseil de la ville et la Fédération, ainsi que les solutions escomptées pour que le complexe ne soit pas fermé annuellement et d'une façon systématique... ?
Chaque problème a une solution. Puisque le complexe est fermé durant toute l'année, la réfection devra être au niveau de tous les courts du tennis, ce qui coûte entre 200 et 300 mille DH environ en plus d'autres installations dont l'éclairage qui exige une somme de 150 mille DH. Ce qui coûte à la Fédération un budget annuel de 450 mille DH annuellement. C'est l'argent de la Fédération et des sponsors qui devrait être investi au service du développement du tennis, des jeunes et des équipes nationales. Il faut donc sensibiliser tous les acteurs de la ville, la communauté urbaine et les partis politiques pour pouvoir s'asseoir avec la Fédération et trouver une solution définitive à cette problématique. Cela pour le bien du sport en général et le tennis en particulier à la ville de Casablanca. Cette dernière n'a vraiment pas de grands événements sportifs à l'exception du Marathon et de ce Grand Prix que nous sommes en train de nous battre pour sauvegarder et développer. En bref, le complexe Al Amal apporte beaucoup à Casablanca, car le sport est devenu aujourd'hui économique et non plus un luxe ou seulement un loisir...
Un mot sur la participation marocaine au Grand Prix Hassan II
Quand on voit que le N°1 du tournoi est le Suisse Stanislas Wawrinka (17e mondial) et que dans le tableau qualificatif le meilleur est classé 110e ATP, on peut avouer que les joueurs marocains ne peuvent pas tenir bon au vu de leur classement qui est loin derrière (le premier occupe la 759e place mondiale et le second est 923e). N'empêche, on est arrivé quand même à mobiliser 11 joueurs nationaux (9 au tableau qualificatif et 2 au tableau final). C'est déjà quelque chose importante même s'ils sont tous éliminés au départ. L'essentiel c'est qu'ils ont eu l'occasion de côtoyer des joueurs du Top niveau avec l'espoir d'apprendre les règles d'entraînement et du professionnalisme qu'il faut pour arriver dans les 100 meilleurs du monde. Espérons qu'avec plus de travail et plus d'expérience nos joueurs puissent bien préparer les prochains tournois qui arrivent dans l'année, des tournois de 35 mille et de 15 mille dollars qui sont organisés au Maroc par la FRMT. Il faut donc profiter, il faut venir, écouter, regarder, s'entraîner et voir comment les joueurs professionnels de haut niveau s'entraînent et se préparent. On espère que nos joueurs s'inspirent de cette expérience du Grand Prix Hassan II pour pouvoir réussir dans les prochains rendez-vous, surtout le circuit Morocco Tennis Tour qui arrive d'ici un mois et les autres tournois de 10 mille et 15 mille dollars qui sont organisés par différents clubs nationaux.
Les pronostics concernant les joueurs pouvant aller jusqu'au bout pour remporter le trophée...
Je peux donner en premier lieu le Suisse Wawrinka parce qu'il est le joueur le plus en forme depuis le début de l'année. Il est très motivé, il s'est déplacé à Casablanca 2 jours avant le début du tournoi et il s'entraîne régulièrement. Il veut réaliser un très bon résultat pour préparer le circuit sur terre battue avec l'étape de Monte-Carlo, la semaine prochaine. Puis il y a le Sud-africain Kevin Anderson (29e mondial) qui est très bon sur la surface rapide mais moins connu sur terre battue. Il a dans une partie de son tableau l'Espagnol Pablo Andujar vainqueur des deux récentes éditions mais qui a été malheureusement contraint de quitter tôt la compétition...
Je pense qu'il y'aura d'autres surprises dans le milieu du tableau avec le Slovaque Martin Klizan (30e ATP) et d'autres venant de l'Espagne comme Tommy Robrido...
Un dernier mot sur l'avenir du Grand Prix Hassan II...
C'est une très bonne question. L'avenir de ce Grand Prix constitue vraiment l'objectif majeur de la Fédération et sur lequel on va travailler juste après la clôture du tournoi de cette année. Car aujourd'hui, les grands événements internationaux comme celui de Casablanca, il faut les voir à long terme. C'est-à-dire ce qu'on veut du Grand Prix Hassan II d'ici 4 ans par exemple. Je pense qu'il faut qu'on arrive d'ici un ou deux ans à avoir des joueurs dans le Top 10 Mondial et pourquoi pas dans l'année prochaine puisque le Grand Prix Hassan II fêtera son 30e anniversaire en 2014. Il faut aussi prévoir où est ce qu'on veut aller par la suite en 2015, 2016 et .... 2020. Comment on peut attirer plus de joueurs de haut de niveau et motiver beaucoup plus de monde. Il faut également savoir comment on peut vivre une véritable fête autour du Grand Prix Hassan II et du complexe Al Amal.
Enfin, il faut croire à l'avenir et à la relève du tennis national, car un jour ou l'autre on va certainement avoir un ou deux joueurs marocains, voire plus, dans le Top 100 mondial. C'est sûr et certain, il faut seulement travailler sérieusement et y croire...


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