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Remp'Arts honore Estevanico El Azemmouri
Festival Azemmour
Publié dans Albayane le 19 - 05 - 2013

Festival Azemmour
Le Festival Remp'Arts d'Azemmour, qui se tient du 17 au 19 Mai 2013 (festival de fresques et graffitis), rendra hommage, samedi à 18H à partir de 15H au centre culturel Abdellah Laroui, à Estebanico ou Estevanico El Azemmouri autour du thème «Estebanico, un périple de découvertes et rencontres». Originaire d'Azemmour, Estebanico est considéré comme étant le premier explorateur étranger à fouler le sol des contrées sauvages du sud des actuels Etats-Unis d'Amérique au début du 16e siècle. Son histoire a commencé quand il a été emprisonné par des Portugais comme esclave. Mais il s'est vite affirmé par sa forte personnalité. Il a effectué un périple de 10 ans à la recherche de la fabuleuse cité de l'Eldorado.
Estevanico est connu sous différents noms : Mustafa Zemmouri, Black Stephen, Esteban, Esteban le Maure, Estevan, Estebanico, Stephen Maure, Stephen Dorantes et Esteban de Dorantes. Il vécut de 1503 à 1539. Il est mentionné dans diverses archives expéditionnaires datant du XVIe siècle sous les noms de Stéphane le Noir, Stéphane le Maure ou Petit Stéphane en tant qu'esclave dans l'expédition de l'explorateur espagnol Pánfilo de Narváez. Estevanico voyagea avec Dorantes à Hispaniola et à Cuba, dans l'expédition infortunée de Pánfilo de Narváez en 1527 afin de conquérir la Floride. Il devint alors le premier africain à poser pied sur ce qui est, maintenant, les Etats-Unis d'Amérique. Les membres de l'expédition périrent tous soit noyés, soit affamés, soit tués par les aborigènes sauf Estevanico, Andrés Dorantes de Carranza, Álvar Nuñez Cabeza de Vaca et Alonso del Castillo Maldonado. Les quatre rescapés passèrent de nombreuses années avec les Indiens d'Amérique du Nord avant de parvenir à rejoindre leurs compatriotes dans la région de Sinaloa en Nouvelle-Espagne en traversant le désert de Sonora. En 1539 et après avoir entendu les rumeurs de l'existence de villes à la richesse infinie au nord de la Nouvelle-Espagne, le Vice-roi Antonio de Mendoza organisa une expédition qu'il confia au moine franciscain Marcos de Niza qui prit Estebanico pour guide. Il s'agissait d'une expédition de reconnaissance pacifique car elle ne comptait aucun soldat. Elle partir de San Miguel de Cuiacan en Nouvelle-Galice le 7 mars 1539. Durant le voyage, en un endroit nommé Vacapa (probablement situé aux alentours de l'Etat de Sonora), de Niza envoya Estebanico en reconnaissance avec 400 Amérindiens. Un peu plus tard, Estevanico rencontra un moine qui lui affirma avoir entendu les autochtones évoquer des cités débordant de richesses. Quand Marcos de Niza entendit le récit de son éclaireur, il supposa que l'histoire faisait référence aux sept cités de Cíbola et Quivira. Estebanico n'attendit pas que le frère le rejoigne, mais choisit au contraire de continuer son chemin jusqu'à atteindre Háwikuh, situé dans l'actuel Nouveau-Mexique, où il semble qu'il fut tué par les Amérindiens à cause de sa gourde qui étaient garnie de plumes de chouette, un oiseau symbolisant la mort pour les Zuni. Ses compagnons avaient pris la fuite. Marcos de Niza revint à Mexico City où il dit que son expédition continua d'avancer même après avoir appris le décès d'Estebanico. Il affirma qu'ils avaient vu une cité très éloignée et plus grande encore que Tenochtitlan. Dans ladite cité, les habitants utilisaient des plats d'or et d'argent, décoraient leurs maisons de turquoise et possédaient de fabuleuses perles, émeraudes et autres splendides gemmes. La légende raconte qu'Estevanico fut un polyglotte remarquable et qu'il fut capable d'apprendre, en quelques semaines, le langage des Amérindiens. Il est également dit qu'Estevanico fut considéré comme déité par les tribus amérindiennes en raison de son grand savoir en ce qui concerne les herbes et les remèdes. Le périple et la vie d'Estevanico seront retracés avec académisme par Chouaib Halifi, intellectuel confirmé et ayant beaucoup travaillé sur la tradition de la Rihla et sur Estebanico. Le «phénomène» Estevanico, aux yeux des Américains, sera abordé par Mokhtar GHAMBO qui a déjà publié des articles traitant d'Estebanico et qui connait très bien la société américaine. La rencontre s'achèvera avec la projection d'un important documentaire sur Estebanico produit par 2M et réalisé, avec beaucoup de délicatesse, par Ahmed Zaïd. Aujourd'hui, une statue est dédiée à l'explorateur Azemmouri aux USA. Elle a été réalisée à Azemmour par des chercheurs américains. Un marocain d'Ouarzazate, ressemblant comme une goutte d'eau à notre explorateur, leur avait servi de modèle. Rares sont les Marocains qui le connaissent et beaucoup d'entre eux, ignorent son histoire. Le Festival Remp'Arts veut dévoiler des pages de la vie d'Estebanico et de l'histoire du monde du XVIe siècle en y invitant une pléiade de chercheurs confirmés pour présenter leurs recherches en la matière. La rencontre sera animée par Nabila Imani dont la préparation et la coordination ont été confiées à Sanae El Younsi et à Aboulkacem Chebri.


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