Le Musée national d'histoire naturelle de Rabat célèbre la journée internationale des musées    Les détails du nouveau modèle pédagogique    La RSB fait l'essentiel à Berkane face au Zamalek, en attendant la confirmation au Caire    Aéroport Fès-Saiss : Hausse du trafic des passagers à fin avril 2019    Seedorf : Le Maroc favori de la CAN    Hadji, 4e ballon d'Or du Maroc en Afrique    1998: retour des Lions pour une place au quart…    Stress hydrique. La Chine et le Maroc allient leurs forces    Immigration illégale et traite humaine : Arrestation à Asilah d'un ressortissant malien    OCP : Le chiffre d'affaires grimpe de 20%    Artcom'Sup intègre la World Design Organization    Lahoucine Bardaouz, un talent pluriel    L'autre dans le cinéma    PAM. Crise autour du 4e congrès national    Bouskoura : Trois ouvriers meurent par asphyxie dans un canal des eaux usées    7ème édition de l'opération Iftar Saem : P&G Maroc distribue plus de 250.000 ftours depuis 2013    Numérisation du système judiciaire : Signature d'une convention entre le barreau de Casablanca et la CDG    Côte d'Ivoire : Atlantique Assurances, filiale de la BCP, lance une offre dédiée aux agriculteurs de coton    RDC : Moïse Katumbi accueilli en héros national après son retour au bercail    La scène politique en deuil : Tayeb Bencheikh n'est plus    Etats-Unis : Quand un milliardaire diplômé rembourse les dettes étudiantes de toute sa promotion    Chronique Humour et Ramadan : Qu'Imam me suive…    Professions libérales : L'Union nationale appelle à un front uni    L'enseignement supérieur passe au mode grève    Immobilier. Un faux départ en 2019    Le Maroc à Genève pour la 72ème Assemblée mondiale de la santé    Education : Le ministère annonce une version actualisée de la méthode d'enseignement pour le primaire    Christchurch : L'auteur de l'attaque inculpé pour terrorisme    La réponse de Huawei à Google    Agentis construira et équipera des hôpitaux publics en Côte d'Ivoire    Insolite : Soyez "gentils" avec la police nigériane    M'hamed Loqmani : Les intellectuels qui ne créent pas le buzz ne sont pas toujours les bienvenus dans les médias    Attention aux jeans trop serrés et à l'épilation intégrale !    Pendant le Ramadan, Essaouira retrouve toutes ses sensations    Les Marocains d'Italie dénoncent la situation tragique dans les camps de Tindouf    Les inégalités augmentent dans l'UE, mais moins qu'ailleurs    Kamal Daissaoui fait chevalier de l'ordre pour le progrès des sciences et de l'invention    Phoques, caviar et pétrole: la mer Caspienne menacée par la pollution    Donald Trump : Si Téhéran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran    Ces tournages qui ont tourné au drame : Troie    Cinquantenaire du FNAP de Marrakech    En larmes, le monstre sacré du 7ème art Alain Delon honoré à Cannes    169 migrants subsahariens secourus par la marine royale en méditerranée    La FRMF reprogramme les matchs de la Botola Maroc Telecom : Le suspense jusqu'au bout !    Policy Center for the New South. De nouveaux locaux et une nouvelle dynamique    Abderrassoul Lehdari : «Si Aziz nous a appris la méthode, la rigueur, la maîtrise du sujet et l'esprit critique»    Egypte : Le Comité d'organisation lance une billetterie en ligne    Vidéo – Coupe de la CAF : Le RSB marque un magnifique but dans le temps additionelace au Zamalek    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Fin du changement d'heure: Quid du Maroc?
Publié dans Albayane le 18 - 09 - 2018

La fin du changement horaire au Maroc approche-t-elle à grands pas ? La récente proposition de la Commission européenne de mettre fin à cette mesure en Europe à la fin de 2019, pourrait laisser présager une pareille volte-face au Maroc.
Même si rien n'a encore été entériné, plusieurs pays sont en cours de concertation sur le sujet. Et toute décision prise en Europe pourrait avoir une incidence sur cette mesure au Maroc. En cause, depuis plusieurs années, le Royaume a adopté cette mesure pour réduire le décalage horaire avec les partenaires européens et diminuer de ce fait, les consommations d'énergie induites par ces écarts. Une décision qui ne fait pas toutefois l'unanimité au Royaume, depuis des années, malgré ses avantages avérés.
Depuis quelques années, citoyens européens, administrations, entreprises tirent à boulets rouges sur la pratique du changement horaire saisonnier (Hiver/été). Une mesure qui a été progressivement adoptée à partir de 1980, dans l'optique de mettre fin aux divergences nationales entre les calendriers. Toutefois, avec le temps, le changement d'heure a perdu de sa cote et de sa crédibilité. Une consultation publique menée auprès de 4,6 millions de citoyens européens, par la Commission européenne en été 2018 a montré que 84% des citoyens européens se déclaraient en faveur de la fin du changement d'heure en hiver et en été dans leurs pays. Un taux très élevé. En cause, plusieurs citoyens européens se plaignent de l'incidence de cette mesure sur la santé. D'autres études jugent d'ailleurs la principale motivation de cette mesure, notamment les «économies d'énergie», de marginales.
Dans son dernier discours annuel sur l'état de l'Union prononcé la semaine dernière, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait plaidé pour l'abolition dès l'année 2019 du changement d'heure. Selon cette proposition, le dernier passage obligatoire à l'heure d'été devrait avoir lieu le dimanche 31 mars 2019. Après ce dernier changement, chaque Etat membre devrait notifier la Commission au plus tard en avril 2019, sur son intention d'adopter soit l'heure d'hiver, soit l'heure d'été.
En moins d'une semaine, certains pays se sont prononcés sur la proposition de la Commission européenne, notamment le trio du Benelux. Le week-end dernier, le premier ministre belge, Charles Michel, qui préside le groupement des trois pays (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) s'est déclaré en faveur d'une concertation entre les trois pays pour choisir entre les heures d'été et d'hiver. Les trois pays devraient se concerter sur le sujet, en marge du prochain Conseil européen prévu le 18 octobre.
Si plusieurs autres pays se prononcent à cette allure, l'échéancier fixé par le président de la Commission européenne, aurait des chances d'être respecté, surtout eu égard à la forte adhésion des citoyens européens à cette réforme. Mais qu'adviendrait-il des pays comme le Maroc, dont la pratique du changement d'heure est rattachée à celle de l'Union Européenne?
Comme chaque année, le Maroc devrait changer encore d'heure du 27 au 28 octobre prochain, pour passer à l'heure d'hiver. Une pratique qui remonte à 2012 et qui, vise à réduire les consommations d'énergie, et accroitre ainsi la compétitivité de l'économie marocaine. Concrètement, le passage à GMT + 1 au Maroc, dépend fortement des pays de l'Union Européenne. Il vise à réduire le décalage horaire avec l'Europe, réaliser des économies d'énergie, en faisant correspondre les heures d'activité avec les heures d'ensoleillement. En France, la mesure aurait permis d'économiser 250 000 tonnes de pétrole par an. Au Maroc, l'application de GMT +1 en 2014, aurait permis d'économiser 58, 7 millions de DH en fioul, permettant ainsi d'éviter des émissions en CO2 de 28000 Tonnes. Selon l'ONEE, en 2016, l'application du changement horaire aurait permis d'économiser en moyenne 84 MW.
Toutefois, les avantages avérés de cette mesure adoptée ne convainquent pas toujours les opérateurs économiques marocains. Nombreux sont les industriels qui remettent en cause la pertinence de l'application du changement d'horaire et pour qui, les avantages de cette mesure seraient « limités ». Sans oublier que de nombreux citoyens restent dubitatifs quant aux avantages de cette mesure au Maroc. Et ne manquent pas de monter au créneau à chaque changement saisonnier.
Si l'Europe vient à mettre fin à cette décision, le Maroc pourrait peut-être en faire autant, puisque l'adoption de cette mesure visait à s'adapter aux opérateurs économiques européens. Sans oublier que la vague de méfiance des citoyens vis-à-vis de cette mesure en Europe pourrait bien toucher le Royaume. D'ailleurs, le ministère de la réforme de l'administration et de la fonction publique, a lancé récemment une étude pour évaluer l'application du changement d'heure de 2012 à 2017. L'étude devrait analyser entre autres les aspects économiques et sociaux liés au changement d'heure, l'évaluation de l'impact sur le décalage horaire avec l'Europe, l'évaluation du changement horaire sur les heures de lever et coucher de soleil sur l'ensemble du territoire marocain… Ces résultats pourront certainement déterminer la décision du Maroc de continuer d'appliquer cette mesure ou pas. Sachant bien sûr qu'il serait aberrant de continuer de l'appliquer au Maroc, au moment où les pays européens venaient à l'abolir.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.