La santé des Marocaines et des Marocains a été au centre des débats au Parlement, lors de l'examen du projet de loi des finances 2019. En plus des interventions d'autres groupes parlementaires, les députés et conseillers du PPS ont apporté des contributions sur ce sujet crucial. Rachid Hammouni et Me Abdellatif Ouammou ont ainsi axé leurs interventions sur l'état de ce secteur vital pour notre pays et ses habitants. Et si Rachid Hammouni a soulevé le problème de l'accès et des prix des médicaments et le sort de l'Agence nationale du médicament et des produits de santé, Me Ouammou a, pour sa part, insisté sur les insuffisances, en matière de ressources humaines, de financement, notamment du Ramed (les 3 milliards de DH promis par le gouvernement) et de déficit de la gouvernance du secteur de la santé et appelé le ministre à « batailler » pour obtenir les 10% du Budget de l'Etat, comme le recommande l'Organisation Mondiale de la Santé. Me Ouammou a, aussi, rappelé que «l'action de redressement, pilotée par Pr El Houcine Louardi a amélioré «l'offre de santé avec les moyens de bord…». Dans ses réponses, le ministre de la Santé, Anas Doukkali, a affirmé sa volonté inébranlable à «assurer à tous les Marocains le droit d'accès au médicament» et que le gouvernement a accepté «une proposition de la Chambre des Conseillers d'exonérer 350 médicaments de la TVA», en attendant une exonération totale. D'autre part, le ministre a assuré « la transparence de tous les marchés lancés à travers des appels d'offre, ouverts à tous les soumissionnaires » et affirmé qu'il encourage « l'usage des médicaments génériques et la production nationale des médicaments». L'augmentation du budget du ministère de la Santé à 6% du budget général de l'Etat est un indicateur positif, mais insuffisant. L'Organisation mondiale de la santé recommande d'accorder au secteur 10% du budget général pour qu'il puisse s'en sortir, a souligné le Conseiller Abdellatif Ouammou. Intervenant au nom des conseillers du PPS lors de l'examen du projet du budget du ministère de la santé, Me Ouammou a rappelé que l'action de redressement, pilotée par Pr El Houcine Louardi, a en effet permis d'améliorer l'offre de santé avec les moyens de bord. De nombreuses réalisations accomplies doivent être consolidées en partenariat avec les représentants des citoyens et les conseils élus afin de permettre au gouvernement de mettre en œuvre des solutions pérennes, élaborées selon une approche participative au service de la population. Revenant sur les défaillances qui entravent le bonne marche du secteur, il a rappelé qu'elles sont dues essentiellement à la faiblesse des moyens financiers et des structures d'accueil, aux longues durées des rendez vous d'auscultation et d'hospitalisation, à la mauvaise qualité des prestations et à l'insuffisance des ressources humaines, sans oublier les grandes disparités en tous genres entre les régions. RAMED: Gouvernance et financement Quant au RAMED (régime d'assistance médicale), qui compte actuellement quelque 12 millions d'adhérents, il est confronté à plusieurs contraintes d'ordre financier et de gouvernance. Le gouvernement n'a pas respecté jusqu'à présent l'engament de le financer à raison de 3 milliards de Dirhams par an. Ce qui se répercute négativement sur la bonne marche des hôpitaux publics et en particulier sur leur autonomie financière. Il a également appelé au développement des études médicales et des facultés de médecine et de médecine dentaire et à la promotion de la recherche scientifique pour transformer les CHU en des espaces de la création et de l'innovation médicales. Il a fait état aussi d'une série de recommandations en matière de prévention des maladies du siècle (respiratoires notamment) et de promotion des nouvelles spécialités pour la formation de nutritionnistes, de diabétologues et d'autres.