Bilan gouvernemental : majorité et opposition s'affrontent sur le terrain des chiffres    Maroc-France : vers un renforcement de la coopération parlementaire    Ouverture triomphale du Théâtre Royal de Rabat sous le regard de LL.AA.RR. les Princesses Lalla Khadija, Lalla Meryem et Lalla Hasnaa    Ressources humaines : pourquoi attirer ne suffit plus à l'heure de la guerre des talents    Déclarations fiscales : Le 1er mai, dernier délai pour plusieurs catégories de contribuables    CNRA et RCAR : la CDG dresse un bilan 2025 solide    Espagne : 214 bourses ouvertes aux Marocains pour l'année universitaire 2026-2027    Fusion-acquisition : Mediterrania Capital Partners s'offre Amcor Flexibles Mohammedia    Kénitra : 27,9 MDH pour redonner vie aux tribunes du stade du KAC après une décennie de paralysie    Le Maroc propose d'accueillir le match amical contre le Salvador à Rabat..la Fédération salvadorienne précise sa position    Administration pénitentiaire : le Maroc accélère la transition vers des prisons «intelligentes»    Alerte météo : Fortes rafales de vent et averses orageuses jeudi et vendredi    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    Cybersécurité : les pays arabes amorcent un renforcement de leur coopération    Revue de presse de ce jeudi 23 avril 2026    La Bourse de Casablanca ouvre sur une note positive    Un responsable iranien dit que l'Iran perçoit ses premières recettes des droits de passage à Ormuz    Le Théâtre Royal de Rabat, symbole d'audace architecturale et d'ambition culturelle portée par la Vision du Roi    Classement FIFA féminin : le Maroc poursuit sa montée en puissance    Le Burkina Faso renforce sa stratégie frontalière    Agriculture. Le virage DATA-TIKA pour sécuriser la transformation digitale    Mercato : Azzedine Ounahi dans le viseur de l'Atlético    Berklee au Nigeria : un tremplin international pour les artistes émergents    Dakar. Une reine vagabonde couronnée au sommet du cinéma féminin    Sahara marocain : Le Honduras suspend à son tour sa reconnaissance de la pseudo «rasd»    Après la rencontre Boulos–Attaf, le Polisario durcit le ton face à Washington    Austria praises Morocco's South-South cooperation model, EU partnership efforts    Modernisation du tri et de distribution des permis de conduire, carte et certificats d'immatriculation électroniques    Controverse à Marrakech autour d'un rituel juif devant Bab Doukkala    Ajax Amsterdam : Rayane Bounida attise les convoitises en Bundesliga    Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche (président du Conseil national autrichien)    Essaouira : le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une 22è édition    Lalla Khadija, Lalla Meryem, Lalla Hasnaa, et Brigitte Macron, assistent au spectacle d'ouverture du Théâtre Royal de Rabat    Art'Com Sup Rabat accueille une rencontre ouverte au public autour de l'ouvrage Origines historiques et artistiques d'Essaouira, "cité des Arts" de Pr Monssef SEDKI ALAOUI.    Gnaoua et Musiques du Monde : Une transe-mission sans frontières    L'organisation de la CAN 2027 menacée en Afrique de l'Est après plusieurs retards    Austria saludó el miércoles las amplias reformas emprendidas en Marruecos bajo la dirección de Su Majestad el Rey Mohammed VI, en favor de una sociedad y una economía marroquíes más abiertas y dinámicas.    Soutien affirmé : Vienne rejoint la dynamique internationale autour du Sahara marocain et ouvre une nouvelle ère avec le Maroc    Coopération maroco-espagnole pour rechercher un bateau de migrants disparu au large de Tan-Tan    Activités commerciales nocturnes : des professionnels démentent tout couvre-feu    Entretien entre Mohammed VI et le président des Emirats pour renforcer la coopération bilatérale    USA-Iran. Trump prolonge le cessez-le-feu    Aide militaire à l'Iran? Pékin rejette les sous-entendus de Trump    Le Real Betis bat Girona FC, Ezzalzouli et Ounahi décisifs    Maroc-Emirats : Entretien téléphonique entre SM le Roi et Cheikh Mohammed Ben Zayed    Cannabis legal: Una producción de más de 19 000 Qx en 2025    Démantèlement d'un réseau de drogue lié au Maroc en Italie après trois ans d'enquête    FLAM 2026 : Marrakech, carrefour des littératures africaines    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Les subventions aux arts plastiques pourraient connaitre un réexamen»
Publié dans Albayane le 20 - 10 - 2019

Malgré les subventions accordées au secteur des arts plastiques, ces dernières pourraient connaitre un réexamen, a affirmé Mohammed Mansouri Idrissi, artiste peintre et président du Syndicat Marocain des Artistes Plasticiens Professionnels. «On doit souligner que les arts plastiques ne sont pas aussi bien dotés en comparaison à d'autres secteurs culturels. Il faudrait un rééquilibrage à ce niveau. Mais d'une manière générale, les subventions pour les arts plastiques pourraient connaitre un réexamen», a-t-il fait savoir.
Al Bayane: Que pensez-vous des enveloppes budgétaires allouées aux arts plastiques? Le marché de l'art marocain a-t-il besoin de soutien pour mieux se structurer?
Mohammed Mansouri Idrissi : On ne peut ignorer les efforts consentis par l'Etat et le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports pour soutenir la création artistique et culturelle: arts plastiques, musique, cinéma, théâtre(…). La subvention et l'aide publiques doivent être consolidées car il n'y a pas un réel marché de l'art au Maroc. Les arts et la culture ne sont pas un luxe. Quand les possibilités du marché sont insuffisantes, l'Etat est obligé de soutenir la création. C'est ce que fait par exemple la France pour le cinéma et même pour l'art contemporain qui bénéficient d'une très forte subvention publique.
Quid du Maroc…alors?
Chez nous au Maroc, les efforts consentis sont incontestables. Rien que pour la première session de 2018, le Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports avait annoncé que 865 projets culturels, artistiques ou créatifs ont été subventionnés pour l'Edition, le Livre, les Bibliothèques, le Théâtre, les Arts Plastiques…
Mais il faut souligner que les arts plastiques ne sont pas aussi bien dotés en comparaison à d'autres secteurs culturels. Il faudrait un rééquilibrage à ce niveau. Mais d'une manière générale, les subventions aux arts plastiques pourraient connaitre un réexamen.
Que proposez-vous pour que la roue des arts plastiques puisse tourner? Les subventions auront-elles des retombées bénéfiques sur le secteur?
Aujourd'hui, il y a une unanimité pour dire que les résidences d'artistes, fortement subventionnées, n'ont pas atteint les objectifs souhaités. Ces résidences ne concernent que quelques personnes et leur rayonnement est devenu terne. Il faudrait évaluer leur rendement. Par contre, la communauté des artistes plasticiens n'a pas compris que le soutien apporté aux monographies (qui sont d'importants éléments de la mémoire culturelle) soit suspendu!
Sur le plan de la méthodologie du travail de la commission, le mode de sélection des projets (présentés par des artistes, des galeristes ou des organisateurs de salon) doit être revu. On ne peut plus continuer à étudier les projets sur papier et sur dossier. Il faudrait que le candidat puisse venir et présenter lui-même son projet face à la commission. L'échange avec les membres de la commission lui permettra d'expliquer, de défendre sa vision et aussi de bénéficier des conseils utiles. Cette méthode de travail est celle déjà adoptée depuis longtemps, par la commission de soutien du cinéma ou des festivals qui reçoit, écoute et discute avec les candidats à la subvention.
Le Ministère de la culture pourrait aussi créer des Commissions régionales avec des fonds régionaux pour déconcentrer la politique de subvention. L'objectif serait de promouvoir les arts dans les territoires et accompagner matériellement l'organisation des évènements locaux en faveur des talents émergents, y compris par l'acquisition de leurs œuvres.
Mais pour que la politique de déconcentration et décentralisation des arts et de la culture prenne tout son sens, il est temps que les collectivités territoriales (les communes et les régions) qui ont de larges compétences définies par la loi en matière d'animation culturelle participent à cet effort. Les communes et les régions doivent participer à l'organisation d'expositions et de salons. Elles doivent aussi passer des commandes aux artistes plasticiens pour embellir les entrées des villes, les rues, les jardins, les parcs, les ronds-points et les établissements communaux. Le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports ne peut à lui seul prendre en charge la mission de la subvention et de l'aide publique aux arts et à la culture.
Où en sommes-nous de la participation marocaine aux biennales et marchés de l'art internationaux? Les artistes et l'art marocain ont-ils une visibilité au-delà des frontières? Comment les subventions peuvent-elles développer la diplomatie culturelle et artistique?
Sur le plan international, la subvention devrait s'ouvrir sur les grandes manifestations dans le monde. Il faudrait aider les créateurs plasticiens pour une réelle participation à l'étranger, ce qui contribuera aussi au rayonnement international de notre culture. Il faudrait accorder des subventions après examen minutieux du projet aux artistes et aux galeristes et les aider pour les différentes charges, par exemple, la location des stands lors des manifestations ou foires internationales, y compris le transport des œuvres qui devrait être flexible. Et ce, au même titre que les autres secteurs de l'économie qui sont fortement présents dans des salons spécialisés à l'étranger. On devrait être convaincu que la notion de «Maroc Export» concerne également les arts et la culture.
Dans ce sens, le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports pourrait participer à la création et au montage de grandes expositions, avec des concepts forts, susceptibles de voyager dans les grandes capitales du marché de l'art (Londres, New-York, Hong Kong…).
Enfin, il est nécessaire que les crédits consacrés à la subvention publique pour les arts et la culture soient augmentés et considérés comme un outil stratégique pour le développement socioculturel et humain et aussi pour le rayonnement culturel international de notre pays.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.