Sahara: soutien chilien au Maroc depuis Rabat    Météo: le temps qu'il fera ce mardi au Maroc    Enfant brûlé vif dans un incendie à Salé: les précisions des autorités    Sahara : le numéro 2 de la diplomatie japonaise réaffirme que son pays ne reconnaît pas la rasd    L'OSFI organise un atelier de formation sur les NTIC à Oujda    La Côte d'Ivoire à l'honneur du "Marocuir" 2020    RAM et British Airways signent un accord de code-share    Mutandis enregistre une hausse de son chiffre d'affaires    Désaccord au sein de l'UE sur les moyens pour contrôler l'embargo en Libye    Divers    Sortie manquée du Raja à Ismaïlia    L'ASFAR confirme, la RCAZ se ressaisit    Participation politique des jeunes au Maroc    L'image du Maroc au-delà des frontières    Le bilan du coronavirus continue de grimper    85.000 vieilles condamnations liées au cannabis vont être effacées en Californie    Insolite : Robot-serveuse à Kaboul    Près d'un demi-million de visiteurs au SIEL    La SNRT révèle la nouvelle vision de la chaîne "Attaqafia" au SIEL    Hommage posthume à Abderrahmane Achour, ex-directeur de la radio nationale    CIFP : Les administrations publiques face au défi de la culture digitale    «Agadir Souss-Massa Aménagement» tient son conseil d'administration    Affaire Hamza mon bb : Saïda Charaf nie avoir été convoquée par la police    L'OPM et le Yacobson Ballet s'accordent pour «Le Lac des Cygnes»    Festival du film d'animation de Meknès : Bruno Coulais présidera le jury    Coupe arabe Mohammed VI des clubs : L'OCS quitte la compétition la tête haute    Le prétendu «intergroupe» du PE et les balivernes de l'APS    «Le contexte réglementaire a de nouveau frappé avec la Lydec»    16ème journée de la Botola Pro D1 : Le Wydad rate le coche, la RSB refuse le cadeau gadiri et le MCO continue de presser    Sport équestre : Le concours national de saut d'obstacles s'invite à Béni Mellal    Clôture en beauté du raid solidaire «Sahraouiya»    Coronavirus : le bilan s'élève à 1.770 morts en Chine et l'évolution reste «impossible à prévoir»    Maroc Telecom signe une bonne année 2019    Tramway de Rabat: le nombre de passagers depuis sa mise en service    Huawei représente une menace pour l'Otan, selon Washington    Intelligence artificielle : l'UE va actualiser son logiciel    «Urgence climatique, les médias africains acteurs du changement»    Le coronavirus pourrait avoir un impact négatif sur la croissance en 2020, selon le FMI    Voici le nouveau directeur artistique du FIFM    Le livre d'art n'a pas le vent en poupe!    SIEL 2020 : Près de 500 000 visiteurs, selon Abyaba    Point de vue : Campagne «Sois jeune, sois civique !»    En Algérie, des milliers de personnes ont défilé à Kherrata, berceau de la contestation    Le WAC défait, la RSB accrochée et le MCO en profite    Coupe Mohammed VI des clubs : le Raja s'incline face au club égyptien d'Ismaily en demi-finale aller    Cameroun : 22 civils tués dans une nouvelle attaque    Aéroport Mohammed V : 4,75 kg de drogues extraits des intestins de six ressortissants ivoiriens    La terre a tremblé dans plusieurs villes du Maroc, des répliques attendues    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Midelt veut exporter sa pomme!
Publié dans Albayane le 23 - 12 - 2019

La région Draa-Tafilalet ambitionne désormais d'exporter sa pomme. Longtemps considérée comme le vivier de la production de pommes au Maroc, la région souhaite conquérir d'autres marchés, en améliorant la compétitivité de sa pomme. C'est dans cette optique que la région a organisé le 17 décembre dernier, le 1er forum de l'investissement dans le secteur pommier. Il s'agit de drainer davantage d'investisseurs pour industrialiser sa pomme et dynamiser le secteur.
Avec une vingtaine de variétés, 17450 hectares cultivés et 400 000 tonnes de pommes produites par an, la région Draa-Tafilalet se positionne comme le principal producteur de pommes au Maroc, soit 60% de la production nationale. Grâce au Plan Maroc Vert (PMV), la région a vu sa capacité de stockage plus que décupler, passant de 4000 tonnes par an à 64000 tonnes par an et compte atteindre les 100 000 tonnes en 2021. La région jouit d'une culture à haute valeur ajoutée estimée à 50 000 dirhams l'hectare, avec un chiffre d'affaires atteignant les 1.17 milliards de dirhams. Sans oublier qu'elle génère de l'emploi pour plus de 60 000 personnes dans la région.
Toutefois, en dépit de son fort potentiel, le secteur de la pomme reste encore inexploité. Comme l'a souligné Jaouah Bahaji, directeur de l'Office national du Conseil agricole, la région compte 35 000 agriculteurs pour moins d'une centaine d'investisseurs. C'est dans cette optique que le forum s'est donné pour objectif de «présenter les opportunités d'investissement dans la filière pommier, exposer les business modèles qui ont réussi au niveau local, national ou international» pour attirer davantage d'investisseurs.
Pour Mohamed Bousfoul, directeur régional agricole de la région Draa-Tafilalet, la région possède d'énormes atouts pour drainer des investissements dans la filière de la pomme. «L'Etat a déjà mobilisé un grand nombre de moyens pour aider les investisseurs dans le cadre des subventions du fond de développement agricole. Nous subventionnons le goutte à goutte, les unités frigorifiques à concurrence de 25%. Nous investissons également dans les tracteurs. Il y a de même des offres proposées par des banques avec des taux d'intérêt attractifs», explique-t-il.
Problèmes de commercialisation et de valorisation
En dépit de son énorme potentiel, le secteur de la pomme a encore du mal à décoller. Et les fellahs peinent à tirer profit de leurs efforts. La raison étant la présence d'un grand nombre d'intermédiaires. Ce qui réduit considérablement le revenu des agriculteurs. A cause de l'insuffisance d'unités frigorifiques de stockage, les pommes sont vendues à 50% de moins de leur prix normal, soit 3 dirhams au lieu de 7 dirhams. « Pour l'instant, ce sont les intermédiaires qui bénéficient, pas les agriculteurs en raison de la production abondante qui a pour conséquence la baisse des prix. L'objectif de ce genre de rencontres, de formations, c'est de sensibiliser les gens à ce genre de problèmes», a expliqué le directeur de l'ONCA. L'objectif est d'augmenter le nombre d'unités frigorifiques, pour accroitre la capacité de stockage qui est actuellement très faible, soit 22% de la production totale annuelle. Ce qui permettra de dépasser le défi du commerce sur pied et favoriser la commercialisation échelonnée.
Il est également question de former les agriculteurs pour s'organiser en coopératives entrepreneuriales pour pallier le défi de la valorisation de leurs produits et mieux en tirer profit. Sans oublier que l'industrie de la transformation de la pomme et ses dérives reste embryonnaire. La région ne compte pour l'heure que deux unités de valorisation (vinaigre et jus), avec des capacités de traitement n'atteignant pas les 100 tonnes.
Problèmes d'export
La pomme marocaine reste circonscrite au marché national. Malgré sa production abondante de 400 000 tonnes annuellement, celle-ci ne parvient toujours pas à conquérir les marchés étrangers. Pour Mohamed Bousfoul, l'un des grands freins à l'export de la pomme marocaine, c'est l'insuffisance d'unités de stockage. «Pour l'export, ce n'est pas encore possible, car nous n'avons pas assez d'unités pour stocker les pommes qui sont des denrées périssables», explique-t-il. «Pour le stockage, nous nous sommes fixés des objectifs de 100 000 tonnes de stockage à atteindre au titre de l'année 2020-2021. Pour cela, nous devons avoir un investissement dans des unités frigorifiques d'une capacité de 36000 tonnes, puisque actuellement nous stockons 64000 tonnes», souligne-t-il. Ajoutant que le coût des unités frigorifiques varie de 12 millions à 15 millions de dirhams (pour 4000 tonnes).
En plus d'augmenter sa capacité de stockage, la région doit investir dans des dispositifs de traitement, de transformation, de conditionnement, de mise en emballage… pour exporter ses pommes. Bien plus, il faut respecter les normes d'exportation, ce qui n'est pas possible actuellement, déclare Mohamed Bousfoul. Pour le directeur régional de l'agriculture, «le secteur de la pomme ne bénéficie pas encore d'investissements lui permettant de disposer d'un produit en mesure de concurrencer le produit étranger».
S'il est indéniable d'exporter la pomme marocaine, pour Bousfoul, il s'agit tout d'abord de satisfaire le marché local. Puisqu'aujourd'hui encore le Maroc importe encore les pommes. «Il y'a une forte concurrence. Nous importons des pommes bombardées de produits chimiques et n'ayant rien à voir avec la qualité de la pomme produite ici», confie-t-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.