Rhamna Innovation Lab désormais fonctionnel    «Agadir Souss-Massa Aménagement» tient son conseil d'administration    CIFP : Les administrations publiques face au défi de la culture digitale    Face au virus, Taïwan mise sur des mascottes et une communication apaisée    Affaire «Hamza monbb»: Saida Charaf répond aux rumeurs    Rémi Bonhomme, nouveau directeur artistique du FIFM    Rabat désignée capitale africaine de la culture    Résultats financiers : Une année 2019 au vert pour Mutandis    Syrie : le régime de Damas reprend le contrôle de « près de 30 villages et localités » entourant la ville d'Alep    L'OPM et le Yacobson Ballet s'accordent pour «Le Lac des Cygnes»    Festival du film d'animation de Meknès : Bruno Coulais présidera le jury    Météo: ce qui est prévu à partir du mardi au Maroc    Mais quelle mouche a piqué El Moutaraji    «Le contexte réglementaire a de nouveau frappé avec la Lydec»    Le prétendu «intergroupe» du PE et les balivernes de l'APS    16ème journée de la Botola Pro D1 : Le Wydad rate le coche, la RSB refuse le cadeau gadiri et le MCO continue de presser    Sport équestre : Le concours national de saut d'obstacles s'invite à Béni Mellal    Coupe arabe Mohammed VI des clubs : L'OCS quitte la compétition la tête haute    Pros marocains d'Europe    Panique à bord d'un vol Oujda-Bruxelles (VIDEO)    Tramway de Rabat: le nombre de passagers depuis sa mise en service    La DTFE dévoile le classement 2019 des banques IVT les plus actives sur le marché des BDT    Maroc Telecom signe une bonne année 2019    Coupe Mohammed VI des clubs : le Raja s'incline en Egypte au match aller    Intelligence artificielle : l'UE va actualiser son logiciel    «Urgence climatique, les médias africains acteurs du changement»    Mohamed Benabdelkader inaugure le siège du tribunal de première instance de Tinghir    Etats-Unis: un « parrain de la désinformation » se joue des conservateurs    Le Burkina Faso décide d'ouvrir un consulat général à Dakhla    Le coronavirus pourrait avoir un impact négatif sur la croissance en 2020, selon le FMI    Huawei représente une menace pour l'Otan, selon Washington    SIEL 2020 : Près de 500 000 visiteurs, selon Abyaba    Le livre d'art n'a pas le vent en poupe!    L'Agence Bayt Mal Alqods Acharif sensibilise les élèves aux "Couleurs d'Al Aqsa" au SIEL    Al Jayl Al Akhdar projette l'agriculture marocaine en 2030    Le Maroc dans l'opinion publique espagnole : Imaginaire, préjugés et stéréotypes    La province de Midelt, ébranlée par deux secousses sismiques    De retour en Afrique du Sud, Miss Univers "inspire" les jeunes Noires    Deux romans de Loubna Serraj et Valérie Morales-Attias font escale au Salon du livre    Cameroun : 22 civils tués dans une nouvelle attaque    La terre a tremblé dans plusieurs villes du Maroc, des répliques attendues    Point de vue : Campagne «Sois jeune, sois civique !»    En Algérie, des milliers de personnes ont défilé à Kherrata, berceau de la contestation    Clôture de la 6ème édition du raid solidaire "Sahraouiya"    Aéroport Mohammed V : 4,75 kg de drogues extraits des intestins de six ressortissants ivoiriens    L'AS FAR sanctionnée de quatre matchs à huis clos    La police d'Agadir fait tomber un trafiquant de Chira    Un chauffe-eau défectueux fait 3 victimes à Fès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les Parlementaires enquêtent sur les marges des banques
Publié dans Albayane le 21 - 01 - 2020


Pratiques anti-concurrentielles
L'activité des établissements de crédit est encore une fois sous la loupe. Malgré la supervision et les contrôles permanents de Bank AL Maghrib et en dépit d'une réglementation prudentielle et un cadre réglementaire très rigoureux, cela semble ne pas suffire pour qu'une mission d'enquête parlementaire soit constituée et qu'une convention de coopération entre la banque Centrale et le Conseil de la Concurrence soit signée au même moment que la commission d'enquête.
Les performances des banques marocaines animent la polémique et suscitent des interrogations. Le niveau des marges bénéficiaires et celui des commissions bancaires appliquées par le secteur est jugé excessif et même non corrélé par rapport à l'évolution des indicateurs de performance de l'économie nationale en générale. Les problématiques concurrentielles liées à l'activité bancaire sont également à l'ordre du jour.
La signature d'une convention la semaine dernière entre la BAM et le Conseil de la concurrence vise à mettre en place les modalités pratiques qui favorisent plus de concertation concernant les sujets d'intérêt commun. La dite convention dicte aussi le respect par les établissements bancaires des normes et pratiques concurrentielles appropriées. Ainsi, en plus de la régulation sectorielle opérée par la Banque Centrale, le Conseil de la concurrence exercera sa mission de contrôle et de régulation concurrentielle sur l'ensemble des activités bancaires.
La signature de la convention entre les deux organismes qui a, en effet, coïncidé avec l'activation d'une commission d'enquête parlementaire sur le secteur bancaire est-elle fortuite ? Les performances des banques de la place dans une conjoncture économique qualifiée de plus au moins morose attisent autant de critiques. La fiche technique de la commission parlementaire comporte une série de questionnement, notamment sur le rôle du secteur bancaire marocain dans le financement de l'économie nationale.
Notamment des PME et PMI et dans la mobilisation de l'épargne nationale. La fiche technique s'interroge sur les bénéfices importants réalisés par les établissements de crédit au moment où les dépôts bancaires chutent et où la croissance économique peine à retrouver son trend croissant et le déficit budgétaire s'alourdit davantage et le niveau de la dette s'aggrave d'une année à l'autre.
Le financement de l'investissement préoccupe aussi les parlementaires autant que le rôle citoyen des banques. Comment interviennent-elles pour promouvoir l'emploi ? Pourquoi certaines banques marocaines réalisent des marges bénéficiaires plus élevées que les banques mères à l'étranger ? Quid aussi des pratiques concurrentielles ou anticoncurrentielles qu'exercent les banques ? Dans quelle mesure les banques marocaines respectent-elles les règles de transparence et de bonne gouvernance ? Autant de questions parmi tant d'autres auxquels la commission d'enquête parlementaire devrait répondre dans son rapport final.
La commission parlementaire interpelle donc les établissements de crédit pour plus d'engagement et d'adhésion dans la dynamique de développement économique et dans le financement des activités productives créatrices d'emplois et à forte valeurs ajoutée.
L'idéal serait de dépêcher autant de commissions parlementaires d'enquête dans d'autres secteurs (Télecom, aéronautique, informatique, agroalimentaire, hydrocarbures…) qui, à priori, réalisent des bénéfices hors normes et qui échappent à toute régulation ou respect de réglementation prudentielle ou de pratiques concurrentielles… Le nouveau modèle de développement doit recenser aussi les secteurs à forte valeur ajoutée qui n'exclue pas la dimension citoyenne!
Fairouz El Moiden
***
Le secteur bancaire marocain se compose de 86 établissements de crédit dont 24 banques (19 conventionnelles et 5 participatives) indique la fiche technique de la mission d'enquête parlementaire. Les sociétés de financement sont au nombre de 32. Les banques offshores s'élève à 6 et les associations de micro crédit totalisent 13 structures. Le secteur comprend également 9 sociétés de transfert d'argent et 6388 agences bancaires, 7025 guichets automatiques et 1405 agences bancaires à l'étranger.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.