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Confinement prolongé: à qui la faute?
Publié dans Albayane le 19 - 05 - 2020

L'état d'urgence sanitaire est entré en vigueur au Maroc le vendredi 20 mars à 18h. Depuis, le confinement obligatoire, seul moyen connu pour venir à bout de la pandémie liée au nouveau coronavirus, est appliqué dans tout le Royaume. Cependant, les Marocains et Marocaines ont le droit de s'aventurer dans les rues, à condition de respecter les règles. En cette période de pandémie mondiale, on s'expose dans la rue pour une raison valable. Aussi, ne faut-il pas s'éloigner de son périmètre, de son quartier. Pour respecter cette «règle d'or», il suffit d'être dûment muni de l'autorisation de sortie obligatoire. Le mardi 7 avril, une autre règle est venue s'ajouter aux deux précédentes. Depuis ce jour au Maroc, le port du masque de protection est obligatoire. Dès le début de cette crise sanitaire mondiale, une grande majorité de marocains se sont pliés aux règles de sécurité sanitaire essentielles pour une sortie de crise rapide et sans grands dégâts. Malgré toutes les prédispositions prises par le pays dès le début de cette crise sanitaire mondiale, le risque n'est toujours pas écarté. À cet effet, le lundi 18 mai, le chef du gouvernement Saad-Eddine El Otmani a annoncé au Parlement, le prolongement du confinement jusqu'au 10 juin à 18h. Si nous en sommes là, c'est que le danger de mort réside. Certains de nos concitoyens n'ont tout bonnement pas respectés les mesures de sécurité sanitaire. Mais ce constat péjoratif n'est pas exclusif au Maroc. Comme dans la plupart des pays du monde, il comporte aussi ses inconscients du danger. Ceux qui ne prennent pas la peine de porter un masque de protection, d'appliquer le mètre de sécurité et les gestes barrières. Reportage.
Depuis le vendredi 20 mars à 18h, date d'application de l'état d'urgence sanitaire, les Marocains, tout comme plus de la moitié de la Terre, sont appelés à respecter à la lettre le confinement obligatoire, seul moyen efficace connu jusqu'à présent, pour venir à bout du Covid-19.
Les agents de police et d'autorité ainsi que l'armée sont en première ligne depuis le début de cette crise sanitaire mondiale. Entre prodigation de conseils pour la protection, les explications de l'importance du confinement et du respect des mesures de sécurité sanitaire, les forces de l'ordre ont employé, dès le premier jour de cette crise, des moyens pédagogiques pour convaincre les marocains et les résidents de s'y attacher.
Après 2 mois de confinement, le danger n'est pas encore écarté et donc l'espoir d'une première phase de déconfinement suscite des interrogations.
Le lundi 18 mai, Saad-Eddine El Otmani a annoncé devant le Parlement une prolongation du confinement et de l'état d'urgence sanitaire de trois semaines supplémentaires, jusqu'au 10 juin.
Par ailleurs, le chef de gouvernement a insisté sur la nécessité de lutter contre «les vecteurs» de propagation du nouveau coronavirus.
À cet effet, il a déclaré qu' «on ne veut pas que l'Aïd al Fitr se transforme de fête en deuil». Comme pour dire que les populations sont tenues de prendre davantage en considération la situation sanitaire actuelle en respectant scrupuleusement les mesures de sécurité.
Lors de nos pérégrinations dans les marchés et sur certaines grandes artères de la capitale économique du royaume, le risque de contamination est flagrant. D'ailleurs, pas plus tard que le dimanche 17 mai, le célèbre marché Badr, qui regroupe quelque 200 commerces est devenu un foyer d'infection potentiel. C'est pour cette raison qu'il a été fermé jusqu'à nouvel ordre, et pour cause : pas moins de 5 commerçants de ce marché ont contracté le Covid-19.
Les rues de l'ancienne médina ne sont pas en reste. Des barrages ont été mis en place dans plusieurs secteurs de ce vaste quartier pour éviter les allées et venues inutiles mais aussi pour interdire l'accès aux personnes n'habitant pas le quartier.
Il est vrai que les Marocains et les résidents sont fatigués par le confinement. Les marches nocturnes fort appréciées durant ce mois sacré sont prohibées. Mais pour que nous puissions retrouver «une vie normale», il est impératif pour nous tous de Tanger à Lagouira, de se plier aux mesures de sécurité sanitaire. Dites-vous que nous n'avons plus que 3 semaines à tenir!


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