Ce forum se tient à Rabat, les 29-30, et connaît la participation de représentants des quatre assemblées législatives des deux pays. LGV, aéronautique, hydrogène vert, économie bleue seraient notamment au menu des discussions. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Les différents volets de la coopération entre le Maroc et la France ont été mis en lumière, ce jeudi à Rabat, lors d'une séance organisée en marge du Forum parlementaire Maroc-France (29-30 janvier) avec la participation de représentants des quatre assemblées législatives des deux pays. Organisée sous le thème « Les nouveaux horizons de la coopération bilatérale », cette séance a connu la participation de membres de la Chambre des représentants, de la Chambre des conseillers, ainsi que de l'Assemblée nationale et du Sénat de la République française. S'exprimant à cette occasion le président du Sénat français, Gerard Larcher, a indiqué que le Maroc et la France ont ouvert ensemble de nouveaux horizons de coopération, marqués par une intensification des partenariats, l'ouverture de nouveaux chapitres de coordination et l'élargissement des perspectives géographiques. Il a, dans ce sens, rappelé les grands projets structurants de la coopération maroco-française, notamment la Ligne Grande Vitesse (LGV), ajoutant que le Maroc est plus que jamais à la croisée des routes européennes et africaines. Le président du Sénat a également salué les progrès significatifs réalisés par le Royaume dans plusieurs secteurs, allant de la recherche et des nouvelles technologies au numérique, à l'intelligence artificielle, à l'aéronautique, aux énergies renouvelables, à l'hydrogène vert et à l'économie bleue. Par ailleurs, M. Larcher a relevé que les barrières diplomatiques qui freinaient la projection française dans les provinces du Sud du Maroc sont désormais levées, précisant que la France accompagne et encourage aussi bien les grandes entreprises que les PME, dont l'apport est capital, ainsi que l'ensemble des acteurs privés, à investir dans ces territoires. S'agissant des études supérieures, il a fait savoir que le Maroc est en passe de devenir un hub de l'enseignement supérieur francophone en Afrique, avec un nombre croissant de grandes écoles, notamment françaises et francophones, qui choisissent de s'implanter dans le Royaume. M. Larcher a mis en exergue la coopération bilatérale décentralisée, citant, en particulier, le volet climatique, dans lequel, le Maroc et la France disposent de nouveaux horizons de coopération, notamment dans le domaine du dessalement de l'eau. Le partenariat entre le Maroc et la France constitue ainsi un message de « réussite partagée », où chacun se renforce des atouts de l'autre, a-t-il conclu, soulignant qu'il s'agit également d'un message fort adressé à l'Europe et à l'Afrique, démontrant qu'il est possible de dépasser les postures idéologiques et les oppositions entretenues pour construire un espace fondé sur la croissance et la confiance entre les deux rives de la Méditerranée. De son côté, le directeur du Trésor et des finances extérieures au ministère de l'Economie et des Finances, Mohamed Tarik Bchir, a souligné que la dynamique positive que connaissent les relations bilatérales s'inscrit pleinement dans les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI axée sur un partenariat solide, équilibré et tourné vers l'avenir, fondé sur la confiance mutuelle, la clarté politique et la convergence des intérêts stratégiques. Le partenariat entre le Maroc et la France repose sur une relation économique et financière d'une densité exceptionnelle, a-t-il relevé, rappelant que les deux pays se caractérisent par des échanges soutenus, consacrant le rôle de la France en tant que partenaire économique majeur du Royaume. La solidité des relations économiques se reflète également dans la présence structurante et durable de plus d'un millier d'entreprises françaises au Maroc, actives dans des secteurs stratégiques et contribuant de manière significative à la dynamique économique, à la création d'emplois et au dialogue avec les partenaires sociaux. Dans ce sens, l'appui financier et technique apporté notamment par l'Agence française de développement (AFD), dont le Maroc est le premier pays d'intervention avec plus de 6 milliards d'euros d'engagements, a permis d'accompagner la préparation et la mise en œuvre de projets structurants dans des secteurs clés du développement national, tels que l'énergie, les infrastructures, l'eau, la mobilité urbaine, ainsi que les réformes structurelles dans les domaines de l'éducation, de la formation, de la protection sociale et de l'égalité de genre, a-t-il fait savoir. Il a, dans cet esprit, évoqué l'extension de l'intervention de l'AFD dans les provinces du Sud du Royaume constitue un signal fort de confiance et un levier majeur de développement territorial, pleinement aligné avec la Vision Royale pour le Sahara marocain. Les représentants des deux parties ont également examiné, lors du débat, plusieurs axes de coopération, y compris la société civile, la diplomatie parlementaire, la jeunesse, la francophonie, l'environnement et la colocalisation. Depuis sa création en 2013, le Forum parlementaire Maroc-France s'érige en plateforme de dialogue, de concertation et d'échange de vues entre les parlementaires marocains et leurs homologues français, en vue de coordonner les positions et d'examiner les différentes questions d'intérêt commun entre les deux pays.