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Le «polisario» choisit la fuite en avant et se met à dos la communauté internationale
Publié dans Albayane le 12 - 11 - 2020

Plus que jamais isolés, contestés et terrassés par une cascade d'échecs diplomatiques et de revers aussi cinglants les uns que les autres, les nervis du «polisario», avec l'appui de leurs mentors, ont choisi la fuite en avant. En se livrant à des actes de briganderie dans une zone du territoire national marocain placée sous la responsabilité de l'ONU lors de l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en 1991, ils jouent à fond la carte de la provocation et de l'escalade dans un défi manifeste à la communauté internationale.
Face à ces actes de déstabilisation caractérisée, le Maroc fait preuve de sagesse et de sérénité, une position saluée par les membres du Conseil de Sécurité lors de l'adoption de la résolution 2548. Mais, le Royaume, ferme dans ses positions, n'acceptera nullement un changement du statut de la zone située à l'est et au sud du dispositif de défense, qui constitue une partie intégrante du territoire marocain.
Le Conseil de Sécurité et à travers lui la communauté internationale sont aujourd'hui témoins de ces actes gravissimes du «polisario», appuyé par l'Algérie, qui cherchent à déstabiliser toute la région et à torpiller tous les efforts des Nations Unies, déployés par leur Secrétaire général, visant à parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique, durable, et fondée sur le compromis au différend artificiel sur le Sahara marocain.
Et pour cause, la situation est celle d'une violation dangereuse de la légalité internationale telle qu'incarnée par les résolutions du Conseil de Sécurité et les appels du Secrétaire général de l'ONU, le dernier étant en date du 23 octobre 2020.
Rappel des faits. Le «polisario» a dépêché un groupe de cent civils, femmes et enfants, étroitement encadrés par des éléments militaires lourdement armés, pour bloquer le trafic civil et commercial entre le Maroc et la Mauritanie.
La présence d'éléments armés dans la zone tampon, qui met en péril le cessez-le-feu, a été attestée et documentée par la MINURSO devant le Conseil de Sécurité. Ce blocage s'est accompagné d'actes de destruction de la route reliant les postes-frontière marocain et mauritanien, ainsi que de provocations à l'endroit des membres des Forces Armées Royales, des actes qui mettent gravement en péril la pérennité du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.
Les éléments du «polisario» ont, par ailleurs, ouvertement intimidé le personnel de la MINURSO, notamment par des jets de pierre contre un hélicoptère qui survolait la zone.
Une telle escalade est une violation caractérisée des cinq dernières résolutions du Conseil de Sécurité, qui ont exigé du «polisario» de respecter le cessez-le-feu et de s'abstenir de tout acte susceptible de déstabiliser la situation ou de compromettre la reprise du processus politique, et de se retirer immédiatement de la zone tampon de Guerguerate, une exigence formulée dans la résolution 2414, adoptée en 2018, et les suivantes.
C'est indéniablement des actes de défiance ouverte à l'endroit du Secrétaire général de l'ONU, qui a appelé à trois reprises à la préservation de la liberté de circulation civile et commerciale dans la zone tampon. Le «polisario» ne se cache pas de sa volonté de torpiller la légalité internationale, à travers ses appels à la guerre et son mépris ouvert du Secrétaire général et de la MINURSO, qui subissent des attaques en règle de la part des séparatistes.
Devant cette situation gravissime, le Maroc fait preuve de la plus grande retenue et de la plus grande sagesse. Cette position a été saluée par les membres du Conseil de Sécurité lors de l'adoption de la résolution 2548, laquelle exige, pour la cinquième fois, que le «polisario» s'abstienne de tout acte de déstabilisation dans la zone située à l'est et au sud du dispositif marocain de défense. Reste que les agissements du «polisario», appuyé par l'Algérie, sont naturellement une fuite en avant, face à une résolution du Conseil de Sécurité qui vient conforter l'approche marocaine s'agissant de la question de son intégrité territoriale.
Dans sa résolution 2548, le Conseil de Sécurité a fait preuve en effet, à la fois, de clarté et de constance. La clarté dans sa définition de la solution politique, qui doit être réaliste, pragmatique, durable, et fondée sur le compromis, et du processus exclusif qui doit y mener: le processus des tables rondes avec la participation du Maroc, de l'Algérie, de la Mauritanie, et du «polisario», appelés à rester engagés dans un esprit de réalisme et de compromis tout au long de sa durée et de sorte qu'il aboutisse.
Et la constance dans son appui à l'Initiative marocaine d'Autonomie, qualifiée dans la dix-septième résolution consécutive du Conseil de Sécurité comme sérieuse et crédible. En somme, la dernière résolution du Conseil de Sécurité n'a fait que signer la déchéance définitive des chimères de l'Algérie et du « polisario». Par sa fuite en avant, le «polisario» cherche aussi à se dérober à la pression de la contestation toujours plus grande dans les camps de Tindouf, où le groupe séparatiste ne se maintient qu'à la faveur d'une répression féroce facilitée par le pays hôte, qui lui a dévolu l'autorité sur les camps de Tindouf en flagrante violation du droit international humanitaire.
Mais, à la place d'un mouvement moribond, sans légitimité aucune, un mouvement alternatif, celui des Sahraouis pour la Paix, ne cesse de remettre en cause ses prétentions à la soi-disant représentativité.
Il s'agit également d'une fuite en avant face à une réalité immuable: celle de la marocanité du Sahara sur le terrain, avec des investissements colossaux dans le cadre du Nouveau Modèle de développement pour les provinces du Sud lancé par SM le Roi Mohammed VI en 2015, et de l'ouverture des Consulats généraux de seize pays africains et arabes dans les Provinces du Sud, qui constituent une affirmation sans équivoque de la marocanité du Sahara. D'autres pays rejoindront cette dynamique en ouvrant des Consulats généraux dans le Sahara marocain.
Signe de la fébrilité et du désarroi de l'Algérie, dont l'appui est seul garant de l'existence du «polisario», l'organe de presse officiel algérien, l'APS, ne cesse de se faire l'écho des gesticulations désespérées du «polisario».
Avec sérénité et détermination, le Maroc avancera dans la voie tracée par Sa Majesté le Roi s'agissant de la question de son intégrité territoriale. Car son respect de la légalité internationale n'a d'égale que sa fermeté inébranlable dans ses positions. Le Royaume ne cédera pas aux surenchères et aux provocations des autres parties qui cherchent à entraîner la région dans une spirale d'instabilité.


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