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Thaïlande: Bras-de-fer entre la jeunesse et l'institution monarchique
Publié dans Albayane le 23 - 11 - 2020

En Thaïlande, la violence a redoublé d'intensité, ce mardi, lorsqu'une soixantaine de manifestants ont été blessés – dont six très grièvement – par des tirs à balles réelles sans que l'on sache réellement si ce sont les forces de l'ordre ou les groupes rivaux qui ont fait usage d'armes à feu tant la confusion était grande et les échauffourées très exaltées entre les manifestants des deux bords, entre les ultra-royalistes reconnaissables à leurs «chemises jaunes» et les anti-monarchistes.
Le soir venu, l'air était devenu irrespirable aux abords du Parlement quand, pour disperser les manifestants, la police eût recours à des bombes lacrymogènes et à des canons à eau pour asperger les protestataires d'eau mélangée à des produits chimiques irritants contraignant ces derniers à se protéger à l'aide de moyens de bord: lunettes de natation, masques de laboratoires ou encore en appliquant du dentifrice sur leurs visages mouillés pour atténuer l'irritation de leurs yeux et de leurs voies nasales.
Le lendemain, mercredi, «pour éviter de verser le sang du peuple», les manifestants ne se rassemblèrent pas, comme convenu, à proximité du parlement, mais aux abords du Quartier Général de la police à Bangkok, au fameux carrefour de Rajprasong anciennement dénommé «le carrefour du Don du roi» mais rebaptisé, pour l'occasion, «le carrefour du Don du peuple» comme le rappellent les nombreux graffitis ornant les murs environnants.
Brandis par les manifestants, des canards en plastique géants, icônes de la pop culture asiatiques mais symbolisant, désormais, le mouvement de protestation servent, à la fois de mascotte et de parapluie contre les jets d'eau lancés par la police en direction des protestataires.
Ces manifestations coïncident avec le débat actuellement en cours au sein du Parlement au titre d'une réforme de la Constitution.
Au menu de ces discussions, on trouve une réduction notable des pouvoirs dévolus au souverain ainsi qu'un contrôle accru des finances royales. Ces négociations porteront, également, sur diverses autres questions d'une toute autre nature mais d'égale importance, néanmoins, comme, par exemple, la condamnation, par les paysans, des nouvelles lois sur la propriété de la terre.
En matière de préservation des libertés individuelles, une étape importante a été franchie par les féministes lorsqu'ils déposèrent, auprès de la Cour Constitutionnelle, une requête portant sur la légalisation de l'avortement et obligèrent cette dernière à statuer, le 2 décembre prochain, à la fois sur la question de l'interruption volontaire de la grossesse mais, aussi, sur le départ du Premier ministre qui, en dépit de sa démission de l'armée, continue à bénéficier de l'affectation d'un logement de fonction relevant de ceux initialement réservés aux hauts gradés des forces armées.
Si le quartier des affaires de Rajprasong où se tiennent les manifestations reste un lieu symbolique puisque c'est à cet endroit que les «Chemises rouges», ce mouvement social en faveur d'une ouverture démocratique, s'était installé durant plusieurs mois en 2010 avant d'en être délogé sous les tirs de l'armée qui avaient fait une centaine de morts, le pouvoir ne semble pas prêt, cette fois-ci, à tirer sur une foule qui n'est aux ordres d'aucun parti politique. D'ailleurs, à en croire Sunisa Nuttawa, une avocate venue soutenir les protestataires : «Tant qu'ils restent à l'écart des partis, ces jeunes sont considérés comme innocents». Mais si, au vu de l'évolution de la situation, cette dernière semble dire vrai, jusqu'à quand ce mouvement de contestation parviendra-t-il à garder son «indépendance» ? Attendons pour voir...


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