Coopération sino-africaine : l'heure de la modernisation stratégique à l'aube du 15e plan quinquennal    Moody's relève la perspective du Maroc à « positive »    Banques : le déficit de liquidité s'allège    Un revers cinglant pour le régime algérien : annonce de la formation du premier gouvernement kabyle en exil    Souffian El Karouani espère retrouver les Lions de l'Atlas    TFC – OM : Nayef Aguerd et Bilal Nadir absents du groupe marseillais    Lions de l'Atlas : Mohamed Ouahbi finalise sa première liste    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Des millions de dollars pour soutenir la prise en charge des personnes âgées et améliorer leurs conditions de vie en Chine    Les Etats-Unis vont "quadrupler" la production d'armements perfectionnés    Le président des Émirats arabes unis : « Nous sortirons plus forts de la guerre »    La guerre contre l'Iran propulse les prix mondiaux du pétrole vers les 100 dollars le baril    Casablanca-Settat : De nouvelles zones industrielles à Mohammedia et Benslimane    Face à la flambée des prix du brut, Washington lève certaines restrictions sur le pétrole russe    Le CRI de Marrakech-Safi lance le Hackathon "Mémoire, patrimoine, innovation & investissement"    Gianni Infantino salue le parcours de Walid Regragui à la tête du Maroc    Mondial 2026 : billets hors de prix et dépenses élevées, les supporters devront casser leur tirelire    Pêche continentale : ouverture officielle de la saison 2026-2027, dimanche 8 mars    l'Iran présente ses excuses après des frappes contre les pays voisins du Golfe    Spanish PP proposes Ceuta's inclusion in 2030 World Cup activities    Marruecos condena los ataques de drones iraníes contra Azerbaiyán    El PP español propone integrar a Ceuta en actividades del Mundial 2030    Maryame El Moutamid, l'astrophysicienne marocaine à la conquête de nouvelles planètes    Diaspora #431 : Najma, l'âme marocaine derrière l'artiste NAJ    Bourse : le MASI entame mars sur une baisse marquée    Mondial 2030 : la droite espagnole tente de provoquer le Maroc    Le Maroc condamne les frappes de drones iraniennes contre l'Azerbaïdjan    Appel à une enquête internationale après la mort de Marocains par l'armée algérienne    Botola : Résultats et suite du programme de la 15e journée    L'Ethiopie inaugure le premier commissariat de police « intelligent » d'Afrique    L'ambassadrice de Chine participe à une campagne solidaire au profit des habitants de Merchouch, dans la province de Khémisset    Le Maroc réaffirme son soutien à la sécurité du Golfe et condamne les attaques iraniennes... Un entretien entre Bourita et le secrétaire général du CCG illustre la solidité du partenariat stratégique    Trump exclut tout accord avec l'Iran sans « capitulation inconditionnelle »    Entretien téléphonique entre Nasser Bourita et Serguei Lavrov    Alerte "Coachs dormants" !    Maryame El Moutamid : L'astrophysicienne marocaine qui veut mener une mission spatiale autour de Saturne    Maroc-Espagne : Suspension des liaisons maritimes entre Tarifa et Tanger en raison des intempéries    Burundi : Un plan pour rapatrier 100.000 réfugiés    Inondations : 15.000 familles bénéficient des aides financières directes    Mohamed Ouahbi à la tête des Lions de l'Atlas avec João Sacramento comme adjoint    « Rass Jbel » : quand la légende de « Al Hayba » prend racine au Maroc    Comediablanca revient à Casablanca après une tournée internationale remarquée    L'armée US prévoit une domination « totale et absolue » du ciel iranien    Azoulay : Un Ftour Pluriel d'anthologie qui fera date    UNESCO : Tanger relance sa candidature au patrimoine mondial    « On Marche » 2026 : à Marrakech, la danse contemporaine au souffle du Ramadan    Loubna Jaouhari signe son premier stand-up le 8 mars 2026 au théâtre Diwan de Casablanca    Caftans au Maroc #2 : Le caftan de Fès, emblème d'un savoir-faire ancestral    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Radios privées, une «mue» bienfaitrice!
Publié dans Albayane le 21 - 01 - 2021

«Le poète est parti, la radio a pris sa place», disait le Prix Nobel de la littérature, Naguib Mahfouz. Cette mise en relation linguistiquement simple, mais sémantiquement si profonde, que l'écrivain égyptien a choisie, incarne à bien des égards la place du «hertzien» dans le champ culturel de toute société.
Objet de valeur autour duquel des familles se réunissaient pour le contempler avant de l'écouter, parfois même sans, la radio était pendant bien longtemps un chef-d'œuvre, une boîte à Merveilles qui semait la joie et cachait des surprises... Certains allaient même jusqu'à croire que les présentateurs et les musiciens se trouvaient dedans et finiraient, un de ces jours, par en sortir ! Hélas.
Changements de paradigmes sociaux l'imposent, cette composante devenue nécessairement irremplaçable allait «se muer» crescendo, en quête d'un modernisme qui lui permet d'être en concordance avec le temps.
En concurrence «frontale» avec d'autres médias, les stations radios étaient obligées de conserver et même d'accroître leur place spécifique dans la vie quotidienne et changer un certain mode d'alternance de paroles et de musique… et rien d'autre !
Un public jeune qui «regarde» la radio sur Internet, de nouvelles tendances et des musiques de plus en plus «colorées», telles sont les nouvelles donnes.
Conséquemment à toute cette métamorphose subite, la sphère radiophonique nationale, comme partout ailleurs, n'a pas hésité à changer de trajectoire pour accompagner ces nouveaux «Lifestyle» et s'adjuger son acte de survie, celui de ne pas tomber dans l'oubli.
Alors que les radios publiques font les choses à une manière dont elles ont le secret, mêlant authenticité et modernité et gardant cette touche de «l'officiel», les stations privées se sont offert plus de liberté, en proposant des programmes aussi bien décontractés que diversifiés, allant parfois jusqu'à la spécialité. Les exemples sont nombreux !
A ce propos, le président de l'Association des Radios et Télévisions indépendantes (ARTI), Kamal Lahlou déclare à la MAP que les contenus des radios privées sont diversifiés et s'orientent beaucoup plus vers l'information sociale et sociétale.
Président et fondateur de MFM Radio, M. Lahlou précise que ces stations ciblent un public très large, à l'exception de quelques-unes «spécialisées», dans le sport ou la musique, entre autres.
C'est une diversification qui joint l'agréable à l'utile. Elle se décline plus clairement alors que les journalistes, animateurs et commentateurs, deviennent les fronts liners lorsqu'il s'agit de l'intégrité territoriale du Royaume, ou quand il est question de sensibiliser les «auditeurs-téléspectateurs» aux problèmes à intérêt commun, comme celui que le monde vit aujourd'hui, la Covid-19.
S'attardant sur les modalités de gestion de ces stations, M. Lahlou a fait savoir qu'elles sont régies de la même manière que toute entreprise avec des départements fonctionnels, en plus d'une structure de création et de production d'émissions, notant que la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) demeure la seule partie habilitée à les sanctionner en cas de «déroute».
Force est de constater que l'image n'est pas tout rose ! En effet, certaines émissions radiophoniques passent moins de temps à préparer des sujets à valeur instructive et constructive que celui qu'elles gaspillent à la recherche «désespérée» du destructeur de la culture et des sociétés, «le Buzz» !
Que ce soit à travers les «personnages» invités ou via les sujets abordés, le nombre de vues et de partage demeure leur objectif ultime. Quelle ironie du sort !
Réagissant précisément à ce point, M. Lahlou était plus clair: «Le buzz est un succès viral qui ne reflète nullement le vrai intérêt. C'est un ensemble de propos provocateurs qui polluent le débat public», a-t-il regretté.
Pour ce fin connaisseur de la sphère radiophonique, puisqu'il est également président de la Fédération marocaine des Médias (FMM), la radio est celle qui reste proche des auditeurs, de leur vie et préoccupations quotidiennes, tout en étant en interaction avec eux.
A rappeler que conformément à la loi de Finances 2021, le Fonds de développement audiovisuel a inclus les radios privées. L'ARTI et la FMM avaient salué ce changement, et s'étaient félicitées du caractère national que revêt "à nouveau" ce fonds, qui avait ce caractère «national» depuis 1997, avant que l'article 26 de la loi de Finances 2008 ne le réserve à l'audiovisuel public.
L'ARTI et la FMM avaient appelé les stations privées à fournir encore plus d'efforts pour assurer leurs différentes missions, en particulier la défense du projet national et de ses causes sacrées.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.