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Faible engouement pour les habits traditionnels
Publié dans Albayane le 14 - 04 - 2021


Maria MOUATADID – MAP
A la veille du mois sacré de Ramadan, les Casablancais ne se bousculent pas, comme à l'accoutumée, devant les vendeurs d'habits traditionnels. Les commerçants de la Place Moulay Youssef au quartier des Habbous, où les visiteurs s'y rendent d'habitude pour acheter des djellabas, jabadors, des gandouras ou même des babouches traditionnels, semblent avoir du mal à écouler leurs marchandises.
Le tour de ce marché mythique de la capitale économique permet de se rendre à l'évidence qu'avec l'avènement du coronavirus dont le rythme de contagion est rapide et saccadé, une psychose s'est installée chez la plupart des gens et donne rarement place aux dépenses dites « non essentielles ».
A pareille époque, les couturiers et vendeurs d'habits traditionnels croulent sous les commandes et se voient contraints même de faire livrer les habits à temps à leur clientèle dépassant parfois la fête de l'Aïd Al-Fitr qui clôt le mois du jeûne.
« Nous sentons une dégradation du marché à cause notamment du pouvoir d'achat limité dû à la crise sanitaire », a indiqué dans une déclaration à la MAP, Abderrahim, vendeur du prêt-à-porter traditionnel pour hommes et femmes au quartier des Habbous, relevant qu'en temps normal « le mois sacré représente à peu près 25% du chiffre d'affaires annuel".
« J'avais souvent des difficultés pour répondre à toutes les commandes pour le mois sacré en temps normal et je me voyais même obligé d'en confier certaines à des confrères », confie-t-il.
Plusieurs vendeurs perdront ainsi un chiffre d'affaires non-négligeable porté par une clientèle volatile et généreuse qui ne se manifeste de la sorte qu'une ou deux fois par an. « Les gens ne viennent plus comme avant.
Autrefois, une seule personne passait entre trois à cinq commandes pour le Ramadan. Maintenant, les clients hésitent longuement avant de passer à l'acte d'achat », fait observer Abderrahim, notant que « la situation est désormais intenable ».
Embouchant la même trompette, Ali, un vendeur de prêt à porter traditionnel dans un magasin situé dans la même place, a relevé qu'il avait l'habitude de recevoir un nombre important de commandes durant la quinzaine de jours qui précède Ramadan.
« Le Ramadan approche à grands pas. Mais je vends très peu", a déploré ce vendeur qui avait l'habitude d'avoir une recette journalière assez importante". "Les temps sont vraiment durs. Ce n'est pas vraiment facile de travailler sans pour autant pouvoir subvenir aux besoins les plus élémentaires", regrette-t-il.
Le peu de clients sur place, de leur côté, évoquent principalement des situations d'ordre économique mais aussi sanitaire. « On est dans l'incertitude la plus totale, c'est pour cette raison que je limite mes dépenses au maximum et je n'achète que l'essentiel », a relevé Rachida, qui sort rarement de sa maison à cause de la pandémie.
"On ne sait pas quand est-ce que cette pandémie prendra fin", justifie la dame quadragénaire. Les mesures restrictives prises par l'Etat pour freiner la propagation du covid-19 font que beaucoup de personnes adoptent les gestes barrières pour se mettre hors de portée du virus.
"Néanmoins, j'essaierai de consacrer un petit budget pour acheter un caftan la veille de l'Aid en vue d'aider le commerce local", a-t-elle espéré, ajoutant toutefois qu'elle ne peut vivre au-dessus de ses moyens.


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