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Un millésime 2021 très masculin
Publié dans Albayane le 11 - 10 - 2021

Journalistes d'investigation, romancier né à Zanzibar, experts du climat ou encore spécialistes du toucher: les Nobel ont récompensé cette année 12 hommes et une seule femme « ayant oeuvré pour le progrès de l'humanité », selon le voeu de leur créateur, l'inventeur suédois Alfred Nobel.
Si quatre femmes avaient été sacrées en 2020, près du record de cinq femmes en 2009, la domination masculine reste encore fréquente car les travaux récompensés par un Nobel sont souvent vieux de plusieurs décennies. Il y avait eu en 2019 pour un palmarès avec une seule femme et en 2017 et 2016 aucune lauréate.
Le Nobel de médecine a sacré les Américains David Julius et Ardem Patapoutian pour leurs découvertes sur la façon dont le système nerveux transmet la température et le toucher.
Leurs recherches ont permis de comprendre « comment la chaleur, le froid et la force mécanique peuvent initier les impulsions nerveuses qui nous permettent de percevoir et de nous adapter au monde », selon le jury Nobel.
Les travaux des deux physiologistes servent aujourd'hui à des recherches pour de nombreux traitements, notamment contre les douleurs chroniques.
Le prix de physique est allé pour la première fois à deux experts du climat, l'Allemand Klaus Hasselman et l'Américano-Japonais Syukuro Manabe, ainsi qu'au théoricien italien Giorgio Parisi.
Le comité Nobel a récompensé les travaux fondateurs de Manabe sur l'effet de serre dans les années 1960, par lesquels il a montré que les niveaux de CO2 dans l'atmosphère correspondaient à la hausse des températures terrestres.
Hasselman a, lui, été primé au côté de Manabe pour être parvenu à établir des modèles climatiques fiables malgré les grandes variations météorologiques.
Parisi a été récompensé séparément pour ses recherches sur les phénomènes d'apparence aléatoire à l'échelle de l'infiniment petit ayant conduit à « la découverte de l'interaction du désordre et des fluctuations dans les systèmes physiques de l'échelle atomique à planétaire ».
Le prix de chimie est revenu à un duo, l'Allemand Benjamin List et l'Américano-Britannique David MacMillan, deux pionniers d'un nouveau type de catalyseurs.
Les lauréats ont été récompensés pour avoir indépendamment l'un de l'autre mis au point en 2000 la catalyse asymétrique (ou « organocatalyse ») aujourd'hui utilisés dans la recherche pharmaceutique mais aussi l'industrie, avec une efficacité et un impact écologique remarquables.
Le romancier Abdulrazak Gurnah, né à Zanzibar mais exilé au Royaume-Uni depuis un demi-siècle, a été récompensé par le Nobel de littérature.
L'écrivain a obtenu le plus prestigieux des prix littéraire pour son récit « empathique et sans compromis des effets du colonialisme et le destin des réfugiés pris entre les cultures et les continents », a expliqué le jury.
Au coeur de son oeuvre, l'on retrouve les thèmes de l'immigration et de la colonisation et la manière dont ils façonnent l'identité.
Il est le premier auteur d'origine africaine à recevoir la plus prestigieuse des récompenses littéraires depuis le Sud-Africain J.M. Coetzee en 2003.
Le prix Nobel de la paix a récompensé deux journalistes d'investigation, la Philippine Maria Ressa et le Russe Dmitri Mouratov, pour « leur combat courageux pour la liberté d'expression ».
M. Mouratov est rédacteur en chef du journal Novaïa Gazeta dont il est un des cofondateurs, une des rares voix encore indépendantes en Russie où toute dissidence se heurte désormais à une féroce répression.
Maria Ressa, qui a également la nationalité américaine, a cofondé en 2012 la plateforme numérique de journalisme d'investigation Rappler, un média qui a braqué les projecteurs sur les violences liées à la campagne antidrogue lancée par le président philippin Rodrigo Duterte.
Le prix d'économie, est allé à trois spécialistes de l'économie expérimentale et empirique, l'Américano-Canadien David Card, l'Américano-Israélien Joshua Angrist et l'Américano-Néerlandais Guido Imbens.
David Card a notamment analysé les effets du salaire minimum, de l'immigration et de l'éducation sur le marché du travail grâce à des « expériences naturelles ». Les résultats de ses recherches ont notamment montré que l'augmentation du salaire minimum n'entraîne pas nécessairement une diminution des emplois.
Les travaux de Joshua Angrist et Guido Imbens ont, au milieu des années 1990, permis de tirer des conclusions solides sur les liens de causes à effet. Ils ont par exemple pu conclure qu'une année supplémentaire d'étude faisait augmenter en moyenne le salaire de 9%.


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