Vaccin anti-covid: les dernières révélations de Khalid Ait Taleb    Dématérialisation/TGR : Un nouveau service à partir du 1er novembre    Le Conseil Supérieur des Oulémas rejette et dénonce toute forme d'atteinte à la sacralité des religions, à leur tête les Prophètes    Soutiens sans réserves au Plan d'autonomie au Sahara devant la IVème commission de l'ONU    Le Maroc, un important marché pour Emirates    Arménie et Azerbaïdjan s'engagent à nouveau sur une trêve à Washington    Lee Kun-hee, l'ermite de l'empire Samsung    Afrique de l'Ouest : Difficile quête de paix dans un contexte de Covid-19    Présidentielle US : Trump se moque de Biden (vidéo)    Orpheline de Ronaldo, la Juve concède un nouveau nul    Le message du Premier secrétaire adressé à l'ensemble des Ittihadies et Ittihadis    Le Festival Nipponia 'Ki, un pont culturel entre le Maroc et le Japon    Hamid Bentahar, président du CRT Marrakech-Safi : « Il est primordial d'accélérer l'ouverture des lignes aériennes »    Coupe de la CAF: Le Souverain félicite la Renaissance de Berkane    Le rachat des activités de Bombardier au Maroc enfin officialisé    Evolution du Coronavirus au Maroc : 2264 nouveaux cas, 199.745 au total, lundi 26 octobre à 18 heures    Port du masque : Plus de 624.000 contrevenants arrêtés entre 25 juillet et 23 octobre    Le MAE tchadien tacle le polisario depuis Rabat    Mehdi Qotbi : « De nouveaux musées ouvriront prochainement »    Cinéma. Le Festival Al Gouna rend hommage à said Tahgmaoui    Maroc-Egypte: le suspense continue    La CAF et l'ICSS signent un accord de coopération    Redressement progressif des échanges commerciaux    Nabil Benabdallah: «Le gouvernement est en déphasage par rapport aux orientations royales»    Stigmatisation de l'Islam en France : La riposte s'organise    Après Casablanca, cinq villes placées sous haute surveillance    Les folies d'Erdogan    Policy Center for the New South : « La Démondialisation », thème de la 9éme édition des Dialogues Stratégiques    Maroc/Eswatini : l'industrie et la santé au cœur de deux accords    Marrakech accueille l'emblématique peinture, la Joconde    Réédition du roman «Le dernier combat du captain Ni'mat» de Mohamed Leftah    Imane Robelin couronnée par «Les Lorientales 2020»    Que le livre et la lecture triomphent!    Testé positif au Covid-19, Ronaldinho donne de ses nouvelles    Pas de processus politique avec les provocateurs, les gangs ou les bandits    Espagne. Un tableau de Picasso reproduit par Najat El Baz    La RSB renaît de ses cendres    Transfert : Hicham Al Aroui débarque à l'OCS    Volleyball : Bouchra Hajij élue présidente de la Confédération africaine    Ils ne sont forts que de nos faiblesses...    Top Performer RSE : Maroc Telecom maintient sa présence    Textile : Les perspectives post-Covid décryptées par l'IMIS    L'humidité réduirait la contamination au coronavirus [Etude]    Vaccin contre la grippe au Maroc : de longues listes d'attente chez les pharmacies!    Intervention de la brigade antigang dans la banlieue de Casablanca    Aérien : Oman Air rembourse les billets impactés par la Covid-19 au Maroc    Caricatures du Prophète : le Maroc réagit « vigoureusement »    France: le Conseil scientifique annonce des prévisions pessimistes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Souss/Agriculture : Les ouvriers face à l'injustice
Publié dans Albayane le 29 - 10 - 2010

Il est bien évident que la capitale du Souss, outre son potentiel touristique, renferme également, dans ses périphéries, une forte activité agricole, notamment une expansion export des agrumes, primeurs et légume, avec une importante utilisation des technologies les plus poussées dans le domaine. Sur des étendues vastes, des opérateurs économiques aussi bien nationaux qu'étrangers impriment à la région un gigantesque mouvement agricole, tout en contribuant substantiellement au déficit inquiétant des ressources hydriques, en particulier au niveau des nappes phréatiques dont les forages atteignent des profondeurs épouvantables.
Il est bien vraie que l'instance régionale s'est lancée dans une opération d'envergure inhérente à la station de dessalement des eaux de mer, dans la province de Chtouka Ait Baha, mise en oeuvre dans le cadre de l'ébauche partenariale multipartite. Cependant, il faut bien dire que la problématique de l'eau constitue un spectre perpétuel dans une zone dont l'aridité et la désertification sont des facteurs intrinsèques. Si l'économie agricole connaît des prouesses notoires en termes de revenues et d'essor tant régional que national, cette activité florissante révèle, toutefois, des limites criardes sur le plan social et humain, du fait de l'exclusion et l'exploitation abominable dont sont victimes les ouvrières et les ouvriers dans le périmètre du Souss, à Chtouka Ait Baha et Taroudant, plus spécialement. En effet, la classe laborieuse dans ces régions souffre le martyre avec des propriétaires féodaux qui ignorent les plus élémentaires de leurs droits les plus légitimes, sans que les autorités locales ni les administrations concernées, notamment l'inspection de travail ne pipent mot.
Dans ce sens, les exemples ne manquent pas et pullulent, en fait, dans les multiples sociétés et groupes agricoles de la région. Il faut souligner que les organisations syndicales, notamment celles relevant de l'Union Marocaine de Travail (UMT) déploient une lutte farouche contre toutes les formes de paupérisation et d'étouffement qu'exerce le patronat avec la complicité de leurs protégés. Nombre de groupes agricoles ne respectent pas, en effet, leurs engagements sociaux et leur administration respective mène une campagne farouche contre les syndicalistes.
Les accords conclus avec les responsables syndicaux ne sont toujours pas appliqués par les diverses sociétés, aussi bien nationales qu'étrangères, notamment:
1- La régularisation de la prime d'ancienneté et des heures supplémentaires par effet rétroactif depuis l'entrée en vigueur du code du travail.
2- La régularisation de la situation des ouvriers vis-à-vis de la CNSS depuis le début de leur activité.
3- L'attribution de la prime de scolarisation à tous les ouvriers et ouvrières.
4- L'application du code du travail en matière de la protection des ouvriers et la création de services médicaux.
5- L'application du code du travail en matière de la protection de la maternité et la création de garderies pour les enfants de salariés travaillant dans l'entreprise.
Il est bien clair que le développement du secteur agricole passe inéluctablement par la promotion des ressources humaines à travers le respect des engagements et la préservation des droits.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.