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Point de vue : Les discriminations festivalières
Publié dans Albayane le 23 - 12 - 2010

Le phénomène des festivals au Maroc prend de plus en plus de l'ampleur. Outre les grands rendez-vous de la période estivale qui drainent des flots humains, dans la liesse et l'engouement, d'autres événements thématiques meublent le paysage culturel et artistique dans maintes villes du royaume. Un festival comme Timitar à Agadir ou encore Mawazine à Rabat entre autres, qui attirent des masses gigantesques, consomment des sommes colossales, pompées des fonds des contribuables et des sponsors de gros calibres. Souvent des personnalités richissimes et influentes, tel Aziz Akhnouch sont les artisans de ces concerts grandioses qui crèvent l'écran, de par les stars mondiales proposées et les moyens logistiques mis à contribution.
En face de ces manifestations de haut calibre, vivotent des activités qui ne manquent guère d'importance et d'utilité. Pour la majeure partie de festivals ponctuels, des militants bénévoles trouvent toutes les peines du monde pour joindre les deux bouts d'une action théâtrale dont le budget global ne dépasse point quelques dizaines de milliers de centimes. Un patelin reculé comme Erfoud dont les fils du terroir remuent monts et mers pour arrondir le montant des frais de la tenue annuelle de leur festival de théâtre en est, en fait, une belle illustration.
Et pourtant, ces éditions de l'art dramatique qui constitue une bouffée d'oxygène pour de nombreux jeunes avides de ce genre de rencontres conviviales. A Meknès, le théâtre maghrébin qui s'incruste au fil des ans, la rencontre également est des plus amicales avec des communautés des cinq pays du grand Maghreb, traduisant ainsi la proximité et l'interaction des peuples, chose que les clivages géopolitiques n'ont pu approcher entre régimes respectifs comme il se doit. En dépit de la noblesse de ces rencontres maghrébines, au-delà des dimensions créatives qu'elle recèlent, les organisateurs de cette manifestation de haute notoriété, notamment Banouchane et Bakacem, endurent le calvaire pour abriter, chaque année, ce festival de qualité. Alors que dans la même ville ismaïlienne, se tient un autre festival national de théâtre qui, lui, est entouré de tous les égards, puisque l'Etat est directement impliqué. Il y a lieu de déplorer cette attitude « deux poids, deux mesures », car d'une part, on met le paquet pour des manifestations onéreuses qui engloutissent des dizaines de millions de dirhams, pour la simple raison que, derrière, il se trouve des barons de l'argent et de l'influence, alors que d'autres combattants de l'art et la culture qui enfantent des merveilles, souffrent le martyr afin s'acquitter de leurs diverses dépenses. Une controverse déplorable qui suscite des sentiments de frustration et d'injustice. Il est donc judicieux de procéder à des répartitions de fonds équitables en direction de toutes les compétences culturelles et artistiques, sans exclusion ni restriction, car les « petits » festivals que boudent les autorités et les institutions publiques et privées, pour des calculs réducteurs, sont souvent plus adaptés aux attentes du grand public, en termes de civisme et d'éclosion humaine.


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