Le débrayage observé hier mercredi à l'échelle nationale dans le secteur de la fonction publique a été couronné de succès. Les estimations syndicales annoncent un taux de participation de l'ordre de 80% avec toutefois des variations sectorielles. De même, le sit-in a connu la mobilisation de plus de 1000 manifestants. La grève nationale ainsi que le sit-in organisés hier mercredi, à l'appel de l'UMT, ont réussi. Les grévistes, qui déploraient le non sérieux du gouvernement dans la gestion du dossier du dialogue social, ont massivement répondu au mouvement de protestation. Des secteurs ont été plus touchés que d'autres par le débrayage avec un taux de participation de près de 80%. Il s'agit bien de l'enseignement, des collectivités locales, de l'agriculture, des pêches maritimes et du Plan. Les autres secteurs publics ont affiché des niveaux de participation variables allant de 50% à 80%. En attendant le prochain débrayage prévu au début de mars prochain (à moins qu'il y ait une réaction de la part du ministère de la modernisation des secteurs publics ou de la Primature), les syndicats réclament de vraies négociations sectorielles telles que stipulé par la législation du travail. La politique de deux poids deux mesures doit être totalement bannie au même titre que cette attitude dite irresponsable du gouvernement dans le traitement de certains dossiers, souligne une source syndicale. Et d'ajouter que le bilan des différents rounds du dialogue social reste maigre (à part la suppression des échelles 1 à 4) et entachée de beaucoup de contre-vérités. Après une quasi-paralysie de l'activité de la fonction publique, les choses ont repris leur cours normal, aujourd'hui, exception faite des enseignants et employés de l'enseignement supérieur. Le syndicat de l'enseignement a décrété deux jours de grève.