Club Med et Madaëf investissent plus de 274 millions de dirhams en projets touristiques    Le PLF 2021 propose la création de près de 21.000 nouveaux postes    Météo: le temps prévu ce mardi au Maroc    Coopération sécuritaire: Rabat et Washington affichent leur volonté commune de renforcer leur partenariat stratégique    3ème session CAFRAD : Formation des élites de demain    Africa Security Forum : L'adéquation difficile entre climat, sécurité et population    Bilan quotidien: 2.117 nouveaux cas, dont 651 à Casa-Settat    PLF2021 : Voici l'intégralité des mesures approuvées en Conseil de gouvernement [Document]    Colonisation de Mars – Elon Musk a déjà la date    Luis Arce, vainqueur de la présidentielle en Bolivie    Un Raja à bout de souffle surpris par le Zamalek    Coup dur pour Liverpool    Stage des U20 à Maâmoura    L'Australie assène une claque au Polisario devant l'ONU    Installation des membres de la Commission régionale des droits de l'Homme dans l'Oriental    Interpellation de quatre individus à Dakhla    Agadir : Un premier groupe de touristes britanniques    Expulsion de 231 étrangers fichés pour radicalisation à caractère terroriste    El Otmani: « Des négociations en cours avec trois nouvelles sociétés pour un vaccin »    Examens de la 1ère année Bac: avis aux candidats qui s'étaient absentés    Usine de PSA au Maroc : Barid Al-Maghrib passe commande de 225 Citroën Ami    La Tunisienne des Arts et des Lettres    «Relégation logique, politique et sport ne vont pas de pair»    Casablanca: le Barcelo Anfa organise son premier Afterwork post-covid !    La campagne dans les Etats-clés se tend davantage    Kirghizistan: Démission du président Sooronbay Jeenbekov    Coronavirus : Badr Hari testé positif    El Arabi signe un magnifique hat-trick !    Couvre-feu, cafés, commerces…le gouvernement prolonge les mesures à Casablanca    Mettre en place une véritable culture du don    Tannane voit rouge !    Langages du Sud se penche sur le rôle du sport dans l'éducation et la citoyenneté    Amina Agueznay, Joana Choumali et Ghizlane Sahli explorent le Jardin en soi    Les artistes de la halqa: les oubliés!    Scandale. Adil Rami va-t-il balancer les sextapes tournées avec Pamela Anderson ?    Alerte météo: fortes rafales de vent attendues au Maroc    Pêche. Le Brexit rapproche le Maroc et l'UE    Le Financial Times accorde une place importante à Tanger-Med    Notre jeunesse s'entre-tue…    Privé de revenus importants, Maroc Telecom s'adapte à la crise (Résultat)    France: le gouvernement annonce un plan d'action contre la radicalisation    La chanteuse Najat Atabou surprend ses fans (PHOTO)    Saeb Erekat hospitalisé à Jérusalem    Festival d'El Gouna. « Mica » d'Ismail Ferroukhi sélectionné en compétition officielle    USFP. Le grand fleuve déborde à Marrakech    2021 l'année de tous les télescopages    Google célèbre le 110ème anniversaire de Farid Al Atrach    Demi-finale de la Ligue des Champions / Raja-Zamalek (0-1) : L'arbitrage injustement décisif !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Secteur de l'agriculture à Agadir : Les ouvriers du Souss face à l'injustice
Publié dans Albayane le 20 - 05 - 2011

Il est bien évident que la capitale du Souss renferme également, dans ses environs, une forte activité agricole, notamment une expansion export des agrumes, primeurs et légumes, avec une importante utilisation des technologies les plus sophistiquées dans le domaine.
Sur des étendues vastes, des opérateurs économiques aussi bien nationaux qu'étrangers impriment à la région un gigantesque labeur tout en contribuant substantiellement au déficit astronomique des ressources hydrique, en particulier au niveau des ressources hydriques relatives à la nappe phréatique dont les forages atteignent des profondeurs épouvantables. Si cette économie connaît des prouesses notoires en termes de revenues et d'essor tant régional que national, cette activité florissante révèle, toutefois, des limites affreuses sur le plan social et humain, du fait de l'exclusion et l'exploitation abominable dont sont victimes les ouvrières et les ouvriers des différentes zones agricoles du périmètre soussi, à Chtouka Ait Baha et Taroudan, plus spécialement.
En effet, la classe laborieuse dans ces régions souffre le martyre avec des propriétaires féodaux qui ignorent les plus élémentaires de leurs droits les plus légitimes, sans que les autorités locales ni les administrations concernées, notamment l'inspection de travail ne pipe mot. Dans ce sens, les exemples ne manquent pas et pullulent, en fait, dans les multiples sociétés et groupes agricoles de la région. Il faut souligner que les organisations syndicales, notamment celles relevant de l'Union Marocaine de Travail (UMT) déploient une lutte farouche contre toutes les formes de paupérisation et d'étouffement qu'exerce le patronat avec la complicité de leurs protégés.
La majorité des sociétés agricoles, en particulier étrangères mène une campagne sans merci contre les syndicalistes pour contrecarrer la dynamique syndicale et dissuader les entrains des ouvriers vers le respect du travail, la dignité et l'amélioration des conditions de vie
En effet, plusieurs ouvrières et ouvriers responsables des syndicats sont exposés continuellement au licenciement pur et simple, au su et au vu des autorités locales et des décideurs de l'inspection de travail.
En plus, les accords entre direction et syndicat ne sont pas toujours conclus par les sociétés agricoles, notamment:
1- La régularisation de la prime d'ancienneté et des heures supplémentaires par effet rétroactif depuis l'entrée en vigueur du code du travail.
2- La régularisation de la situation des ouvriers vis-à-vis de la CNSS depuis le début de leur activité au sein du groupe.
3- L'attribution de la prime de scolarisation a tous les ouvriers et ouvrière de la société tel que cela a été convenu avec l'administration du groupe, la fin de la campagne précédente.
4- L'application du code du travail en matière de la protection des ouvriers et la création de services médicaux.
5- L'application du code du travail en matière de la protection de la maternité et la création de garderies pour les enfants de salariés travaillant dans l'entreprise.
La masse ouvrière ne fait que protester, donc, contre la politique anti-sociale et antisyndicale de l'administration et tient à défendre fermement ses droits usurpés.
Le dialogue social engagé durant les campagnes agricoles sont souvent rompus; les représentants de l'administration engagent une lutte enragée contre les syndicalistes.
Les réunions du dialogue qui sont exigées par la loi n'ont jamais lieu. Ainsi plusieurs dizaines d'ouvrières n'ont toujours pas repris leur travail et rejoint leurs postes, après leurs congés annuels, malgré leurs anciennetés, pour motifs de leur appartenance syndicale.
D'autres syndicalistes sont licenciés pour des raisons non valables. Face à cette situation, le syndicat des ouvriers ont l'habitude de tenir plusieurs mouvements. Les syndicalistes exigent le respect de la dignité des ouvriers et le respect du droit syndical au sein des fermes des unités de conditionnement, et l'ouverture d'un dialogue sur les problèmes posés.
Il est bien clair que le développement du secteur agricole passe inéluctablement par la promotion des ressources humaines à travers le respect des engagements et la préservation des droits.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.