Le Kenya a annoncé depuis sa capitale, Nairobi, son appui explicite à l'initiative d'autonomie proposée par le Maroc comme solution au différend autour du Sahara, dans un geste qui illustre une adhésion croissante, au niveau régional, au sérieux et au réalisme de la proposition marocaine. Cette prise de position s'inscrit dans une dynamique diplomatique soutenue menée par Rabat, qui a su convaincre un nombre grandissant de pays de la nécessité d'adopter des solutions pragmatiques, loin des approches traditionnelles restées figées pendant des décennies. L'initiative marocaine, fondée sur l'octroi de larges prérogatives dans le cadre de la souveraineté nationale, bénéficie désormais d'un appui de plus en plus marqué en tant que base crédible, applicable et en phase avec les impératifs de stabilité. Le choix de Nairobi ne relève pas du hasard. Il traduit une évolution notable des équilibres d'appréciation en Afrique de l'Est, où le Kenya constitue un acteur politique et économique de premier plan. Ce soutien est de nature à consolider la position du Maroc sur le continent et à inciter d'autres Etats à reconsidérer leurs positions en faveur d'une solution réaliste. Sur le plan concret, cette annonce coïncide avec une accélération significative de la coopération bilatérale. Plusieurs accords ont été signés dans des secteurs stratégiques, sous l'égide du ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et de son homologue kényan, illustrant l'articulation étroite entre les positions politiques et les intérêts économiques communs. Cette approche confirme que Rabat ne se limite pas à mobiliser un soutien diplomatique, mais veille également à le traduire en partenariats de développement tangibles. Par ailleurs, la position kényane s'inscrit dans la tendance générale au sein des Nations unies, qui prône une solution politique réaliste, pragmatique et mutuellement acceptable. Ce contexte confère à l'initiative marocaine un élan supplémentaire et renforce sa crédibilité en tant qu'option sérieuse sur la scène internationale. Ce développement constitue un nouvel indicateur du succès du Maroc dans la reconfiguration de son environnement diplomatique en Afrique, à travers une vision fondée sur le réalisme et la complémentarité. Ainsi, la question du Sahara tend progressivement à évoluer d'un dossier de conflit vers un levier de construction de partenariats stratégiques, favorisant la stabilité et ouvrant des perspectives de développement partagé à l'échelle du continent.