Covid-19 au Maroc : 153 nouvelles infections et aucun décès ce samedi    Compteur Coronavirus : les nouveaux cas continuent leur augmentation, 153 contaminations en 24h    Amélioration de l'école publique : le ministère de l'Education lance un formulaire pour recueillir les avis des citoyens    Le Maroc récolte les fruits d'une riche expérience institutionnelle des Rois de la Dynastie Alaouite    RDC : au moins 1.284 cas suspects de variole du singe signalés depuis le début de l'année    La guerre en Ukraine sur fond de crise énergétique internationale, par Yassine Gamal    Températures prévues pour le dimanche 22 mai 2022    Tempête en Allemagne: un mort et près de 60 blessés    Yasmina Sbihi : «Les figures féminines de la sainteté sont des modèles de leadership» [Interview]    Les supporters de l'OCK interdits de déplacement à Casablanca    Bourse de Casablanca : Une nouvelle semaine dans le rouge    Guerre en Ukraine : Joe Biden valide l'envoi de 40 milliards de dollars d'aide à Kiev    Boxe: Khadija El Mardi sacrée à Istanbul vice-championne du monde des poids lourds    Variole du singe : pas de raisons de s'inquiéter selon Tayeb Hamdi    Nostalgie : Hassan Sefrioui, un grand dirigeant sportif de Tanger    LaLiga : Dénouement dans les courses à l'Europe et au maintien    Photos. Le Maroc et la France unis dans un exercice militaire aérien    Le Directeur Général de l'ONEE explore de nouvelles possibilités de financement avec la Suisse    L'Ambassade du Maroc au Sénégal réfute les allégations de l'ambassadeur palestinien à Dakar    Melilla a enregistré une secousse de magnitude 4    INTELAKA : 44 695 crédits accordés depuis le début du programme    Voici la date de l'Aid Al Adha 2022 au Maroc    Première édition de "Safi Investor Day" : la cité portuaire en émergence    Région de Casablanca: les prix des légumes ce samedi    Quand Rico Verhoeven danse sur du Chaâbi (VIDEO)    SM le Roi félicite le club de la renaissance sportive de Berkane suite à sa consécration à la coupe de la CAF-2022    Bono vainqueur du trophé Zamora    Le DG de l'ADM Anouar Benazzouz prend la présidence de la fédération routière internationale    France : grève au Quai d'Orsay le 2 juin contre les réformes qui décapitent le corps diplomatique    Nabila Mounib peut désormais accéder au parlement    ONU : engagement renouvelé aux objectifs du Pacte de Marrakech sur les migrations    Casablanca. Interdite d'accès en classe à cause d'une jupe: du nouveau dans l'affaire    Région de Khémisset: trois enfants meurent noyés    Maroc-Espagne: Plus de 2 600 véhicules ont déjà franchi les frontières    Dérives verbales de l'ambassadeur palestinien à Dakar : Hassan Naciri remet les pendules à l'heure    Etude : Vivre à proximité d'un feu de forêt augmente les risques de cancer    PSG où Real Madrid ? Mbappé se prononcera ce week-end    France : voici les 27 ministres du nouveau gouvernement Macron    Justice : réactivation de l'accord de jumelage maroco-belge    Le Maroc fait don d'un laboratoire de langues à l'Académie diplomatique en Mauritanie    Le Maroc appuie l'élargissement de la Convention contre la torture    Voici la météo pour ce samedi 10 mai 2022    Paris : Spectacle solidaire de D'jal le 29 mai au profit de l'association keepSmiling    Décès de l'acteur égyptien Samir Sabry à l'âge de 85 ans    L'icône de Jil Jilala, Hajja Sakina Safadi, n'est plus    Gnaoua Festival Tour dévoile sa programmation    Madrid : Présentation du 26e Festival de Fès des musiques sacrées du monde    Le projet de loi n° 66.19 sur le droit d'auteur adopté à la Chambre des conseillers    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Éditorial : Mensonge ravageur
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 16 - 03 - 2004

Dévastateurs effets nés des attentats terroristes qui ont frappé Madrid le jeudi 11 mars. Pour s'être rendu coupable d'un mensonge d'État en défendant la thèse de l'implication de l'organisation séparatiste ETA dans ces événements tragiques alors que la piste intégriste était la plus crédible, le gouvernement sortant dirigé par José Maria Aznar a provoqué dimanche 14 mars un vote-sanction des électeurs.
Dévastateurs effets nés des attentats terroristes qui ont frappé Madrid le jeudi 11 mars. Pour s'être rendu coupable d'un mensonge d'État en défendant la thèse de l'implication de l'organisation séparatiste ETA dans ces événements tragiques alors que la piste intégriste était la plus crédible, le gouvernement sortant dirigé par José Maria Aznar a provoqué dimanche 14 mars un vote-sanction des électeurs. Résultat : la victoire du PP qui était assurée avant ces attentats se transforma en cuisante défaite. Cruel retournement de situation. En tentant de mentir sur les vrais commanditaires des attentats, le gouvernement sortant a voulu éviter que les Espagnols fassent le lien entre la tragédie de Madrid et le soutien de José Maria Aznar à la guerre américano-britannique en Irak. Peine perdue. En reportant la victoire électorale sur le PSOE, le peuple espagnol a fait preuve d'une grande maturité. Plus qu'une défaite électorale, c'est un camouflet politique. Celui qui était à deux doigts de sortir par la grande porte après qu'il aurait installé son dauphin Mariano Rajoy au Palais de la Moncloa pour un troisième mandat du Parti Populaire (PP) doit s'en vouloir terriblement. Les projets de José Maria Aznar furent contrariés à la dernière minute et de triste manière.
Son bilan de 8 ans de gouvernement se termine sur le plus grand désastre de l'Histoire du pays depuis 50 ans. L'ex-président de l'Exécutif espagnol a payé très cher ses erreurs en matière de politique extérieure. L'échec inattendu de son parti est d'abord le sien. On ne gouverne pas impunément contre la volonté des citoyens et contre l'avis de ses partenaires. C'est la principale leçon de ce scrutin législatif.
Le Maroc a souffert, notamment pendant son second mandat (2000-2004) de l'arrogance de José Maria Aznar. De provocation en agression, de déclarations hostiles en attitudes inamicales, celui-ci n'a pas vraiment respecté le pacte de bon voisinage de l'Espagne avec le Royaume. Soutien des adversaires de la marocanité du Sahara, accusation du Maroc de fermer l'œil sur l'émigration clandestine en direction de l'Espagne…
Le point d'orgue de ce comportement d'un autre âge aura été l'invasion en juillet 2002 de l'îlot marocain de Leïla par l'armée espagnole. Une déclaration de guerre qui a mis en émoi le peuple et les dirigeants marocains. Jamais les relations maroco-espagnoles n'ont connu une crise aussi aiguë que sous l'époque du Parti Populaire de José Maria Aznar alors que les deux pays pouvaient travailler ensemble pour une mise à plat de tous les contentieux restés en suspens en vue de donner une véritable chance à un partenariat équitable dans différents domaines.
Successeur de José Maria Aznar à la tête du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, chef du Parti socialiste ouvrier espagnol (Psoe), dirige depuis juillet 2000 une formation réputée pour sa bonne entente avec le Maroc, à commencer par l'USFP de Mohamed El Yazghi. Le Royaume est appelé à son tour à être en phase avec le changement politique intervenu à Madrid. Désormais, il s'agit de part et d'autre de reconstruire les rapports bilatéraux sur de nouvelles bases et réussir là où l'équipe espagnole précédente a péché par sa suffisance et son arrogance.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.